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F.E.A.R. 2 : Project Origin (PlayStation 3)

Libéré de l’imbroglio légal entourant la licence F.E.A.R., Project Origin voit enfin le jour sur nos machines. Reste à voir si bénéficier d’une gestation de quatre ans constitue un atout ou un handicap.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 13/2/2009
Multijoueurs : Oui, 16 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : WARNER BROS
Développeur : Monolith Productions
Langues : Francais

Alors que "Pointman" s'apprête à libérer l'étrange Alma, victime des sordides expériences d'Armacham Technology Corporation, une course contre la montre se joue à l'autre bout de la ville. Michael Becket et son unité tente d'appréhender la directrice d'ATC tandis que le conseil d'administration du conglomérat dépêche une force d'intervention pour éliminer celle qui pourrait révéler tous leurs sales petits secrets. La confrontation est aussi immédiate que brutale.

Plus ça change...

… plus c'est pareil, le dicton s'applique parfaitement à F.E.A.R. 2. Notre héros ne tarde pas à avoir de dérangeantes visions et, après quelques escarmouches, développe de super réflexes qui lui permettent de ralentir le temps pour mieux ajuster ses adversaires.

Comme précédemment, on affronte essentiellement des escouades de commandos, parfois équipés d’armures lourdes ou de camouflages. Heureusement, Monolith se fend de quelques nouveautés comme les "expériences ratées" qui rampent rapidement pour mieux vous sauter à la tête ou les marionnettistes qui manipulent les cadavres à distance, mais on regrette que leurs apparitions soient si rares.

L’arsenal, malgré quelques différences de forme, demeure assez familier sur le fond : pistolet mitrailleur, fusil d’assaut, fusil à pompe, sniper, lance-roquette, grenades en tout genre, laser, nail gun… banal mais plutôt solide. Mention spéciale pour l’arme énergétique générant un ectoplasme bleu et mou qui consume tout sur son passage.

C’était mieux avant

En théorie, le retour d’éléments présents dans F.E.A.R. devrait garantir à cette suite des scènes d’action épiques mais ce n’est pas exactement le cas. Etonnamment, l’intelligence artificielle, souvent citée comme référence dans le contexte du premier opus, semble avoir sacrifié quelques neurones sur l’autel du script (bien que les ennemis demeurent efficaces). De même, on se souvient des environnements se désagrégeant sous l’impact des balles et transformant un open space propret en véritable ruine. Ce n’est plus le cas. Du coup, les affrontements perdent en intensité. Cela devient plus classique, mais toujours fun et bien rythmé, avec l’ajout de phases en Exosquelette qui défoule énormément. Comme précédemment, F.E.A.R. se distingue surtout par son ambiance angoissante et son univers développé de façon intéressante à travers de nombreux mémos. L’atmosphère gore et glauque se retrouve bien sûr, Monolith ne lésinant ni sur les éclaboussures de sang, ni sur les cadavres mutilés, ni sur le démembrement au fusil à pompe. Par contre la mise en scène de l’épouvante sent le réchauffé : lumière vacillante, télékinésie, massacre entrevu au détour d’un couloir, apparition d’Alma (en version adulte)… des manifestations trop familières que l’on sait inoffensives et qui donc peinent à provoquer la peur (mais y parviennent parfois). Il faut dire aussi que Dead Space est passé par là.

Au ralenti

Par ailleurs, malgré quelques effets visuels parfois très réussis, la réalisation s’avère un cran en dessous des blockbusters actuels. L’environnement sonore demeure par contre au top, qu’il s’agisse des bruitages ou des compositions musicales oppressantes. Il faut bien se l’avouer, cette suite déçoit un peu, avant tout parce qu’elle stagne dans sa mise en scène et ne peut plus compter sur l’effet de surprise du premier opus. Néanmoins, l’action et l’atmosphère reprennent progressivement leurs droits, c’est avec plaisir que l’on s’enfonce toujours plus profondément dans les horribles secrets d’Armacham.

Note : cette version test (comme l’indique le discret logo présent sur les captures d’écran) ne permettait pas d’expérimenter le mode on-line.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Malgré des améliorations, des fusillades efficaces, un univers prenant et une ambiance très travaillée, Project Origin se révèle moins efficace que le premier F.E.A.R. Il offre une expérience certes immersive, mais un peu en retrait des grosses productions actuelles.

Réalisation :
Les personnages sont plutôt réussis et bien animés, mais les environnements s’avèrent inégaux. On apprécie surtout les effets visuels et l’incroyable ambiance sonore.

Prise en main :
La prise en main est globalement efficace car classique, mais on peine parfois un peu avec la gestion de l’arsenal.

Durée de vie :
La campagne s’étale sur 14 niveaux, soit une dizaine d’heures de jeu. C’est ensuite le multijoueur qui prend le relais mais nous n’avons malheureusement pas pu le tester.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de films d’horreur

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- F.E.A.R.

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