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Dynasty Warriors 6 (PlayStation 3)

Après un rafraîchissant détour par la licence Gundam, Koei revient à sa série principale pour enfin délivrer un premier opus spécifique et exclusif aux nouvelles consoles. L’occasion d’une renaissance ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Beat'em all
Sortie : 7/3/2008
Multijoueurs : Oui, 2 joueurs

Éditeur : KOEI
Développeur : Omega
Langues : Francais

Certains jeux révèlent le gouffre culturel qu’il peut exister au sein du petit monde du jeu vidéo. Dynasty Warriors, qui se focalise sur la guerre des Trois Royaumes ayant embrassée la Chine médiévale, en fait assurément partie. Pleine d’illustres héros qui nous sont anonymes, de célèbres batailles qui nous sont inconnues, la série ne provoquera pas une grande résonance chez le joueur occidental moyen. Mais heureusement, le concept consistant à décalquer une douzaine d’adversaires d’un revers de lance provoque la même satisfaction à peu près partout dans le monde. Ca tombe bien, c’est le principe de la série depuis plus de 10 ans.

Frappe chirurgicale à la massue

Après avoir choisi votre avatar parmi une longue liste d’archétypes (gros bourrin, archère agile, beau héros, androgyne gracile…) possédant chacun ses caractéristiques et son arme, vous êtes lâché sur un vaste champ de bataille. Une multitude de soldats s’y affrontent sur plusieurs fronts et une carte tactique vous informe de la progression des évènements. La victoire ne s’acquiert pas en butant tout le monde, mais plutôt en portant vos efforts à l’endroit nécessaire.

Il faudra bien sûr trancher des centaines d’adversaires, mais surtout vous focaliser sur les gradés et les héros car leur mort entraîne souvent la déroute des soldats, vous permettant de sécuriser des places fortes.

La guerre, c’est facile

Les affrontements font dans le brut de décoffrage : un bouton de combo efficace contre les troupes de bases et un autre contre celles d’élites. Une première jauge permet de multiplier les dégâts tant que l’on enchaîne ses frappes (et redescend lentement en cas d’inactivité), une seconde de lancer une puissante attaque de zone pour faire le ménage. Enfin, on peut ramasser des livres servant à déclencher un sort spécifique. Ajoutez la possibilité de monter un canasson pour distribuer quelques taloches au "bas peuple" et vous aurez presque fait le tour des subtilités du système de combat. Une fois victorieux, on récupère quelques armes, on convertit ses points d’expériences pour renforcer son avatar et c’est réparti. Même s’il ne vole pas bien haut et montre vite ses limites, le concept a le mérite d’être défoulant… en théorie.

Old gen !

Car il existe un… flagrant décalage entre les aspirations et les capacités du studio. Les développeurs d’Omega Force ne sont pas à la hauteur. Vraiment. Par où commencer ? Par l’interface qui bouffe 50% de l’écran dès qu’un gus raconte sa vie (soit toutes les 5 secondes) en pleine bataille ? Par la caméra calamiteuse avec laquelle on se bat constamment et l’absence de ciblage ? Par l’angle de vue trop rapproché qui empêche de voir ce qu’il y a dans votre dos ? Par les alliés et les ennemis qui apparaissent de nulle part, juste devant vous (magique !) ? Par le clipping monstrueux des éléments du décor et des ombres ?

Par les graphismes basiques ? Par les chutes de framerate (ndr : taux de rafraîchissement d’images) ? Par l’intelligence artificielle (IA) débile qui envoie le VIP que vous devez protéger charger seul au milieu de 200 adversaires ?

L’once de plaisir (car elle existe), que procure ces séances de défoulement lobotomisant et l'excellente ambiance des champs de bataille, croulent sous les défauts. Jouer à Dynasty Warriors 6 relève du sacerdoce pour fan intégriste.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
S'il peut toujours compter sur un concept défoulant et des champs de batailles animés, ce nouveau Dynasty Warrior pêche par sa piètre réalisation et surtout ses défauts d’interface d'un autre âge qui rendent les affrontements confus. A 70 euros, en 2008, cela ne pardonne plus.

Graphisme :
Il y a du monde à l’écran, mais à quel prix ? Textures, objets et personnages sont d’une incroyable pauvreté et des "morceaux" de jeux (troupes, décors) apparaissent magiquement ! On se croirait revenu à l’ère PS2. Reste le design soigné des héros.

Animation :
Les animations des personnages ne sont pas mauvaises mais basiques et le framerate joue au yoyo, surtout sur PS3. Ne parlons même pas du mode 2 joueurs…

Son :
Les musiques sont "pêchues", les bruitages plutôt potables et les voix anglaises pas mauvaises. Rien d’exceptionnel cependant.

Jouabilité :
La prise en main est facile et l’action satisfaisante, mais la répétitivité s’installe vite. Le problème tient surtout à la myriade de défauts qui plombe complètement la lisibilité des évènements (interface, caméra) et leur déroulement (IA).

Multijoueur :
Toujours rien pour le on-line. Il y a bien un mode coopératif à 2 joueurs (campagne et missions) en écran partagé, mais l’alchimie ne prend plus.

Difficulté :
Les délires de l’IA, de la caméra et l’absence de points de contrôle (juste 3 sauvegardes que l’on fait quand on veut… en aveugle par rapport à la progression) peuvent rendre les choses délicates. Les combats sont plus ou moins faciles selon le personnage sélectionné.

Durée de vie :
Sur le papier, il y a de quoi faire avec 3 campagnes qui tiennent une bonne quinzaine d’heures, une quarantaine de personnages différents à optimiser, des missions libres, des défis, le mode coopération… mais il faut vraiment en vouloir.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de la série uniquement
- A ceux qui aiment ne pas réfléchir

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dynasty Warriors Gundam
- La série des Dynasty Warriors sur PlayStation 2.

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