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Final Fantasy IV (DS)

A la manière du troisième opus il y a quelque temps, c’est désormais au tour de Final Fantasy IV de connaître les joies d’un remake 3D sur la portable de Nintendo.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 4/9/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : UBISOFT
Développeur : Square Enix
Langues : Francais

Sorti à l’origine en 1991 sur Super Nintendo au Japon, Final Fantasy IV n’est pas totalement inconnu en Europe puisqu’il a été disponible dans la compilation PlayStation : Final Fantasy Anthology. Cette version DS s’impose néanmoins comme la plus abouti tant du point de vue technique que des améliorations générales apportées à l’expérience de jeu.

Plus on est de fous…

Dans Final Fantasy IV, le joueur incarne Cecil, un chevalier noir du Royaume de Baron qui doit affronter le maléfique Golbez et l’empêcher d’acquérir de puissants cristaux susceptibles de nuire à l’harmonie du monde. Comme dans la plupart des jeux de rôles nippons, le joueur est à la tête d’un large panel de personnages aux compétences différentes mais complémentaires.

Différentes classes sont ainsi représentées allant du guerrier, au mage noir en passant par le paladin ou le barde. En revanche, il faut savoir que sur les dix héros qui composent son équipe, il ne peut en emporter que cinq en combat. A lui donc d’équilibrer au mieux son groupe pour en tirer la quintessence sur le terrain. Les mêlées elles-mêmes s’effectuent de manière aléatoire aussi bien sur la carte du monde qu’à l’intérieur des donjons.

L’épisode fondateur

Malgré sa réalisation rutilante, Final Fantasy IV n’en demeure pas moins un jeu à l’âge vénérable et il accuse des mécaniques efficaces mais néanmoins classiques pour le genre. L’aventure est donc très dirigiste et s’enchaîne selon la règle village/carte/donjon. Dans les villages, le joueur discute avec les habitants pour récolter des informations sur la suite des événements, vends et achète de l’équipement, se repose à l’auberge afin de remplir ses jauges de vie et de magie. La progression est linéaire et s’effectue sur un seul chemin, tandis que les quêtes annexes se font rares. Malgré ces éléments qui peuvent sembler rédhibitoires aujourd’hui, Final Fantasy IV est sans doute l’un des épisodes les plus importants de la série puisqu’il fut le premier a utiliser l’Active Time Battle (ATB). C’est une jauge affectée à chacun des personnages et qui se remplit progressivement au cours du combat. Lorsqu’elle est pleine, le personnage associé effectue l’action ordonnée par le joueur. La vitesse à laquelle se remplit l’ATB dépend d’un certain nombre de facteurs comme le nombre d’attaques subies, la modification de statuts, etc. L’ATB a été utilisé dans la majorité des épisodes suivants de la série (Final Fantasy V, VI, VII, VIII, IX, X, X-2).

Coup de jeune

En plus de l’aspect purement technique, Final Fantasy IV a subi d’autres changements comme l’ajout de dialogues parlés durant certaines séquences. Cela permet d’accentuer l’impact dramatique de ce qui fut l’un des premiers scénarios véritablement marquants du RPG japonais.

De même, le stylet de la DS autorise les joueurs qui le souhaitent à diriger leur personnage, tout comme il sert à déclencher l’invocation inédite de Rydia. Plutôt anecdotiques, ces ajouts ne changent pas fondamentalement la perception du jeu. Final Fantasy IV dans sa version DS conserve la difficulté de l’épisode original datant d’une époque où les jeux vidéo s’adressaient à une cible très particulière. Concrètement, cela implique une montée méticuleuse et obligatoire des statistiques dès le début du jeu quitte à écumer longuement certains coins riches en monstres.

C’est assurément contraignant pour les joueurs habitués à des titres plus souples, d’autant plus que le rythme général est assez lent. Cela étant précisé, Final Fantasy IV reste un titre fondamental pour qui s’intéresse au jeu vidéo japonais et il mérite largement le détour lorsqu’on aime le genre. Cette version DS lui offre assurément le plus beau des écrins.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Intérêt :
Il peut être très variable selon le joueur qui pratique le jeu. Il n’en reste pas moins que Final Fantasy IV est un titre qui fait date dans l’histoire tant par son système de combat (première incursion de l’ATB) que par son scénario.

Graphisme :
C’est le point fort de ce remake. La 3D est splendide, colorée et parfaitement adaptée à la DS, tout comme la modélisation sans faute des différents personnages.

Animation :
Rien à signaler, tout est parfaitement fluide, sans aucun accrocs.

Son :
Les superbes musiques de Nobuo Uematsu ont bénéficiée d’une petite réactualisation audio qui permet une redécouverte de cette bande sonore mythique.

Jouabilité :
Les déplacements au stylet sont intuitifs mais un peu mous, il est plus agréable de s’en tenir à la classique croix de direction.

Multijoueur :
Il a surtout le mérite d’exister mais se révèle totalement anecdotique et consiste à une sorte de Tamagotchi simplifié autour de l’invocation de Rydia.

Difficulté :
Pour un joueur néophyte à l’univers des RPG japonais, le jeu impose un rythme et une manière de jouer presque ascétique et des combats terriblement exigeants.

Durée de vie :
Sans être le plus long des jeux de rôle de l’histoire, il y a de quoi occuper un bon moment surtout que la difficulté des combats impose une fastidieuse montée en niveaux. Ce qui augmente d’autant plus la progression.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- A ceux qui aiment les RPG japonais à l’ancienne
- A ceux qui aiment l’univers Final Fantasy

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Final Fantasy III
- Etrian Odyssey

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