Micromania

Call of Duty : World at War (PC)

Retour à la Seconde Guerre mondiale pour Call of Duty. World at War nous plonge dans des combats sauvages et barbares, aux heures les plus sombres de ce conflit. Mais retraiter une période déjà surexploitée, cela est-il porteur ? Quels points forts nous offre l’équipe de développement pour nous faire replonger ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 14/11/2008
Multijoueurs : Oui, 32 joueurs

Éditeur : ACTIVISION
Développeur : Treyarch
Langues : Francais

L’alternance est respectée : après Infinity Ward qui s’est occupé de Call of Duty 4 : Modern Warfare, c’est au tour de Treyarch de prendre la relève avec ce Call of Duty : World at War. Après l’époque moderne, retour 60 ans en arrière pour deux campagnes qui vous placent alternativement, au fil des missions, dans les rangers d’un soldat du corps des marines, dans le Pacifique, et dans la peau d’un soldat russe, sur le Front de l’Est. Certes Call of Duty, à la différence de Medal of Honor, n’avait jamais couvert le Pacifique, mais pour l’originalité on repassera.

Approche renouvelée

Cependant, Treyarch a souhaité réaliser un changement d’ambiance. Ce qui s’accompagne d’un bon classement PEGI 18+. Car World at War dégage le côté patriotique et agaçant des précédents opus. Le joueur n’est plus là pour la gloire, mais juste pour survivre au cœur de l’horreur. Et de l’horreur, on va lui en donner ! D’un côté, dans le Pacifique, vous affrontez des ennemis déterminés dans une guerre très différente de l’Europe. Pas de front clair et net, pas de moyens lourds mais un festival d’embuscades, de soldats kamikazes fonçant sur vous pour vous empaler à la baïonnette.

Tireurs embusqués dans les arbres, soldats camouflés planqués dans les hautes herbes : rien ne vous sera épargné. Et c’est l’heure de gloire d’une arme de cauchemar : le lance-flammes qui incendiera la végétation et nettoiera les positions ennemies.

A l’Est, ce n’est pas plus réjouissant. Après les massacres de Stalingrad, l’Armée rouge pousse vers l’Ouest et compte bien se venger. Massacre de prisonniers, combats sans pitié pour exterminer l’armée allemande. World at War annonce la couleur : rouge sang, gore, violent.

Fonctionnement classique

Basé sur le moteur graphique de Call of Duty 4, ce nouvel épisode offre un esthétisme de qualité et des environnements très variés. Evidemment, la différence entre les deux fronts est frappante. Mais même au sein de chacun l’ensemble propose des lieux très différents. Evidemment, la progression reste linéaire, avec nombre d’événements "scriptés". Et un petit côté agaçant à de nombreux endroits où les vagues d’ennemis se succèderont tant que vous n’aurez pas progressé. Ce qui vous oblige à de grosses prises de risque. Sur ce point, le soft en fait souvent trop. Même sans choisir le mode le plus dur, vous prenez des rafales de partout à la fois. Et bien qu’accompagné d’acolytes, la progression repose sur vous et vous attirez les balles comme un aimant. Du coup le joueur sature tant on lui en sert en même temps. Par contre, si c’est du spectacle que vous voulez, alors là vous allez être servi ! Sur ce point, Call of Duty fait fort.

Multijoueur à l’honneur

World at War comporte une grosse composante multijoueur. Il reprend beaucoup de Call of Duty 4. Différents modes vous sont proposés, allant de la capture de points au match à mort. Votre personnage progresse au fil des combats, obtenant ainsi l’accès à plus de classes, plus de modes de jeu (ne commencer qu’avec les matchs à mort et matchs à mort en équipes, cela frustre) et même la possibilité de créer votre classe.

Diverses améliorations d’armement et de statistiques, à obtenir, deviennent alors accessibles pour favoriser votre puissance de feu et d’autres paramètres. L’ennui étant qu’un joueur qui débute sert de chair à canon à ceux disposant déjà de combinaisons optimisées.

Mais cela récompense la progression et la patience. Egalement au menu, le jeu à quatre sur écran partagé, ou à quatre en ligne, pour vivre des missions en coopération. A défaut d’être original et en dépit d’une difficulté étrangement dosée à certains moments, Call of Duty : World at War exploite très bien le genre.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Pas franchement original, compilation de déjà-vu, World at War exploite cependant le filon Seconde Guerre mondiale avec une certaine réussite. Notamment grâce à son approche plus crue des combats.

Graphisme :
Treyarch reprend le moteur de Call of Duty 4 avec un peu moins de brio, mais sait offrir des environnements variés et globalement réussis.

Animation :
Les animations demeurent fort réalistes et surtout le jeu se montre fluide.

Son :
Une ambiance sonore de qualité, avec tout ce qu’il faut d’explosions pour vous rendre maboule et vous faire aimer de votre voisinage.

Jouabilité :
Un soft plaisant à jouer et doté d’une prise en main très classique que les fans connaissent déjà.

Multijoueur :
Campagne en coopération et nombreux modes d’affrontement permettent de s’éclater à plusieurs. On retrouve de Call of Duty 4 les bonus à débloquer en combat, avec par exemple des affolantes meutes de chiens de guerre remplaçant les hélicoptères de combat. Stress garanti !

Difficulté :
Treyarch s’est un peu raté à vouloir en faire trop. Le joueur prend des rafales de partout et certains passages agacent. Les amateurs de progressions sûres et propres vont devoir réviser leur approche : ici on bourrine.

Durée de vie :
Le solo est vite plié. C’est l’affaire de 7 à 9 heures selon le niveau de difficulté et vos compétences. Reste un multijoueur généreux.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans (jeu très violent !)
- Aux fans d’action spectaculaire
- A ceux qui ne sont pas lassés de la Seconde Guerre mondiale…
- Aux joueurs qui veulent découvrir le Pacifique.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Call of Duty 4 : Modern Warfare

Images

Image 1 sur 11

Mettre cette image sur votre blog :

Vidéos