Dead Space (Xbox 360)
La Xbox 360 a de quoi satisfaire les amateurs de tous les genres de jeu, sauf peut-être les adeptes du grand frisson et des survival horror. Avec l’arrivée de Dead Space, ce vide est enfin comblé, et de quelle manière.
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 23/10/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non
Éditeur : ELECTRONIC ARTS
Développeur : EA Games
Langues : Francais
La peur. La solitude. Le sentiment de faiblesse et d’impuissance. Des sensations que tout survival horror digne de ce nom se doit d’offrir. Pour réussir ce pari, les "petits gars" d’Electronic Arts ont choisi un cadre qui n’est pas sans rappeler celui de Doom 3 : l’USG Ishimura, vaisseau spatial perdu au beau milieu de l’immensité de l’espace. Les occupants de ce dernier ne donnant plus signe de vie, une équipe est dépêchée sur place, parmi lesquels Isaac Clarke, ingénieur talentueux et… malchanceux, car ce qui l’attend n’a rien de paradisiaque.
Vise les jambes on t’a dit !
Après un atterrissage en catastrophe sur l’Ishimura, Isaac se retrouve rapidement séparé de ses compagnons d’infortune, après une première attaque vicieuse des Necromorphs, ces créatures hideuses et surpuissantes qui ont décimé l’équipage du vaisseau. Livré à lui-même, Isaac commence à arpenter les couloirs en observant l’horreur : du sang et des cadavres recouvrent une grande partie des murs, des messages inquiétants sont écrits ici et là…Premier constat : Dead Space prend aux tripes ! On avance pas à pas de peur de faire la même mauvaise rencontre que nos petits copains, et à peine a-t-on mis la main sur un flingue qu’un Necromorph nous saute sur le coin du museau.

Et là surprise : les balles dans la tête ne leur causent aucun dommage, la seule solution pour s’en débarrasser est en fait de leur couper les membres. Dead Space se démarque donc clairement de ses concurrents et le résultat est diaboliquement efficace : si un ennemi court un peu trop vite, une ou deux charges de plasma dans les jambes devraient le calmer, avant que vous ne l’acheviez en lui découpant les bras. En choisissant de ne pas opter pour la classique chasse au "headshot", on peut diversifier les façons d’éliminer un ennemi selon sa morphologie, et le résultat est jouissif quand on a la manette en main.
Dans l’espace, personne ne vous entendra crier
Notre jeu du jour se joue de la même façon qu’un Resident Evil 4. Et de la même manière que le jeu de Capcom, Dead Space alterne phases d’action et longs couloirs maculés de sang où l’on guette de façon stressée le moindre mouvement suspect. L’immersion dans l’aventure est fantastique de par des graphismes splendides, mais aussi grâce à une ambiance sonore extraordinaire. Les thèmes musicaux sont majestueux, les bruitages inquiétants au possible et les doublages (en français) de très bonne facture. Autre détail important qui participe à l’immersion : aucune jauge de santé ou de munitions à l’écran (la santé est symbolisée par une barre au dos de la combinaison de façon astucieuse et esthétique) et la consultation de son inventaire ou de la carte se fait en temps réel. Impossible donc de se refaire une santé en plein milieu d’un combat avec trois Necromorphs, les combats n’en sont que plus intenses.Resident Evil 5 a un sérieux challenger…
Dead Space n’hésite pas également à piocher quelques idées du côté de Bioshock, avec l’histoire qui se dévoile petit à petit par des messages audio, texte et vidéo disséminés un peu partout à bord du vaisseau et des 12 chapitres de l’aventure.Autre inspiration prise du côté du blockbuster de 2K Games : le tram, qui sert de lien entre les différents chapitres et auquel vous devez retourner systématiquement à la fin de chaque mission pour accéder à une autre partie du vaisseau. On fait pire comme référence, me direz-vous.
En fait, rares sont les défauts que l’on peut trouver à l’aventure "morbido-fantastique" qu’est Dead Space, si ce n’est le manque d’originalité de son scénario et quelques problèmes de caméra lors de l’affichage de la carte. Des petites erreurs de jeunesse que l’on pardonnera facilement à EA qui a fait de son coup d’essai un véritable coup de maître. A consommer sans modération jusqu’au mois de mars, en attendant la réponse de Capcom…
Test réalisé par Romain Mabil, le nouveau meilleur ami des Necromorphs.
Note globale :
Intérêt :
Dead Space est le premier survival horror digne ce nom sur consoles nouvelle génération. Avec une ambiance fantastique, des graphismes et une bande-son de haute volée, rarement l’immersion et la peur ont été aussi fortes dans un jeu vidéo. Toutefois, âmes sensibles s’abstenir, car le titre fait étalage d’une violence rare.
Graphisme :
Rarement l’horreur aura eu si beau visage. Les différentes compartiments de l’USC Ishimura sont à la fois variés et criants de réalisme, et les tâches de sang qui jonchent les murs ou le sol semblent encore fraîches. Et que dire des Necromorphs qui incarnent l’horreur à la perfection.
Animation :
Des animations aux petits oignons. Seule la démarche de notre cher Isaac en pleine course paraît parfois un peu étrange, mais le reste frôle la perfection.
Son :
L’ambiance sonore est extraordinaire. Que ce soit les musiques symphoniques d’excellente facture, ou les bruitages en tout genre qui vous font sursauter aux quatre coins du vaisseau, on y croit du début à la fin de l’aventure.
Jouabilité :
Isaac répond au doigt et à l’œil et la possibilité offerte de pouvoir upgrader ses armes et son armure comme dans un RPG ajoute à la richesse globale du gameplay. Autre gros point positif : aucune jauge de vie à l’écran et la consultation de la carte et de l’inventaire se font en temps réel : l’immersion du joueur dans l’enfer spatial n’en est que plus grande.
Multijoueur :
Pas de mode multijoueur.
Difficulté :
Dead Space n’est pas à mettre entre toutes les mains car même dans le mode de difficulté le moins élevé, certains passages sont difficilement franchissables du premier coup.
Durée de vie :
Avec 10 heures de jeu en Facile (comptez-en une petite quinzaine dans les autres modes de difficulté), Dead Space se situe bien au-dessus de la moyenne du genre.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 18 ans et plus
- A ceux qui ont le cœur bien accroché et qui n’ont pas peur de voir le sang gicler de partout
- A ceux qui attendent impatiemment Resident Evil 5
Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Alone in the Dark
- Bioshock, pour l’ambiance et l’immersion
- Resident Evil 4, sur Wii.
Vidéos
Astuces
Codes
Mettez le jeu en pause et entrez les manipulations suivantes pour obtenir le bonus voulu :+2 nodes : Y, X, X, X, Y.
+5 nodes : Y, X, Y, X, X, Y, X, X, Y, X, X, Y.
1000 crédits : X, X, X, Y, X.
2000 crédits : X, X, X, Y, Y.
5000 crédits : X, X, X, Y, X, Y.
10000 crédits : X, Y, Y, Y, X, X, Y.
Oxygène : X, X, Y, Y, Y.
Energie : X, Y, Y, X, Y.
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