Castlevania : Portrait of Ruin (DS)
Quelques incursions infructueuses dans l’univers tridimensionnel l’auront prouvé : c’est en 2D que le concept de Castlevania s’exprime le plus efficacement, et ce nouvel épisode devrait faire office de piqûre de rappel.
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 8/3/2007
Multijoueurs : Oui, 4 joueurs
Internet : Non
Local : Oui
Éditeur : KONAMI
Développeur : Konami
Langues : Francais
De prime abord, Portrait of Ruin fera tiquer plus d’un fan : nouveaux héros caricaturaux, design clair et lisse aux antipodes de la sophistication gothique marquant les plus grandes heures de la série, scénario sans grande envergure, dialogues gentillets, sans oublier le choix d’une époque (1944) n’ayant finalement aucun impact sur le jeu. Autant dire un coup de boule en guise de poignée de main, et pourtant…
Dessine-moi un vampire
Pourtant, dès les premiers pas dans le jeu, la magie opère. Les dissonances s’effacent alors que l’on retrouve les éléments familiers qui font le succès de la licence : décors somptueux, mélodies envoûtantes, des hordes de monstres aux caractéristiques et comportements spécifiques, quantité d’équipements à récupérer, de pièges à éviter… Et comme d’habitude, les commandes répondent à la perfection, permettant de franchir sans trop d’encombre les phases de plates-formes parfois délicates. Une alchimie savamment dosée dans laquelle Konami introduit deux nouveaux ingrédients.Le premier justifie le titre de l’épisode : Portrait of Ruin. Un vampire du nom de Brauner exploite la puissance du château de Dracula grâce à une série de peintures maudites qu’il vous faudra « purifier ». Autant de dimensions à visiter, prétextes à s’évader des couloirs sombres de la forteresse : faubourg londonien, pyramide égyptienne, cirque déstructuré, maison de campagne abandonnée… Une véritable réussite en terme de variété d’ambiances, mais qui faillit à allonger la durée de vie. Le titre demeure court (une dizaine d’heures), malgré la présence de quêtes annexes amusantes confiées par le fantôme Wind et un recyclage artificiel des tableaux pour la véritable fin du jeu.

Caprice à deux
Le second élément tient à la présence de deux héros : Jonathan Morris et Charlotte Aulin. Chacun possède sa spécialité (les armes classiques pour lui, la magie pour elle) et vous pouvez prendre le contrôle de l’un où l’autre quand bon vous semble. Le second personnage peut alors être « rangé » ou vous suivre comme une ombre et renforcer vos actions. Un moyen de doubler sa puissance de feu, mais pas seulement. La coopération prend différentes formes : appuie pour sauter plus haut, aide pour déplacer un objet, actions parallèles, compétences de soutiens (coups simples, boost de compétences), voire de dévastatrices attaques magiques conjuguées. Globalement, le système fonctionne nickel, l’I.A. se débrouillant très bien et le titre jouant beaucoup sur cette dualité, à travers les vulnérabilités variables des ennemis ou encore ce boss capable de « charmer Jonathan » pour en faire son serviteur.Pourtant, cet aspect n’égale pas la profondeur d’anciens épisodes. On regrette un système d’équipement très basique, ne recelant aucune combinaison à expérimenter ni aucun système de fusion. De plus, le titre se focalise nettement sur l’action, au détriment des puzzles. Bref, à défaut de s’imposer comme l’un des meilleurs opus de la série, Portrait of Ruins demeure un excellent jeu qui fera passer un bon moment aux amateurs du genre.
Test réalisé par Frédéric Dufresne
Note globale :
Intérêt :
Doté d’une réalisation exemplaire et d’un système de jeu solide, Portrait of Ruin peine cependant à égaler l’excellence de ses prédécesseurs, que ce soit en terme de profondeur ou de durée de vie. C’est « juste » un bon jeu.
Graphisme :
La réalisation est absolument magnifique, avec des environnements fins, détaillés et des couleurs judicieusement choisies. On regrette un peu le design des héros, surtout lors des dialogues.
Animation :
On retrouve l’animation typique de la série, hachée, un peu raide et parfois minimaliste, mais importante dans le décryptage des attaques. Rien à redire sur la fluidité.
Son :
Bruitages classiques mais efficaces. On retiendra surtout les mélodies, généralement très réussies.
Jouabilité :
Certes, le jeu n’utilise pas le stylet, mais les commandes classiques collent à l’action et répondent à la moindre sollicitation. Seules les combinaisons (comme pour la Tornade) s’avèrent assez difficile à déclencher.
Multijoueur :
Le second personnage ouvre évidement les portes du coopératif, qui s’avère très sympa, mais cela implique d’avoir deux versions du jeu. On peut aussi revendre les armes trouvées (mouais).
Difficulté :
La difficulté est bien dosée, très progressive, avec des points de sauvegarde bien placés. On bloque parfois sur un boss, le temps de comprendre le « truc », mais rien de bien méchant.
Durée de vie :
Mais où est le château inversé de Symphony of the Night ? Malgré son « double fond », cet épisode se termine en une dizaine d’heures et ne recèle pas énormément de mystères.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de la série Castlevania
- Aux amateurs d’action, de plate-forme et de vampires.
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- Castlevania : Dawn of Sorrow
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Vidéos
Astuces
Accéder à la véritable fin
Si vous battez Stella et Loretta de façon classique, vous aurez droit à une fin un peu abrupte. Pour accéder à la partie du jeu menant à la véritable fin, vous devez libérer les sœurs de l’emprise de Brauner. Pour cela, il vous faut le charme Sanctuaire de Charlotte. Il s’obtient dans le niveau La Tombe de sable, dans l’angle Sud-Est de la carte, à l’endroit où une pierre roulante menace de vous écraser. En dessous se trouve un étroit passage dans lequel Charlotte peut se glisser une fois transformée en crapaud ou en Hibou. Vous pouvez rendre visite à Vincent pour expérimenter ce pouvoir. Une fois équipé du charme, retournez affronter les sœurs. Attention, elles attaquent systématiquement le joueur que VOUS contrôlez. Par conséquent, il faut déclencher Sanctuaire puis occuper les jumelles avec Jonathan, sans trop vous éloigner de Charlotte (ou elle interrompra le sort pour vous suivre). Il faut aussi qu’au moins l’une des sœurs se fasse toucher par l’incantation. En libérant les filles de Wind vous accèderez à plusieurs autres niveaux et aux véritable boss de fin.Activer le fouet Tueur de Vampire
Une fois les jumelles libérées de l’emprise de Brauner, elles vous permettront d’affronter l’esprit de Belmont afin d’activer le Tueur de Vampire. Le combat est à priori très difficile, mais il existe une technique relativement basique qui se montre efficace. D’abord, vous devez impérativement vous procurer le Fouet de Jais qui se trouve dans l’une des 4 dernières peintures. Ainsi équipé, partez au combat.La technique est simple : Sautez vers Belmont en maintenant votre fouet tendu pour le frapper pendant la descente. Dès que vous touchez le sol, baissez-vous pour esquiver le coup de Belmont et lui placer un second coup de fouet. Enchaînez immédiatement avec un saut vers l’arrière pour vous éloigner (attention à la portée de son fouet). Répétez ce mouvement précis environ 25 fois en esquivant toutes ses autres attaques et en vous éloignant dès qu’il charge. Cela devrait l’abattre.
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