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Dead Space (PlayStation 3)

Avec Dead Space, Electronic Arts créé une expérience dont on ne ressort pas indemne. Un survival horror digne des meilleures réalisations de SF.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 23/10/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : ELECTRONIC ARTS
Développeur : EA Games
Langues : Francais

L’infinité spatiale est un cadre parfaitement adapté à un récit fantastique. Elle est synonyme de claustrophobie et de solitude. En choisissant un tel lieu, Dead Space démontre qu’il maîtrise parfaitement les fondamentaux de l’horreur. Comme l’explique Stephen King dans Anatomie De l’Horreur : "l’horreur ne s’intéresse que très peu à notre monde civilisé, elle cherche un autre lieu, un point de pression phobique. Un bon récit d’horreur trouvera l’entrée secrète de la porte que vous pensiez être le seul à connaître". Dead Space ouvre cette porte en grand.

Le décor est posé

Dead Space se déroule dans un futur éloigné dans lequel les humains explorent l’univers à bord d’immenses vaisseaux pour trouver des ressources exploitables. L’USG Ishimura, l’un de ces vaisseaux exploreurs de monde, ne répond plus. Une équipe de sauvetage est donc envoyée sur les lieux, sur l’orbite d’une planète inconnue, pour reprendre contact. Le joueur incarne Isaac Clarke (nommé d’après les écrivains de science fiction Isaac Asimov et Arthur C. Clarke), un ingénieur qui doit réparer les communications.

Tout est fait pour que le joueur reste en permanence connecté à l’histoire. Les cinématiques sont dynamiques et on contrôle en permanence son avatar. Les développeurs sont ainsi en mesure de garantir une implication maximale.

La montée vers l’horreur

Dès la fin de l’introduction, tandis qu’il pénètre dans l’Ishimura, le joueur se sent en proie à une sourde angoisse comme la certitude que quelque chose n’est pas normal. Le titre adopte une vue à la troisième personne avec une focale de caméra qui renforce la profondeur de champ et renforce l’impression de force des ennemis : les fameux Necromorphes. Il s’agit en fait de l’équipage de l’Ishimura transformé en d’horribles créatures mutantes à cause d’un dangereux virus. Le combat adopte le principe du démembrement stratégique. Les Necromorphes ne peuvent pas être tués de manière traditionnelle, pour les mettre hors d’état il faut viser leurs membres au moyen des armes improvisées que trouve Isaac.

En plus d’être intenses, la nécessité de démembrer les ennemis rend les combats réflexifs. Il ne s’agit plus de tirer dans le tas. Heureusement, il est possible d’augmenter la puissance des armes et de l’équipement via des nodes de puissance. De même, Isaac peut utiliser un module kinétique qui permet de récupérer mais aussi de projeter des objets. Les différentes énigmes nécessaires à la progression tirent également parti de l’inventaire d’Isaac mais aussi de la réalité physique de l’espace. Les passages en gravité zéro ou les sorties à l’extérieur de l’Ishimura requièrent un vrai sens de la prudence. Par exemple, sur la coque du vaisseau, il faut faire attention de ne pas heurter de débris car Isaac peut alors se retrouver projeté dans le vide intersidéral. Dans l’espace, vous pouvez crier personne ne vous entend

Unique expérience

En tant qu’expérience interactive, Dead Space impressionne. Chaque choix effectué par les développeurs, même s’il n’est pas totalement original en lui-même, donne une vraie tessiture au titre.

Comme Doom 3, Bioshock ou Metroid Prime, une grande partie du contexte du jeu se dévoile via des logs audio et vidéo qui permettent un travail d’imagination intéressant pour le joueur.

L’idée de se passer d’affichage tête haute au profit d’une projection holographique d’une extrême élégance renforce la sensation d’être totalement dans le jeu. Mais le plus important, c’est sans aucun doute le fait que Dead Space distille une peur tangible qui est à la fois cérébrale (la reconstitution du drame de l’Ishimura d’après les différents logs) et viscérale (les Necromorphes). S’il emprunte beaucoup à différentes œuvres et jeux, Dead Space les régurgite à sa façon. Le titre d’EA a le mérite d’avoir effectué un véritable travail d’analyse de la terreur. Avant de se lancer dans l’aventure, le joueur doit se poser cette question : est-il prêt à une telle introspection ?

Test réalisé par Emmanuel Touchais.


Note globale :

Intérêt :
Mélange parfait entre action et exploration, le jeu possède un sens unique de l’immersion et un contexte captivant. Un grand moment de science fiction horrifique en jeu vidéo.

Graphisme :
La réalisation globale est de très grande qualité. Eclairages, textures, modélisation, tout est somptueux. Le travail de conception sur les décors est également digne d’éloges.

Animation :
Fluides en toutes circonstances, les animations des différents protagonistes (humains comme monstres) sont également parfaitement décomposées.

Son :
Non seulement le titre propose un doublage français de grande qualité, mais tous les aspects de sa bande-son sont des modèles de conception. Musique oppressante, bruitages précis, spatialisation très ample, tout est parfait.

Jouabilité :
Aucun problème de prise en main, tout est très instinctif. On pourra simplement regretter l’absence d’un demi-tour rapide.

Multijoueur : -
Dead Space ne peut s’apprécier qu’en solitaire.

Difficulté :
Sans être surhumain, le jeu propose des moments corsés et nécessite de bien comprendre la stratégie pour se débarrasser efficacement des Necromorphes.

Durée de vie :
Le jeu s’étale sur douze chapitres pour une durée de vie tournant autour des quinze à vingt heures. Très correct donc pour un titre du genre.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui aiment se faire peur
- A ceux qui aiment la science fiction

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Bioshock
- Doom 3 sur PC.

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Codes

Mettez le jeu en pause et entrez les manipulations suivantes pour obtenir le bonus voulu :



+2 nodes : triangle, carré, carré, carré, triangle.

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1000 crédits : carré, carré, carré, triangle, carré.

2000 crédits : carré, carré, carré, triangle, triangle.

5000 crédits : carré, carré, carré, triangle, carré, triangle.

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Oxygène : carré, carré, triangle, triangle, triangle.

Energie : triangle, carré, triangle, triangle, carré, triangle.