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Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay (X-Box)

Partout où Riddick passe, ça se termine en énorme foutoir. Anti-héros plutôt antipathique, Riddick possède une conversation très limitée. Mais quand il joue à la grande évasion, on a le droit à du grand spectacle. Etre méchant, c’est bien.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 27/8/2004
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : VIVENDI UNIVERSAL GAMES
Développeur :
Langues : Francais

The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay (c’est long) se déroule avant Pitch Black et Les Chroniques de Riddick, les deux films mettant en scène Vin Diesel dans le rôle du très froid meurtrier Riddick. Comme le nom du jeu l’indique à ceux qui maîtrisent l’anglais, il s’agira de s’échapper d’une prison de haute sécurité située dans un trou paumé de la galaxie. Un milieu sans règles où les détenus sont parqués comme des bêtes et où les gardiens, à la détente facile, sont largement aussi criminels que les hommes sous leur garde.

Le craquement des os

A peine arrivé à Butcher Bay, où un certain John (rappelez-vous Pitch Black) vous dépose contre paiement, les ennuis commencent. Riddick a une réputation qui lui vaut l’hostilité des caïds locaux. Et cela ne s’arrange pas avec les gardes vu que notre homme ne pense qu’à s’évader. Pour obtenir des informations sur les issues possibles, il faudra toujours respecter la règle du donnant-donnant : rendez un service, vous aurez ce que vous voulez. Les services en question prendront très souvent la forme d’un cassage de dents.

C’est en prenant partie dans les guéguerres entre détenus qu’on se fait des amis, mais aussi des ennemis. Pour vous aider à dépecer votre prochain, il y a toujours un moyen à Butcher Bay de se procurer des armes de contrebande : couteau, poing américain, gourdin. Le tout étant de ne pas vous faire prendre par les gardes…

Outre les missions directement liées à votre quête principale, vous pourrez aussi remplir des contrats secondaires. On se livre alors aux joies de l’empoisonnement ou à de petites enquêtes aboutissant généralement à une mise de claques dans le visage. Il faudra alors coordonner gâchette droite et stick gauche pour réaliser des combos.

Ces chers gardes

Votre autre source d’ennuis, ce sont les gardes et leurs fusils intouchables (car à reconnaissance d’ADN) tant que vous n’avez pas piraté la sécurité de la prison. Heureusement, un système de combat bien rodé vous permettra d’éliminer cette "complication". Accroupi dans l’ombre, vous êtes invisible (parfois "trop" invisible même…). L’écran se teinte de bleu pour vous l’indiquer. On aurait préféré une jauge à la Splinter Cell ou à la Dark Project.

Toujours est-il qu’une fois dans le noir, à vous de voir si vous tentez le coup de la discrétion ou préférez attraper le garde par derrière pour lui briser la nuque ou le poignarder. Face à l’un d’eux, il sera aussi possible de retourner son arme contre lui en lui faisant une prise au bon moment. Et n’oublions pas le pistolet paralysant qui réduit le garde au silence, le temps de le finir aux pieds…

Level design réussi

Le jeu propose des niveaux bien conçus. Vous aurez souvent plusieurs alternatives pour mener votre action à bien, entre infiltration et action. L’IA se comportant globalement plutôt bien, cela vous obligera à affûter vos tactiques. Et comme Riddick gagnera très tôt la possibilité de voir dans le noir, vous comprenez bien que couper le courant ou tirer dans les lampes peut s’avérer intéressant pour mieux pousser un ennemi dans le vide (sacré blagueur le Riddick). Certains fûts ou bombonnes peuvent aussi révéler des surprises… explosives.

Difficile donc de voir un défaut majeur à ce jeu. En dehors d’un niveau ennuyeux dans lequel on dégomme d’étranges humanoïdes décérébrés à la pelle, le reste du jeu est très accrocheur et très beau. Une bonne surprise pour les fans d’action en attendant Halo 2.

Test réalisé par Arnaud Papeguay


Note globale :

Intérêt :
Un FPS musclé doté d’une ambiance forte et bien glauque qui se révèle accrocheur dès la première seconde. Le tout s’appuie sur une réalisation impeccable.

Graphisme :
Le jeu s’avère très beau, avec des effets de lumière et des explosions de fort bonne facture. La prison paraît plus vraie que nature, renforçant l’immersion et l’ambiance du titre.

Animation :
L’animation connaît parfois de très légers problèmes de fluidité. Ils sont certes peu perceptibles et ne nuisent en rien au jeu, mais le fait est qu’ils existent.

Son :
Des détonations et fusillades spectaculaires, des voix (VO sous-titrée) impeccables et une petite musique d’ambiance discrète mais efficace renforcent l’immersion. Le tout est au standard des meilleurs FPS. Avec un plus pour la répartie froide et fracassante de Riddick.

Jouabilité :
Une prise en main immédiate pour les habitués du genre. Par contre, les combats au poing ou avec des armes de contact demandent plus de pratique. En particulier pour coordonner les deux bras avec le stick gauche.

Difficulté :
Le jeu n’est pas particulièrement difficile. Il est rare de rester bloqué longtemps au même endroit. L’IA agit relativement bien, même si elle nous perd parfois trop facilement. Mais l’ensemble est plutôt bien dosé.

Durée de vie :
C’est bon, mais c’est un peu court. Dommage. Le joueur acharné pourra finir assez vite le jeu, en une dizaine d’heures. Heureusement, que du plaisir à la clé.


Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans d’action bien brutale.
- Aux ceux qui veulent un bon FPS en attendant Halo 2.
- Aux joueurs qui en ont marre d’être gentils.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Deus Ex : Invisible War
- Halo

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