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Infinite Undiscovery (Xbox 360)

Même s’ils ne paient pas énormément au Japon, les efforts de Microsoft pour proposer des jeux de rôle nippons font le bonheur des fans occidentaux du genre. Reste que les titres sont loin de faire l’unanimité et celui-ci n’échappe pas à la règle.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 5/9/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : KOCH MEDIA
Développeur : par tri-Ace
Langues : Anglais

Une lune arrimée à sa planète par d’énormes chaînes, des royaumes assaillis par de redoutables monstres, une population divisée en castes sectaires… C’est un univers intriguant que Tri-Ace nous invite à découvrir à travers Capell, un musicien couard qui a le malheur de ressembler comme deux gouttes d’eau au seigneur Sigmund, le Libérateur…

Et hop, sans le tour par tour !

Sous ce scénario, relativement prenant malgré une narration lourde en clichés, se dissimule un successeur spirituel de Star Ocean. On y retrouve en effet le même gameplay en temps réel, si atypique dans les RPG nippons. Un peu comme dans un beat’em all, vous explorez des zones et attaquez les monstres à vue. Pas d’écran de chargement, d’ordres, ni de temps de réflexion : on dégaine l’épée et on charge. Deux boutons permettent de sortir des combos aux effets spécifiques et des attaques spéciales (sélectionnées parmi celles que l’on débloque). Même l’ouverture de l’inventaire n’interrompt pas l’action, ce qui le rend quasi-inutilisable en bataille. Heureusement, vous n’êtes pas seul.

Plus on est de fous…

Pas moins de 18 personnages rejoindront votre équipe et trois d’entre eux vous accompagneront sur le terrain. Ils agissent automatiquement selon la tactique que vous avez définie (libre, économie de magie, focalisation, etc.) et se débrouillent plutôt bien.

On peut cependant se "connecter" à l’un d’entre eux pour lui ordonner d’utiliser une attaque spécifique. Le résultat s’avère particulièrement dynamique et assez spectaculaire, mais au détriment de la profondeur tactique.

Tri-Ace compense en proposant des situations étonnamment variées : escorter des civils, démolir une porte à l’aide de balistes, atteindre un point d’arrivée en un temps limité, jouer de la flûte pour révéler des ennemis invisibles, se battre en plein raz-de-marée (mieux vaut se planquer quand une déferlante arrive)… Il faut aussi parfois résoudre des petits casses têtes (miroirs à aligner, labyrinthe, etc.). D’une manière générale, Infinite Undiscovery se montre bien plus riche que les RPG japonais classiques.

Du rab rabougri

Le problème, c’est que l’aventure est particulièrement courte et que les développeurs, conscients de la chose, recourent à tous les subterfuges pour rallonger la sauce.

L’artisanat, qui permet de fabriquer armes, armures, charmes, plats et autres objets, s’avère plutôt sympathique. Le fait de débloquer les quêtes secondaires selon le personnage qui vous accompagne en ville, beaucoup moins.

Ratisser chaque cité avec chaque personnage s’avère hyper fastidieux, les missions annexes (de basiques jeux de piste en général) sans grand intérêt et, en l’absence de téléporteur, les nombreux allers-retours se font à pied. Néanmoins, on peut zapper cet aspect. Ce n’est malheureusement pas le cas de la difficulté, qui virent parfois (sur le DVD 2) au ridicule, lorsque les sauvegardes ne sont pas placées avant les boss balaises, mais plutôt 15-20 minutes (de combats) en amont. Forcément, cela accroît la durée de vie, mais la frustration aussi. Comme en plus, le jeu intégralement en anglais (voix et textes) souffre d’une mauvaise synchronisation et qu’à quelques exceptions près, les environnements déçoivent, difficile de vraiment s’emballer. Reste un univers original et des combats défoulant qui suffiront à certains.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Malgré le plaisir que l’on prend dans ses combats et la découverte de son monde atypique, Infinite Undiscovery déçoit. Réalisation inégale, narration dénuée de subtilité et surtout des subterfuges frustrants qui tentent en vain de compenser la faible durée de vie. On attendait mieux.

Graphisme :
Les personnages bénéficient d’une modélisation et d’un design réussis. Les effets visuels lors de combat rendent aussi très bien malgré le chaos. Par contre, les environnements sont pauvres, répétitifs et manquent un peu d’identité. Les synchronisations labiales sont ridicules.

Animation :
Les mouvements des personnages et des créatures sont très crédibles. L’animation demeure solide, même lorsque 12 de vos héros se retrouvent à l’écran face à des ennemis.

Son :
Les musiques sont belles, bien que discrètes, et les bruitages corrects. Les voix anglaises sont potable mais surjouées (en adéquation avec la cinématique). Par contre, on se lasse rapidement d’entendre les persos hurler systématiquement les attaques qu’ils lancent.

Jouabilité :
Les combats sont défoulant et dynamiques, mais manquent clairement de profondeur tactique, y compris face aux boss. Néanmoins, il faut reconnaître que le jeu regorge de bonnes idées (objectifs, puzzles, etc.) qui apportent beaucoup.

Multijoueur : -
Pas de mode multijoueur.

Difficulté :
Les combats offrent généralement un challenge intéressant, mais la disposition des sauvegardes à partir du dernier tiers du jeu ruine l’expérience. Enchaîner les deux derniers boss risque d’en énerver plus d’un.

Durée de vie :
En temps comptabilisé, environ 20 heures suffisent à voir le bout de l’aventure. Si l’on compte les longues sections à recommencer et la totalité des quêtes annexes, vous pouvez presque doubler ce temps. Même dans ce cas, cela reste un peu court pour un RPG.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- aux joueurs de plus de 16 ans
- aux habitués des titres Tri-Ace
- aux bilingues anglais

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Star Ocean sur PS2, nettement meilleur.

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