LittleBigPlanet 2 (PlayStation 3)
Avec son univers naïf, ses adorables Sackboys, son hilarant mode coopératif et son puissant éditeur, LBP nous avait littéralement enchanté à sortie. Mais après 3 millions de niveaux conçus par une communauté fidèle, que reste-t-il à faire aux développeurs ?
Test
Note globale :
Genre : Plate-forme
Sortie : 19/1/2011
Multijoueurs : Oui, 4 joueurs
Internet : Oui
Éditeur : SONY
Développeur : Media Molecule
Langues : Francais
Eh bien pas mal de choses, si l’on se fie à la campagne solo qui fait une fois encore office de "jeu témoin" démontrant les nouvelles possibilités de l’incroyable éditeur de niveau (peut-il encore se contenter de cette appellation ?) élaboré par Media Molecule.
Petit mais costaud
Au programme, un grappin extensible, un lance-gâteaux, diverses montures qui marchent, sautent, roulent ou volent, tirent toute sorte projectile, un canon à eau qui éteint les flammes se propageant et fait pousser les plantes, de la gravité variable, des hordes de minions qui vous suivent à la trace. Bien qu’un peu courte, la campagne très scénarisée impressionne par sa grande variété, chaque niveau apportant son lot de concepts, chaque zone Versus, une petite application amusante. LBP2 ne se montre pas forcément original mais c’est un plaisir de retrouver fondu en un seul jeu une myriade d’hommages aux classiques tels que Lemmings, Sonic, R-Type, Choplifter ou Bionic Commando. On regrette cependant que les univers traversés (bibliothèque, pâtisserie, usine, monde futuriste, forêt, décharge), malgré leur beauté, ne rivalisent pas avec le charme "continental" du premier opus.
Je souis oune artissste !
Toujours est-il que ce mode histoire remplit parfaitement son rôle, enflammant l’imagination créatrice du joueur avant de le métamorphoser, à travers une longue série de leçons, en concepteur. Plus on creuse et plus on réalise l’étendue phénoménale des possibilités offertes par LBP2. Parmi les nombreux apports, on retient surtout la possibilité d’attribuer des commandes spécifiques à un véhicule (au sens large du terme) et de basculer la caméra ce qui permet de complètement s’affranchir du genre plate-forme, initialement associé au jeu.Mais Media Molecule ne se limite pas aux mécaniques et donne de nouveaux outils aux apprentis créateurs pour peaufiner l’apparence de leur œuvre. Il est ainsi possible de composer ses propres musiques, d’élaborer des animations spécifiques pour réaliser ses propres cinématiques ou de choisir l’apparence du HUD. Ces nouvelles possibilités, combinées et compatibles avec celles du premier jeu, confèrent à LBP2 une profondeur vertigineuse.
Le jeu aux deux visages
Alors forcément, après tant d’éloges, le 5 étoiles se profile à l’horizon sauf que certaines erreurs, tolérables dans un premier opus auréolé d’originalité, deviennent irritantes dans une suite, surtout lorsque cela a trait au gameplay. Une fois encore, les Sackboys souffrent de cette inertie un peu excessive qui rend les sauts imprécis, de collisions parfois étranges. Rien de vraiment rédhibitoire mais, dans un jeu où l’on meurt déjà régulièrement, que ce soit parce que l’on découvre de nouveaux dangers ou à cause de passages difficiles, on se passerait volontiers de cette approximation. Du coup, si vous ne pratiquez LBP2 qu’en tant que joueur, sachez que ces petits désagréments justifient la perte d’une étoile, alors que les créateurs y verront là un chef-d’œuvre aussi incontournable que le précédent.Test réalisé par Frédéric Dufresne.
Note globale :
Intérêt :
Si Media Molecule n’a pas ménagé ses efforts pour perfectionner son puissant éditeur, cela s’est un peu fait au détriment du jeu qui conserve une maniabilité approximative et des niveaux esthétiquement un peu moins attachant. N’empêche que la richesse du gameplay et le potentiel créatif du jeu demeurent hallucinants.
Réalisation :
Les Sackboys sont toujours aussi attachants et les environnements globalement magnifiques avec d’excellents morceaux de musique ainsi qu’une VF de qualité. Reste que les thématiques des niveaux ne possèdent pas le charme du précédent épisode avec sa visite des continents.
Prise en main :
La prise en main, côté joueur, est très simple. Cela dit, on note pas mal de petites approximations, surtout à cause de l’inertie prononcée des Sackboys. Coté création, c’est très accessible considérant la puissance des outils, mais sachez qu’il faut réellement s’impliquer pour construire quelque chose d’intéressant et de jouable.
Durée de vie :
La campagne est un peu courte mais entre les 3 millions de niveaux déjà disponibles et ceux à venir, les zones coopératives, les minijeux versus, vous êtes loin d’en voir le bout.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 7 ans
- Aux amateurs de jeux de plate-forme pas trop exigeant
- A ceux qui aiment jouer à plusieurs
- A tous les développeurs en herbe
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