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EyePet (PlayStation 3)

Après une première incursion timide dans le monde de la réalité augmentée avec The Eye of Judgment, Sony revient à la charge avec EyePet. Dépoussiérez votre caméra et préparez-vous à accueillir un nouveau membre dans la famille.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Activités récréatives
Sortie : 23/10/2009
Multijoueurs : Non
Internet : Oui

Éditeur : SONY
Développeur : Sony Worldwide Studios
Langues : Francais

Nintendogs version EyeToy ! C’est le premier commentaire qui vient à l’esprit en voyant EyePet et il a le mérite de résumer justement le concept initial, même s’il se montre aussi réducteur.

Le Tamagotchi contre-attaque

Tout commence par une installation rapide guidée par un serviable professeur : déblayez le salon et ménagez un espace au pied de la télé qui deviendra le terrain de jeu de votre animal. Cette zone vide se retrouve alors sur la télé, filmée et surtout remplie par un gros œuf virtuel. Vous devez provoquer l’éclosion de votre EyePet par une série de petites manipulations qui pose les bases du gameplay, mais montre aussi ses limitations.

Il est plus question d’approximation que de précision et dès lors que votre petite créature libérée de sa coquille se met à joyeusement gambader, il apparaît que la profondeur de champ n’est intégrée que de façon superficielle puisqu’il est impossible de passer sa main devant elle. Cela dit, on peut s’accommoder de ces contraintes et le jeu s’avère globalement jouable (j’aimerais juste réussir à cueillir une fleur !).

Bête de concours

Bien sûr, on peut caresser ou pousser sa boule de poils, attirer son attention en grattant le sol, la faire sauter en agitant la main en l’air, mais difficile de faire un jeu sur des interactions aussi basiques. Sony se fend donc d’une série d’activités que l’on débloque progressivement (parfois en devant laisser s’écouler un jour) et qui offrent des possibilités variées. Il faut dire qu’un bout de carton reconnu par la caméra, peut se transformer selon les besoins du moment en verre à croquettes, savon, jet d’eau, trampoline, socle de boule de bowling, arrosoir… Il est aussi possible de scanner des dessins simples (voiture, avion, balle), qui prennent ensuite vie et servent dans le cadre d’épreuves. Du coup, on enchaîne toutes sortes de défis : prendre des photos de sa créature dans certaines postures, lui faire courir un 100m le plus rapidement possible, multiplier les sauts en hauteur, jouer au bowling, écraser des ballons, chanter, lancer des croquettes. Car il faut aussi s’assurer de répondre à ses besoins, la nourrir et la laver. Chaque succès s’accompagne d’une récompense sous forme de jouet, de matière pour les objets et plus généralement de vêtements assez délirants.

C’est qui le plus beau des Kikis ?

Globalement, EyePet propose donc des éléments communs à tous les jeux d’animaux familiers, mais deux choses font une grosse différence. D’abord, la créature en elle-même, sorte de Kiki (vous savez, la petite peluche simiesque) version féline, terriblement attachante. Ses animations d’un troublant réalisme se doublent d’un visage incroyablement expressif qui permet au joueur de déchiffrer toute une palette d’émotions. Ensuite, la caméra qui permet d’interagir, en partie, avec ses mains nues. Malgré les imperfections, le fait de pouvoir caresser l’animal ou de le voir réagir aux gestes que l’on exécute, crée un pont entre le réel et le virtuel. Un lien s’établit, vraiment unique et tangible. Il s’agit là d’une curiosité qui n’interpellera que momentanément un adulte, mais s’avère fascinante pour les plus jeunes. Sony parvient à faire d’EyePet une expérience émotionnelle forte qui préfigure de nouveaux sommets d’immersion que la Magic Wand ou Natal apporteront dans le futur. C’est aussi, plus simplement un jeu amusant et attachant malgré son imprécision.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Depuis Nintendogs, ce ne sont pas les jeux d’animaux familiers qui manquent, mais EyePet se distingue par son concept de réalité augmentée. La possibilité d’interagir "physiquement" avec cette créature aussi expressive qu’attachante charge l’expérience d’une émotion forte qui ravira les plus jeunes.

Réalisation :
C’est minimaliste, forcément, et l’on note parfois quelques bugs visuels avec les jouets, mais la créature est vraiment impressionnante.

Prise en main :
La prise en main est très naturelle, mais manque aussi de précision. Le jeu ne gère pas vraiment la profondeur de champ, oblige à jongler constamment entre la manette, la carte magique, du papier à dessin… Il est aussi frustrant d’avoir des pauses imposées, dans la progression.

Durée de vie :
EyePet fait partie de ces titres qui se pratiquent quotidiennement par petite dose, ce qui implique qu’il peut occuper un moment. Les défis, bien qu’assez nombreux, ne durent pas très longtemps et reposent sur des principes un brin répétitif à la longue.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans accompagnés d’une grande personne
- Aux joueurs de moins de 14 ans
- A celles et ceux qui avaient ou ont des peluches Kiki chez eux.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série Nintendogs
- La série Littlest Pet Shop

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