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Blue Dragon (Xbox 360)

Hironobu Sakaguchi, géniteur de la série Final Fantasy, Nobuo Uematsu, compositeur attitré de ladite saga, et Akira Toriyama que l’on ne présente plus… le CV de Blue Dragon laisse rêveur. Mais de grands noms assurent-ils un grand jeu ?

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Jeu de rôle
Sortie : 24/8/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : MICROSOFT
Développeur : MISTWALKER/ARTOON
Langues : Francais

De petits villages luttant pour leur survie, des ombres capables de se transformer en puissants protecteurs bleutés, un cruel vieillard omnipotent maîtrisant d’antiques technologies et de courageux héros décidés à rendre le monde plus sûr… bienvenue dans l’univers de Blue Dragon.

Double nationalité

Dans le genre jeu de rôle, la frontière entre classique et désuet demeure floue, or Blue Dragon prend un malin plaisir à louvoyer entre ces deux notions. Ses cinq héros sont de véritables caricatures, mais ils ont au moins le mérite d’avoir une personnalité et d’être sympathiques (notamment l’exubérant Marumaro). Le scénario repose sur des bases désespérément manichéennes, tout en conservant néanmoins un certain suspense lié aux motivations du grand méchant et l’on se sent réellement impliqué dans les évènements. De même, le trait de Toriyama, fidèle à ce qu’il fait depuis des années sur Dragon Ball ou Dragon Quest, entraîne une familiarité excessive des visages croisés. Tous les habitants dégagent un air de déjà-vu. Heureusement, le monde s’avère nettement plus dépaysant. Les premières zones, un peu froides et stériles, laissent ensuite place à des lieux plus chaleureux et originaux comme les caves suspendues (si, si) des Devee ou cette ville aux fresques murales vivantes.

Il y a du coup un véritable plaisir lié à l’exploration, renforcé par la présence d’un grand nombre d’éléments à fouiller et de petites quêtes annexes. L’aventure progresse tranquillement au rythme de cinématiques et de l’introduction d’éléments nouveaux (créatures, utilisation des éclairages, escorte de chariots, eau empoisonnée, phases de shoot à bord de Mécas, etc.).

Etudiant professionnel

Cela dit, l’essentiel de l’action tourne évidemment autour des combats et de l’évolution des personnages. Blue Dragon fait dans le… classique, une fois encore, que ce soit dans le système de magie ou dans la reprise du concept de jobs inauguré par l’antique Final Fantasy III. Progressivement, vous débloquerez différentes classes (épéiste, moine, mage noir ou blanc, assassin, gardien…) et pourrez décider à tout moment de faire évoluer votre Ombre bestiale dans cette profession. Faut-il se spécialiser dans une classe pour obtenir des compétences de plus en plus puissantes, ou au contraire diversifier votre formation pour avoir des pouvoirs variés ? A vous de voir.

Bien que familier, le concept n’en demeure pas moins efficace et l’on prend plaisir à customiser son équipe. Les affrontements s’avèrent sympas car dynamiques (avec des jauges d’action faisant appel à vos réflexes). Le jeu introduit même quelques nouveautés avec les compétences de champ, permettant différentes actions sur la carte générale où apparaissent les adversaires (attirer des ennemis antagonistes, les surprendre, les paralyser, etc.).

Malheureusement, le jeu se montre facile, beaucoup trop facile, Microsoft ayant commis l’erreur de ne pas inclure les modes de difficulté supplémentaires sortis sous forme de téléchargement au Japon.

De toute évidence, les routards du RPG buteront sur ce manque de challenge et d’originalité, mais pour les autres, Blue Dragon se pose comme une aventure très agréable et prenante. On sent les rouages bien lubrifiés par des développeurs expérimentés, et une fois le doigt dans l’engrenage, c’est avec plaisir que l’on se laisse happer.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Blue Dragon se définit avant tout par son efficacité. Au-delà du sentiment récurant de déjà-vu, potentiellement rédhibitoire, c’est avec un réel plaisir que l’on part à l’aventure dans ce monde enchanteur. Reste que la facilité porte vraiment préjudice au jeu.

Graphisme :
Un peu vides, parfois froids, les graphismes n’en restent pas moins très réussis et certains lieux bénéficient d’un design excellent et d’ambiances fortes. Il y a de beaux effets (eau, éclairage) mais on regrettera l’abus de l’effet de flou.

Animation :
Les mouvements des personnages sont globalement réussis avec une belle mise en scène des combats et des animations simples mais rigolotes pour les ennemis. Enervant cependant d’avoir un petit temps de latence pour certaines actions (comme pousser un rocher).

Son :
La bande-son brille par ses magnifiques compositions orchestrales. Les bruitages sont bons mais les voix françaises (pas de japonais !), bien que potables, manquent souvent de convictions par rapport à la situation.

Jouabilité :
Globalement très classique, le gameplay n’est reste pas moins terriblement efficace. La prise en main est simple, le système d’évolution et les combats s’avèrent très sympas, les compétences de champs apportent un brin d’originalité… du tout bon.

Multijoueur : -
Ils sont 5 mais unis comme les doigts de votre seule main.

Difficulté :
Le jeu est facile. Un peu au départ, puis beaucoup trop une fois votre équipe au complet, d’autant que quelques failles permettent de rendre vos ombres surpuissantes. Espéreront que les modes de difficulté supplémentaires apparaîtront rapidement sur le Xbox Live.

Durée de vie :
Comptez 35-40 heures pour l’aventure principale, mais quelques donjons cachés peuvent faire durer le plaisir.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 12 ans et plus
- Aux dilettantes du jeu de rôle
- A ceux qui ne sont pas réfractaire au style de Toriyama

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dragon Quest
- Enchanted Arms

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Astuces

Un personnage à ne pas manquer à Jibral

A Jibral, juste avant de rentrer dans l’enceinte du château, descendez les escaliers menant sous le pont. Vous y rencontrerez l’homme du néant. Ce dernier vous échange des équipements intéressants contre vos points du néant. Par exemple, 200 points du néant vous permettent d’obtenir les chaussures glands. Ces dernières augmentent l’agilité de 5 points.

Ou trouver le dock du méca et pourquoi s’y rendre

Il se trouve juste à l’ouest du camp des Monts Lal. Ce dock est une usine d’amélioration des mécas. Ces améliorations sont liées au nombre de verrouillages et capacité de missiles, à la création d’une barrière laser, un système anti-chaleur pour la mitrailleuse et augmentation de la puissance d’attaque de la mitrailleuse. En renforçant le méca, les combats aériens deviendront donc logiquement plus faciles. Nous vous conseillons donc d’y faire une halte avant de vous rendre à la base Méca Supérieure.