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Lost Odyssey (Xbox 360)

La Xbox 360 venait à peine d’arriver sur le territoire français que Lost Odyssey, signé par de grands noms de la série Final Fantasy, était annoncé en exclusivité sur la "dame blanche" de Microsoft. De quoi mettre l’eau à la bouche d’une grande partie de la communauté de fans. Reste à savoir si le jeu a su être à la hauteur de sa réputation. Réponse.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 29/2/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : MICROSOFT
Développeur : Mistwalker
Langues : Francais

Kaim Argonar est un immortel. Lieutenant de l’armée de la république d’Uhra, il est l’unique survivant des sanglantes batailles des montagnes de Wohl, sur lesquelles une gigantesque météorite s’est écrasée.

Est-ce une bénédiction ? Une malédiction ?

Alors que des complots s’ourdissent de toutes parts, Kaim, réunissant un petit groupe d’immortels et de mortels, est bien décidé à ramener la paix sur un monde au seuil de la destruction. Tous très charismatiques, les personnages disposent d’une très bonne réalisation graphique, en particulier grâce au travail important qui a été fait sur leurs expressions. Malheureusement, il n’en est pas de même pour les décors. Peu détaillés, gâchés par un aliasing omniprésent, ils n’arrivent que très rarement à émerveiller. Heureusement, leur design, en particulier celui des villes, est très réussi, et c’est avec un réel plaisir qu’on parcourt les rues de ces cités très vastes et emplies de secrets à découvrir.

Classique, mais diablement efficace

Le système de combat, au tour par tour, est un modèle d’efficacité. Bien que très classique aux premiers abords, il regorge de petites subtilités tactiques : il faudra en effet bien réfléchir quant aux placements de vos personnages, et mettre les plus résistants en première ligne.

De même, l’ajout du système des anneaux, où il faudra faire preuve de synchronisation pour augmenter significativement les effets des attaques, donne une dynamique non négligeable aux affrontements.

Lorsque les héros sont équipés de ces fameux anneaux (leur conférant des aptitudes et autres magies), un cercle apparaît, tel un viseur, autour de l’ennemi et tout autour de l’écran et il faut relâcher la gâchette droite au moment même où ces deux anneaux se touchent : en cas de coup "bon" ou "parfait", des dégâts mais aussi des effets supplémentaires seront ajoutés aux attaques. Les immortels, outre le fait qu’ils aient perdu la mémoire, sont soumis à une limitation importante : ils ne peuvent apprendre de nouvelles compétences par eux même hors de la présence de mortels. Ces derniers, en augmentant leurs niveaux, débloquent naturellement de nouvelles techniques, que les immortels se presseront d’imiter lors des combats, avant de les acquérir pour de bon. Il reste également possible de créer de nouveaux objets grâce à la matière première ramassée pendant les phases d’exploration, renfermant des aptitudes à acquérir.

Les bleus et les boss

Le titre est très difficile et les novices auront de très grandes difficultés à donner une issue favorable aux nombreux combats aléatoires qui ponctueront leur progression. En effet, les créatures sont très résistantes, infligent des dégâts assez impressionnants, et les boss peuvent parfois paraître imbattables, balayant votre petite troupe en deux coups surpuissants. Il faut donc prendre le temps de se préparer, de s’équiper en fonction du type de créatures à affronter, et de booster les compétences de ses personnages. Les niveaux montent très lentement, et l’expérience apportée par la victoire en combat devient vite dérisoire si on s’attarde trop dans la même région.

De même, les énigmes, très bien pensées, peuvent donner énormément de fil à retordre. Heureusement que la carte, très similaire dans son concept à ce qui a été vu à la fin de Final Fantasy X, permet d’aller refaire le plein d’objets à la ville la plus proche.

Malgré un aspect graphique peu engageant et une difficulté parfois frustrante, Lost Odyssey est une franche réussite. Traduisant la maîtrise impressionnante de ces anciens de la série Final Fantasy, ce titre comblera les amateurs de RPG en leur proposant une histoire mature et originale ainsi qu’un système de combat très bien pensé. Occupé à réaliser les quêtes annexes et à découvrir les secrets sur le passé des immortels, les heures s’enchaînent à un rythme effréné, ne laissant aucune place à l’ennui. Et ça, c’est la marque des grands RPG, tout simplement.

Test réalisé par François Gaudoin.


Note globale :

Intérêt :
Jouer un immortel vieux de plus de mille ans a de quoi séduire d’emblée. Le fait que le héros soit amnésique a un air de déjà-vu, mais le sujet est parfaitement maîtrisé et accrocheur. Le scénario, très mature, est aux antipodes de ce qui s’est fait dernièrement sur console. Et ça fait du bien.

Graphisme :
Le design des personnages est globalement très réussi, de même que leurs expressions, criantes de réalisme. Les villes sont vastes et toutes plaisantes à visiter. Pourtant, l’aliasing est partout présent, le niveau de détail est loin d’être au top et les chutes de framerate sont parfois énervantes.

Animation :
Les mouvements lors des combats sont fluides et très dynamiques. Malheureusement, le syndrome dit du "manche à balai" a atteint de plein fouet le pauvre Kaim, raide comme un piquet, et glissant littéralement sur le sol lorsqu’il court.

Son :
On reconnaît sans peine le travail de Nobuo Uematsu, le compositeur fétiche de la série des Final Fantasy, qui a une nouvelle fois signé des compositions de très grande qualité. Les doublages (en anglais ou en japonais) sont de très bonne facture.

Jouabilité :
Que ce soit lors des combats ou en exploration, il est très simple de s’y retrouver grâce à des menus à l’ergonomie très classique, qui ne surprendront pas les habitués du genre. Cependant, le système des anneaux lors des attaques au corps à corps est assez difficile à maîtriser au début.

Multijoueur : -
Jouable en solo uniquement.

Difficulté :
Il est certain que les joueurs les moins expérimentés éprouveront de nombreuses difficultés, et ce dès les premières minutes du jeu. Il faut énormément se préparer avant d’entamer une nouvelle campagne. Les niveaux des personnages n’augmentent que très lentement, il faut donc prendre son temps et être très patient pour avancer dans le jeu. Un vrai challenge !

Durée de vie :
Avec une difficulté aussi élevée, il faut bien entendu passer énormément de temps à augmenter les statistiques de ses personnages. On atteint très vite les 50 heures de jeu, chiffre auquel on peut aisément ajouter 20 heures, si on désire réaliser avec succès les nombreuses quêtes annexes.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 16 ans et plus
- A ceux qui aiment les combats au tour par tour
- Aux joueurs adeptes du "leveling"

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Blue Dragon
- Eternal Sonata
- Final Fantasy XII sur PS2

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