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God Hand (PlayStation 2)

Si les effets secondaires de la marijuana ou de l’ecstasy sont bien connus, il semblerait que l’on ait fortement négligé le delirium tremens qu’engendre la fumette de trèfle. La preuve avec la dernière production de Clover (trèfle en anglais).

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Beat'em all
Sortie : 15/2/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : ELECTRONIC ARTS
Développeur : Capcom
Langues : Francais

A l’heure des titres consensuels qui se veulent accessibles à tous, God Hand fait figure de marginal. Véritable ode aux beat’em all "old school", le jeu vous propose une distribution incessante de mandales, et le premier contact s’avère… rugueux.

Interdit aux petits bras

Rugueux pour deux raisons. La première tient à la réalisation, brut de décoffrage. Entre les textures pauvres et répétitives, le clipping hallucinant ou les déplacements façon Benny Hill, difficile de ne pas être déçu. Seules les animations de combat et l’environnement sonore assez délirant sortent du lot.

La seconde raison est relative à la difficulté, excessivement relevée. Attendez vous à vous prendre des raclées à répétition, d’abord faute d’instructions, ensuite parce que la difficulté s’élève encore si vous jouez bien. God Hand est un titre élitiste qui ne supporte pas la médiocrité, mais heureusement, récompense l’excellence.

Hatatatatatatatatata

Gene, le héro au look ravageur, débute son périple avec un nombre limité d’attaques, mais ses performances au combat, ses sauvetages d’innocentes victimes et quelques activités annexes (défis, casino, arène) lui permettront d’acheter de nouveaux coups. Il vous incombera de les attribuer aux commandes de votre choix (frappe isolée, combo). Il existe plus d’une centaine de coups à la puissance et aux effets bien définis : pied, poing, rapide, lent, droite, gauche, double, avec charge, qui repousse l’adversaire, le fait tomber, brise sa garde ou le projette dans les airs (l’exposant à quelques jongles). On prend un réel plaisir à construire des enchaînements adaptés aux différents adversaires ayant des aptitudes variées (résistance à certains coups, poseur de bombes, démons, lanceur de couteaux, etc.).

A cela s’ajoutent la Roulette, des super coups dévastateurs que vous ne pouvez utiliser qu’un nombre limité de fois, le fameux pouvoir du God Hand, démultipliant provisoirement la vitesse de frappe, et surtout les coups contextuels. Ces derniers permettent de contrer des prises et d’en placer : Souplex, torsion des vertèbres, séries démentielles de coups de genoux, de pieds, de poings, de fessées… du grand délire.

Ils ont fumé la moquette

Et c’est là l’autre point fort du jeu : son ambiance complètement déjantée, mélange improbable de Ken le Survivant, On l’appelle Trinita, Priscilla Folle du désert, le tout saupoudré de démons débonnaires. Les allusions et le second degré fusent : entre les travelos punks, les nains qui vous chargent bras écartés en faisant l’avion, les clowns, les maîtresses sados au fouet ou les catcheurs mexicains armés d’une batte de baseball, ça n’arrête pas. Et de notre coté, on enquille les coups de pied dans les burnes, les baffes magistrales qui font voler les adversaires à l’horizon, les fessés, les coups de poutre en métal… Un festival.

Difficile de crier au génie vu les énormes défauts du titre, mais les fans de baston les plus endurants trouveront en God Hand un exutoire des plus jouissifs ainsi qu’un challenge à la fois relevé et motivant.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
God Hand s’adresse un public très ciblé, qui saura faire fi des très nombreux défauts du titre pour profiter de ses deux qualités majeures : son système de combat et son ambiance délirante. Le jeu reste cependant en deçà des canons du genre.

Graphisme :
Les environnements sont pauvres, basiques, et le clipping est simplement hallucinant. Les personnages s’avèrent plus réussis avec des designs assez sympas.

Animation :
A l’exception des déplacements, les animations (de combat donc) sont particulièrement bien rendues et mises en valeur.

Son :
Les musiques complètement décalées collent étrangement à l’action et les bruitages, bien que simples, demeurent efficaces.

Jouabilité :
Le jeu n’est pas évident à prendre en main, mais une fois maîtrisé, il permet de pleinement profiter de la grande richesse du système de combat. Reste que la caméra, trop proche du perso, nuit à la lisibilité de l’action.

Multijoueur : -
Personne pour vous aider.

Difficulté :
Le challenge est vraiment très relevé (augmentant ou diminuant selon vos performances) mais sans pour autant devenir frustrant. On parvient à surmonter les pires difficultés en restant concentré et en jouant intelligemment. Les sauvegardes sont heureusement régulières.

Durée de vie :
Le jeu s’annonce long, pas forcément en terme de contenu, mais en terme de temps nécessaire pour franchir les niveaux.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux fans de Ken le Survivant, Jojo, Riki-Oh et autres mangas de baston percutante
- Aux nostalgiques des beat’em all difficiles

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Devil May Cry 3
- Urban Reign
- Ninja Gaiden

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Vidéos

Astuces

Conseils généraux

Bien que cela soit contraignant, faites l’effort de repartir d’une sauvegarde à chaque défaite. Lorsque vous passez un niveau entier (après avoir affronté un boss) sans avoir utilisé l’option « Réessayer », vous obtenez un bonus de 50 000 dollars.



Assurez-vous d’attribuer un casse-garde à un coup unique et facile à déclencher (croix ou triangle) de façon à pouvoir l’utiliser dès que l’ennemi se met en défense. Vous pourrez ensuite placer un enchaînement complet qui assommera l’adversaire, vous permettant d’utiliser une attaque contextuelle (cercle).



Dans le cadre de votre enchaînement principal, évitez de placer des coups qui font tomber l’adversaire, le propulse dans les airs ou le repousse, car lorsque vous déclenchez le God Hand, ces coups particuliers imposeront un temps mort. Si vous vous contentez de coups normaux (rapides ou puissants), vous pourrez placez un combo dévastateurs sans interruption pendant toute la durée du God Hand.



Gérez le niveau de difficulté. Selon vos performances au combat et l’utilisation de la provocation (L2), vous pourrez en mode Normal, faire évoluer le niveau du challenge de 1 à 4 (Dead). Selon le niveau, les adversaires abattus rapportent plus ou moins d’argent en fin de niveau (100, 150, 200, 300). Néanmoins, les boss en niveau 4 peuvent vous donner énormément de fil à retordre. Dans ces situations, n’oubliez pas que la Roulette contient toujours le coup A Plat Ventre, qui n’inflige aucun dégât mais fait retomber l’indice de difficulté à 1.



Optimisez l’emploie des armes. Lancer une arme fait plus de dégâts que de s’en servir pour taper, mais vous ne pouvez la lancer qu’une fois, alors qu’il est possible d’enchaîner de nombreuses frappes. Tentez d’avoir le meilleur des deux mondes : lorsque vous frappez un adversaire, gardez à l’esprit le nombre de coups (approximatif) que vous pouvez donner et, avant que l’arme ne se brise, reculez-vous pour la lancer (croix).