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Dark Sector (PlayStation 3)

Ah l’Union Soviétique et ses secrets, voilà qui continue à alimenter l’imagination plus de 15 ans après la chute du régime. C’est dans ce pays qu’émerge un mystérieux et mortel virus. 20 ans après, la catastrophe anéantit une ancienne république soviétique. Forcément, à l’Ouest cela inquiète, et c’est à vous de mener l’enquête.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 11/4/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : KOCH MEDIA
Développeur : Digital Extremes
Langues : Francais

1987 : L’union Soviétique renfloue un sous-marin mystérieusement coulé. Ils n’auraient pas dû… Un terrible virus s’échappe. Transformant la peau en croûte de métal et rendant les victimes agressives. 20 ans plus tard, dans une ancienne république soviétique, le héros (Hayden Tenno) s’infiltre dans un complexe militaire pour trouver la nature du mal et l’éradiquer. Manque de bol, le voici contaminé. Sa mission capote et il est seul pour s’en sortir. C’est boulet…

Boucherie et découpage

Le virus se répand en vous et transforme un de vos bras en métal. Mais dans le même temps, vous voici plus puissant. Et surtout un étrange appendice apparaît dans votre main : le Glaive. Cette lame que vous pouvez lancer vous revient systématiquement dans la main. Elle sert aussi au corps à corps pour exécuter des combos et achever vos adversaires de manière gore. Démembrement, têtes qui volent, jambes sectionnées et hurlements de vos victimes qui se vident de leur sang : rien ne vous sera épargné. Vos ennemis sont tant les soldats, ayant ordre de "nettoyer" toute personne infectée dans la ville, que d’autres mutants.

Simples zombies pathétiques ou créatures énormes et surpuissantes : les conséquences d’une contamination s’avèrent diverses et vous offrent un bestiaire de créatures torturées.

Gameplay qui tranche

L’action est vue à la troisième personne et le héros dispose d’un panel complet de mouvements pour se mettre à couvert, esquiver et combattre. Certes, il peut utiliser tout un éventail de fusils d’assaut et autres pistolets mitrailleurs. Essentiellement en les payant fort cher au marché noir (qui permet aussi d’améliorer votre arsenal avec des kits) car les armes récupérées sur les soldats détectent votre infection et se détruisent. Mais le jeu se montre bien plus intéressant et jouissif en utilisant le combo pistolet en main gauche, Glaive en main droite. C’est même ce qui fait l’intérêt du soft qui serait sinon très classique, voire basique, en matière de "shoot" pur et dur. De plus, le glaive peut se charger d’auras de feu, de givre ou d’électricité en étant jeté sur une source adéquate (incendie, boîtier électrique, etc.).

De quoi éliminer rapidement ses adversaires ou provoquer des interactions intéressantes comme électrocuter des ennemis marchant dans l’eau ou geler un écoulement d’eau pour en faire un couvert en dur. Au fil de l’aventure, plus de pouvoirs vous seront offerts, comme la possibilité de guider le Glaive avec le stick droit (ou la détection de mouvement, toujours aussi peu pratique) ou de l’utiliser pour récupérer des objets. En tuant un boss, l’invisibilité vous sera même accessible !

Classicisme ?

Le Glaive fait vraiment tout le charme du soft. Car il reste techniquement perfectible. Bien qu’agréable, le design manque parfois d’inspiration et de personnalité. De même pour la conception des niveaux. Et que dire du scénario aussi captivant qu’une séance à l’Assemblée nationale… Le joueur a aussi le sentiment que le héros flotte un peu en se déplaçant.

Les combats vous proposent une intelligence artificielle qui a parfois tendance à péter les plombs et à se balader à découvert tranquillement. Rien de bien tragique, mais certains déplacements ne sont pas cohérents avec l’action.

Il faudra aussi être généreux sur le plomb pour abattre un "vilain", à moins de toucher la tête. En somme, Dark Sector se présente comme un titre agréable qui s’appuie pleinement sur le Glaive. Il est vraiment au cœur du jeu, car sans lui le soft serait un jeu d’action anonyme parmi d’autres. Si vous aimez le gore et les découpages, il faut reconnaître que c’est jouissif. A déconseiller aux âmes sensibles.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Un jeu d’action conçu de manière traditionnelle et qui mise tout sur le gameplay ultraviolent que permet le Glaive (la lame boomerang du jeu). Et il faut avouer que cela défoule de tout trancher joyeusement.

Graphisme :
L’ambiance s’avère globalement bien rendue et certains effets d’explosions se révèlent très cinématographiques. Cependant on ne peut oublier de nombreuses textures très moyennes et une image franchement trop sombre. Certes, jouer sur des dominantes sombres était volontaire, mais là c’est trop.

Animation :
Les mouvements sont modélisés de manière satisfaisante mais le joueur a le sentiment de flotter. La gestion du déplacement à couvert n’atteint pas la qualité d’un titre comme Uncharted : Drake’s Fortune par exemple.

Son :
L’ambiance sonore s’avère réussie. Les séances de découpage et les combos avec le Glaive feront très plaisir aux âmes sensibles. C’est que ça hurle un monstre ou un soldat qu’on prive d’un membre…

Jouabilité :
La prise en main se fait sans trop de soucis. Si parfois le héros ne se met pas à couvert comme on aimerait (préférant faire une roulade bêtement la tête dans le mur), le jeu avec le Glaive possède un aspect très jouissif.

Multijoueur :
Cinq cartes et deux modes de jeu, c’est le service minimum du côté du multijoueur. Le mode Epidémie oppose deux équipes de cinq, chacune dirigée par un héros disposant du Glaive et de ses pouvoirs. L’autre mode, Infection, place un joueur dans la peau de Hayden Tenno et il doit affronter les neufs autres joueurs jouant de simples soldats.

Difficulté :
Certains combats se montrent corsés. Les ennemis s’abritant derrière un bouclier s’avèrent particulièrement lourdingues à tuer…

Durée de vie :
Moins de dix heures de jeu boucleront le solo. Et ce n’est pas le multi qui va rallonger la sauce.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- A ceux qui aiment bien trancher dans le vif du sujet
- Aux joueurs qui raffolent d’histoires de virus tueurs

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Resistance : Fall of Man
- Resident Evil 4 sur PS2.

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