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Etrian Odyssey (DS)

Directement affilié à l’âge d’or du Dungeon RPG sur console, Etrian Odyssey rappelle beaucoup des titres comme Shining In The Darkness, Fushigi No Dungeon ou le récent Shiren sur DS. C’est donc un jeu incroyablement riche mais aussi très complexe qui s’adresse prioritairement aux joueurs familiers avec le genre. Les autres doivent se considérer avertis.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 6/6/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : NINTENDO
Développeur : Atlus
Langues : Francais

Développé par Atlus à qui l’on doit la géniale série Disgaea sur PlayStation 2, Etrian Odyssey est un pur Dungeon RPG sans aucune concession. L’ensemble du jeu se déroule autour d’un unique village et d’un seul donjon s’étalant sur trente étages. Si cela peut paraître léger au premier abord, il faut savoir qu’en raison d’un bestiaire effroyable et d’une montée en niveau très lente, la tâche est en réalité longue et ardue.

Voyage dans le temps

A un certain niveau Etrian Odyssey est une relique d’une époque où les jeux vidéo étaient envisagés d’une manière très différente. La mise en scène est minimale, quelques écrans fixes joliment colorés, une bande-son dans la tradition signée Yuzo Koshiro (Actraiser, Streets of Rage) et un gameplay classique à base de rencontres aléatoires et de combats contre des créatures retorses qui obligent à beaucoup de tactique et à la création d’une équipe homogène.

Savoir décider

Etrian Odyssey demande au joueur, en tant qu’aventurier, de nettoyer le labyrinthe d’Yggdrasil, un dangereux donjon.

Comme le dit le boutiquier en préambule au jeu, aucun autre explorateur n’est rentré vivant de son périple à Yggdrasil. L’intérêt du titre réside dans l’incroyable sensation de choix qu’il procure. Par exemple, découvrir des herbes dans le donjon incite le joueur à se demander s’il va les goûter pour déterminer leur effet ou va-t-il s’en débarrasser par crainte d’un empoisonnement ? Le jeu exige une prise de décision constante. Il est d’ailleurs largement recommandé de ne pas trop s’aventurer dans le donjon sans une préparation minutieuse.


Neuf classes de personnages sont accessibles dans Etrian Odyssey, mais seules les sept premières sont utilisables en début d’aventure. La première étape pour le joueur consiste à créer sa guilde qui peut accueillir jusqu’à trente individus mais seulement cinq sont sélectionnables pour former l’équipe. Il convient de former une équipe complémentaire, en sachant que seuls les personnages qui partent au combat gagnent des points d’expérience. Le joueur doit aussi répartir ces points difficilement gagnés à chaque membre de son équipe. Chaque classe possédant un panel de compétences à développer qui peuvent être aussi bien offensives, défensives, ou encore de soutien.

Une bonne équipe peut faire la différence

Comme dans Final Fantasy XII, les combats ne sont pas une source de revenus et du coup le joueur est obligé de revendre une grande partie des objets et items obtenus afin d’avoir de l’argent pour acheter des objets nécessaires à sa quête.

La progression dans le donjon s’articule de manière très posée : le joueur s’y rend et fait combattre son équipe puis revient assez rapidement pour sauvegarder à l’auberge de la ville d’Etria ou encore pour aller à l’hospice pour se soigner. En plus de combattre, il doit également cartographier les dédales du donjon d’Yggdrasil au moyen du stylet. Pour s’y retrouver lors des visites futures, il faut impérativement faire le plan des lieux. C’est l’une des fonctions les plus amusantes et les plus originales d’Etrian Odyssey.


Incroyablement exigeant et sans pitié pour les néophytes, mais aussi plein de bonnes idées, Etrian Odyssey reste un ravissement pour les fans de RPG orientés gestion et stratégie. Il nécessite cependant un engagement total de la part du joueur et en ce sens celui-ci doit être averti que le jeu peut lui procurer un plaisir extrême ou un profond dégoût selon son niveau de maîtrise d’un genre peu usité dans nos contrées.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Intérêt :
Le jeu est fantastique et terriblement exigeant, il saura tenir en haleine les spécialistes du genre.

Graphisme :
Atlus oblige, le design des personnages est une réussite totale, tout comme les écrans fixes en 2D. En revanche, les décors en simili 3D sont répétitifs.

Animation :
Tout est impeccablement fluide, rien à signaler.

Son :
Le mythique Yuzo Koshiro fait des merveilles avec sa bande-son très vieille école, mais on peut reprocher un certain manque de diversité dans les thèmes.

Jouabilité :
Aucun problème de prise en main, tout est incroyablement intuitif et le tracé de la carte au stylet est impeccable.

Multijoueur : -
Jouable en solo uniquement.

Difficulté :
Exigeant et nécessitant une gestion très pointue de l’équipement, le jeu ne fait aucun cadeau mais en revanche, il ne triche jamais non plus.

Durée de vie :
Long, difficile, le dernier bébé d’Atlus est capable de vous occuper tout l’été.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- A ceux qui aiment les Dungeon RPG
- A ceux qui aiment les RPG japonais

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Mystery Dungeon : Shiren The Wanderer
- Disgaea 2 : Cursed Memories sur PS2

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