Micromania

Final Fantasy XIII-2 (Xbox 360)

Déçu par la trop grande linéarité de Final Fantasy XIII ? Qu’à cela ne tienne, sa suite tente de corriger le tir, en gommant la plupart de ce que les fans de la saga lui reprochaient. Et elle y arrive étonnamment bien.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 3/2/2012

Éditeur : SQUARE ENIX
Développeur : Square Enix
Langues : Francais

Après les événements de Final Fantasy XIII, Ligthning se retrouve coincée dans un lieu appelé Valhalla, assaillie par le ténébreux Caius, bien décidé à lui faire la peau. Suite à l’apparition d’une distorsion temporelle dans le village de Néo-Bodum, sa sœur Serah, héroïne de cet opus, fait connaissance avec Noel. Ce dernier a rencontré Lightning, qui lui a confié une mission : voyager dans le temps pour changer le futur. Car là d’où vient Noel, 700 ans plus tard, il est le dernier être humain sur Terre (enfin sur Pulse). Cherchant absolument à retrouver sa sœur, Serah le suit. Bien rythmé, le scénario pourra en décourager certains au début. Il commence avec des tonnes de tirades de poseurs, pleines de jolis mots compliqués qui envoient de la poudre aux yeux pour ne rien dire. Mais il surprend très agréablement sur la fin, où il trouve plus de sens, surtout une fois le chapitre 5 entamé. Et puis le thème du voyage dans le temps reste toujours aussi efficace, une fois appliqué au RPG (ah, Chrono Trigger...). Surtout avec des cinématiques et des graphismes de ce niveau.

Enfin libre !

Serah et Noel partent donc à la recherche d’artefacts, indispensables pour ouvrir des portails spatio-temporels, qui permettent de se rendre à un lieu et une époque donnés. Concrètement, vous voyagez entre différentes cartes, généralement reprises partiellement du premier FFXIII, avec des versions qui varient selon les époques. On y trouve des monstres, mais aussi et surtout des PNJ, qui ont tout plein de trucs à dire. Enfin ! Les principaux artefacts s’obtiennent en corrigeant des anomalies temporelles (souvent des gros boss qu’on finit à coups de QTE) et/ou en résolvant des paradoxes, matérialisés par des puzzles. Finis les couloirs dirigistes de FFXIII et place à une trame plus éclatée. L’ordre narratif de certains chapitres est même laissé à la discrétion du joueur. S’ajoute à cela pas mal de quêtes subsidiaires, situées dans des instances spatio-temporelles facultatives. Des choix sont même proposés lors de dialogues. Rien à voir avec le précédent opus, les équipes de Square Enix ont répondu aux envies de liberté de leurs fans : un régal !

Monstres et compagnie

Les mécanismes de jeu ont été quelque peu revus. On retrouve quasiment le même système de combat que dans FFXIII, assez vif : jauge d’ATB, principe de choc, différents rôles (Attaquant, Ravageur, Saboteur, etc) et changements de stratégies (désormais sans aucune latence). Seuls Serah et Noel se battent, accompagnés d’un monstre (à la manière deDragon Quest V). Les deux humains peuvent endosser plusieurs rôles. Le joueur décide dans quelles fonctions, parmi les six, il souhaite répartir les points de compétences gagnés au combat, afin d’obtenir les capacités associées. On se focalisera généralement sur une activité principale, qui fait des dégâts, puis deux secondaires pour les défenses et les altérations d’état. Chaque monstre, en revanche, ne possède qu’un seul rôle prédéfini. Toutefois, il est possible d’alterner entre trois différentes bestioles au sein de ses formations. Leur capture et la possibilité de les fusionner entre eux rendent les mécanismes de construction d’équipe très intéressants. Plus libre, l’expérience FFXIII-2 s’avère donc bien meilleure que celle du controversé FFXIII. Ce n’est peut-être pas le meilleur Final Fantasy mais cela reste un RPG nippon diablement bien fichu dans l’absolu et un régal visuel de tous les instants.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-leyser.


Note globale :

Prise en main :
La maniabilité de FFXIII, un peu brusque lors des phases de déplacement et des mouvements de caméra, est de retour. On a un tout petit peu de mal à comprendre le principe des sauts dans le temps et de la gestion de monstres, au tout début, car le jeu à tendance à utiliser des mots compliqués pour expliquer des choses toutes simples en fait...

Réalisation :
Magnifique. Le grand spectacle est au rendez-vous et on en prend plein les mirettes. Le taux de rafraichissement d’images global reste un tout petit peu bas, mais il ne souffre pas de chutes abruptes. Les musiques, quant à elles, suivent l’évolution du scénario. La pop lounge à la guimauve et le metal cheap (quoique rigolo) laissent peu à peu la place à des morceaux orchestraux épiques, lyriques et renversants sur la fin. Une partie des thèmes sont repris de FFXIII, tels quels ou retravaillés.

Intérêt :
La qualité de l’histoire surprend au fil de l’aventure, même si les détracteurs des poseurs de japanim et des filles niaises aux cheveux roses auront de quoi alimenter leur verve, au début. Malgré un univers encore un peu creux, le scénario de FFXIII-2 fait preuve d’une belle montée en puissance. Plus libre dans sa construction, comme dans ses mécanismes, le titre recèle une bonne profondeur de jeu : une impressionnante remise en question. Avec un scénario moins long que l’épisode de la série-mère, FFXIII-2 vous occupera trente à quarante heures, en bouclant seulement les quêtes annexes les plus intéressantes. Comptez le double, voire plus, si vous souhaitez débloquer toutes les "fins paradoxales" et la fin secrète, qui demande de rassembler tous les artefacts du jeu.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 16 ans et plus.
- Aux déçus de FFXIII qui trouveront presque tout ce qui leur manquait ici.
- Aux amoureux de FFXIII, qui en retrouveront l’univers.
- Aux voyageurs du temps qui s’ignorent.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Final Fantasy XIII
- Chrono Trigger sur DS.
- Dragon Quest V sur DS.
- Kingdom Hearts Birth by Sleep sur PSP.

Images

Image 1 sur 20

Mettre cette image sur votre blog :

Vidéos