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Medieval II : Total War (PC)

Ses trahisons familiales, ses épidémies, ses disputes frontalières, ses guerres de religions, ses interminables conflits qui embrasaient toute l’Europe et même au-delà… Le Moyen-Âge, il vaut mieux l’avoir en jeu.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Gestion
Sortie : 10/11/2006
Multijoueurs : Oui, 8 joueurs
Internet : Oui
Local : Oui

Éditeur : SEGA
Développeur : Creative Assembly
Langues : Francais

S’il s’agit là de votre première rencontre avec Total War, sachez que cette vénérable série s’impose comme une référence du genre Gestion/Stratégie. Aussi, bien que les tacticiens puissent s’amuser avec des batailles historiques ou des escarmouches personnalisables (21 nations, 3 continents…), seuls les joueurs appréciant les deux aspects pourront profiter de la campagne.

On ne s’est pas déjà croisés ?

Le cadre est celui des croisades et votre objectif, partant d’une des sept grandes nations européennes de l’époque (Angleterre, France, Espagne, etc.), sera de conquérir un nombre défini de territoires, dont Jérusalem. Un long chemin qui sera parsemé de missions ponctuelles, proposées aléatoirement (blocus, trêves, accords, etc.).

Fort de son expérience sur Rome : Total War, The Creative Assembly propose une partie gestion particulièrement poussée, difficile à résumer en quelques lignes (oui, mon métier est un calvaire).

Au four, au moulin et au champ

A partir d’une carte globale, vous devrez superviser différents éléments. D’abord les membres de votre famille royale qui vieilliront, se marieront, enfanteront ou adopteront. Chacun possède un caractère et des compétences uniques qui se développeront et auront un impact sur le champ de bataille ou dans les villes. A vous de bien les utiliser. Ensuite, les métropoles que vous devrez développer. Orientées vers le commerce (cités) ou la guerre (forteresses), elles peuvent accueillir un nombre hallucinant de structures : casernes, forgerons, marchés, ports (et flottes), cultures agricoles, bordels, fortifications, routes, bâtiments municipaux, églises, guildes en tout genre… Le but est de dégager suffisamment de ressources pour, à chaque tour (les saisons), pouvoir financer son armée, mais aussi assurer la stabilité du royaume (sur la base de critères comme la sécurité, le mécontentement ou la dévotion religieuse). Enfin, les relations extérieures qui, via émissaires et princesses, consistent à nouer différentes alliances, histoire de sécuriser temporairement un front pour mieux envahir l’autre.

Boucherie organisée

Devancées par les espions et les assassins, vos armées enchaîneront les batailles et les sièges de régions, dont la résolution peut être automatique ou manuelle. Les combats, bien que reprenant le classique triptyque lancier/cavalier/archer (avec de très nombreuses digressions), s’avèrent vraiment jouissifs.

Des tonnes d’unités à l’écran, des terrains aux topographies radicalement différentes, des charges de cavaleries explosives, des nuages de projectiles, des armes de siège dévastatrices, des combats sur les remparts et dans les rues des villes, la prise en compte des positions, du moral, de la couverture… le pied intégral pour les amateurs du genre.

Néanmoins, on déplore une intelligence artificielle (IA) parfois stupide et quelques incohérences (un moral optimum pour un régiment se faisant décimer à distance ?) qui ternissent le sentiment d’immersion. De même, si la partie gestion, malgré sa grande richesse, ne submerge pas le joueur, l’interface se révèle bien mal pensée, nous obligeant par exemple à jongler entre plusieurs écrans pour recouper des informations liées. A l’arrivée, sans être vraiment novateur ou parfait, Medieval II offre une expérience épique, d’une profondeur impressionnante qui fait honneur à la série et à l’époque.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Un peu familier et plombé par quelques défauts, Medieval II compense par une partie gestion particulièrement riche et des batailles spectaculaires extrêmement immersives. On aurait bien aimé de véritables batailles navales.

Graphisme :
La carte est assez jolie et les batailles offrent du grand spectacle. Plus que la qualité des effets visuels ou le niveau de détail des unités (déjà appréciable), c’est l’effet de masse qui ravit nos mirettes.

Animation :
Franchement passables sur la carte, les animations s’avèrent très réalistes sur le champ de bataille.

Son :
Les voix françaises sont plutôt sympas, chaque faction ayant son petit accent. Les bruitages sonnent de façon très crédible. Les musiques s’avèrent jolies mais discrètes.

Jouabilité :
La prise en main est irréprochable sur le champ de bataille. Par contre, l’interface de la carte est mal pensée. On jongle entre les tableaux, on cherche parfois ses espions, et l’impossibilité de pivoter la caméra rend certaines sélections difficiles.

Multijoueur :
Le Multi se focalise uniquement sur les batailles, avec des cartes très variées, de nombreuses factions et des objectifs diversifiés. De quoi y passer un moment.

Difficulté :
Même si l’IA n’est pas toujours irréprochable, elle se montre redoutable en combat. Vos talents de gestionnaire seront aussi mis à l’épreuve, cette fois par la délicatesse de l’équilibre financier à trouver, mais rien d’insurmontable.

Durée de vie :
Entre les possibilités du très long mode campagne, les batailles historiques, les escarmouches et le multi, on parle en centaines d’heures.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux plus de 16 ans
- Aux gestionnaires ET stratèges
- Aux joueurs patients

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Rome : Total War et les autres épisodes…

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Vidéos

Astuces

Codes

Ces codes doivent être entrés dans la console (touche « ù ») et il est essentiel de bien respecter les majuscules et minuscules pour les noms de villes ou de personnages. Ne pas mettre les guillemets autour des noms.



character_reset : permet à un personnage de se déplacer à nouveau pendant son tour (ne marche pas tout le temps).



add_population « ville » « quantité » : augmente la population d’une cité.



process_cq « ville » : toutes les constructions en préparation sont terminées.



add_money « quantité » : augmente vos réserves d’or.



toggle_fow : active ou désactive le brouillard de guerre sur la carte.



auto_win « attaquant/défenseur » : entrez ce code lorsque le parchemin de bataille apparaît, en faisant correspondre les noms aux rôles d’attaquant et défenseur, puis appuyez sur le bouton de résolution automatique.