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Divinity II : Ego Draconis (Xbox 360)

Un excellent Divine Divinity, un passable Beyond Divinity puis 5 longues années de quasi-silence avant de surgir juste devant le rouleau compresseur Dragon Age : Divinity II suit un chemin bien tortueux, mais mérite d’arriver jusqu’à vos machines.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 15/10/2009
Multijoueurs : Non

Éditeur : KOCH MEDIA
Développeur : DTP
Langues : Francais

Qu’un chasseur de dragon soit transformé en dragon relève d’une cruelle ironie. C’est pourtant ce qu’il vous arrive dans Divinity II. Un changement de perspective radical qui vous permet de découvrir l’histoire cachée du monde et d’identifier ceux qui dans l’ombre œuvrent à sa destruction, mais transforment aussi vos amis en ennemis féroces…

Prendre le temps de prendre son temps

Ego Draconis est un titre surprenant, qui n’hésite pas à prendre le risque de la lenteur, ne dévoilant ses atouts que de façon progressive. Il ressemble, durant ses longues prémisses, à un jeu de rôle relativement classique. Gain d’expérience, armes et armures à collecter, caractéristiques à développer, compétences à acquérir : tous les poncifs du genre répondent présents. Tout au plus note-t-on l’option originale (et coûteuse) de lire dans l’esprit des gens. La possibilité de piocher ses aptitudes parmi les 5 arborescences disponibles (mage, ranger, enchanteur, guerrier et draconis) permet en tout cas de se créer un héros sur mesure pour partir à l’aventure.

Le monde brille immédiatement par sa cohérence et sa réalisation immersive. Les environnements sont très vallonnés, favorisant des perspectives impressionnantes sur des monuments aux architectures très réussies. On peut entrer dans toutes les demeures ou visiter de vastes souterrains, discuter avec tous les habitants (plutôt bien doublés en français) et lire de nombreux ouvrages souvent amusants.

Les QCM des PNJ

Les quêtes ne tardent pas à s’accumuler et entre deux chasses aux gobelins, on se retrouve face à des situations un peu plus complexes qui nécessitent de prendre des décisions irrévocables, améliorant vos relations avec certains personnages et coupant court (littéralement) à d’autres. Car les combats sont bien sûr omniprésents, avec un système certes assez basique, mais néanmoins très dynamique. En gros, on frappe et on esquive comme dans un beat’em all simplifié, alors que les compétences s’utilisent à la façon d’un Diablo. Il en résulte des affrontements assez tactiques, qui nécessitent une pratique assidue du "hit & run" et une utilisation avisée de l’environnement pour se mettre à l’abris des projectiles. Divinity II sait aussi jouer la carte de la variété avec l’inclusion de puzzles, de pièges et même de phases de plateformes.

La tour du roi

Ce n’est qu’après quelques heures de ce régime que vous bénéficierez enfin d’un avant-goût des phases aériennes, transformé en un dragon agile capable d’incinérer ses ennemis. Idem pour la nécromancie permettant de se fabriquer un familier. Et il faudra encore lutter contre des hordes d’ennemis avant d’avoir la tour, votre tour. Celle où vous pouvez utiliser les herbes pour concocter des potions, les métaux et les pierres pour enchanter les objets, les corps pour fabriquer des créatures, l’argent pour vous entraîner et améliorer vos serviteurs qui se chargeront des basses besognes. Celle d’où, devenu un véritable chevalier dragon, vous lancerez vos offensives contre votre ennemi. Plus on progresse et plus Ego Draconis offre de possibilités, plus l’aventure prend d’ampleur pour atteindre des proportions épiques. Alors certes, tout n’est pas parfait. Les combats, notamment, s’avèrent relativement difficiles et il est fortement déconseillé de trop s’éparpiller dans les compétences ou d’abuser de la lecture d’esprit, qui coûte de l’XP impossible à récupérer car les monstres ne réapparaissent pas. Les informations de quêtes sont parfois un peu vagues sur le plan géographique et malgré une relative liberté d’exploration, le scénario demeure plus linéaire qu’un Risen. Mais fort de son univers riche, immersif et original, Divinity II mérite définitivement l’attention de tous les "rôlistes". Une entrée de choix en attendant le plat de résistance Dragon Age.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Difficile, exigeant, un peu dirigiste sur le fond, Divinity II offre cependant une aventure immersive qui sait se montrer très originale, variée, drôle et dépaysante. Le genre d’univers où il fait bon se perdre.

Réalisation :
Rien d’exceptionnel techniquement, mais un design réussi avec des ambiances marquées et un doublage convainquant (malgré quelques bruitages exagérés).

Prise en main :
Si les combats sont parfois un poil fouillis et que l’on aurait aimé plus de précision géographique sur les quêtes, la navigation reste aisée, les menus sont clairs, tout comme les effets des statistiques ou des items.

Durée de vie :
Sans jouer dans la catégorie d’un Oblivion, Divinity promet une durée de vie très correcte avec nombre de quêtes, de lieux à explorer et d’objet à collecter.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux amateurs de jeux de rôle originaux
- A ceux que la difficulté ne rebute pas

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Risen
- Gothic 3 sur PC.
- The Elder Scrolls IV : Oblivion

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