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Blacksite : Area 51 (Xbox 360)

Tous. Ils aimeraient tous pouvoir qualifier leur jeu de "Triple A", mais la majorité des studios font dans la série B. Ce n’est pas grave, il y a plein de petits jeux sympas et sans prétention qui valent le détour. Encore faut-il les sortir au bon moment.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 23/11/2007
Multijoueurs : Oui, 10 joueurs
Internet : Oui

Éditeur : TRADEWEST
Développeur : N.C.
Langues : Francais

En tant que suite d’un FPS plutôt quelconque, Blacksite a semble-t-il bénéficié d’une attention particulière de la part de Midway. Armés de l’Unreal Engine et de petites idées amusantes, les développeurs pouvaient prétendre à un résultat accrocheur. Malheureusement, les bonnes intentions ne suffisent pas.

On m’aurait menti ?

Ce n’est pas que le titre soit mauvais, mais plutôt qu’il se plante systématiquement à un moment ou un autre dans chaque compartiment du jeu. Le scénario, à base de conspiration gouvernementale classique et d’horreurs génétiques, gagne un certain cachet à travers son activisme idéologique assumé. De la première mission en Irak jusqu’au final dans une base américaine, le gouvernement en prend régulièrement pour son grade à travers des dialogues assez caustiques.

Sauf que l’ambiance se retrouve plombée par le mutisme total du héros (y compris lorsqu’un de ses potes est sacrifié devant ses yeux) et quelques dérapages douteux du genre "qu’on fasse des expériences horribles sur les ennemis, passe encore, mais sur NOS hommes !". Ben non, ça ne passe pas, et la déclaration d’amour aux pauvres Marines manipulés finie par peser.

Sir, no Sir !

Coté gameplay, on reste dans le classique : on shoote, on se planque, on recharge, et on shoote, le tout avec un arsenal très banal. Il y a un système de squad (deux compagnons) avec ordres, actions contextuelles et prise en compte du moral, ainsi que quelques phases de conduite ou de ride. Sur le papier, c’est sympa, mais là encore, du sable grippe l’engrenage. Les ordres sont parfois mal suivis et s’avèrent généralement inutiles en pleine fusillade. Quant aux actions contextuelles, cela tient vraiment du gadget. Les parties sur rails sont plutôt réussies mais dès que l’on prend le volant… Entre la physique hyper rigide et le cheminement ultralinéaire, je cherche encore l’intérêt. D’ailleurs, l’action, de façon générale, est scriptée à l’extrême, mais maladroitement.

Si vous êtes au bon endroit, l’effet se révèle immersif. Si vous êtes du genre à foncer, traîner ou explorer, cela peut tourner au n’importe quoi (comme les ennemis qui passent à coté de vous sans vous voir ou au contraire vous repèrent à l’autre bout de la carte).

Au mauvais endroit, au mauvais moment

Et puis il y a la partie technique. Ce n’est pas que Blacksite soit moche, loin de là, mais entre l’aliasing hyper prononcé, le clipping de décors ou de textures, les petits bugs de collision, les ralentissements, l’organisation étrange des chargements (lors desquels on perd parfois ses armes) ou les bizarreries du système d’éléments destructibles (les murs en béton, oui, les ordinateur portable, non - même à la roquette)… ça pique les yeux.

N’en déduisez pas pour autant que le jeu soit raté : les fusillades restent efficaces, l’ambiance est solide, il y a quelques passages impressionnants impliquant des créatures colossales… Mais proposer un produit de seconde zone à une période où les hits se bousculent aux portillons relève du suicide. Quand on sort juste de Call of Duty 4 ou Crysis, difficile de se contenter de Blacksite.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Blacksite est un petit FPS défoulant, mais rarement à la hauteur de ses ambitions ou de ses moyens. Idées mal exploitées, linéarité outrancière et rigide, mauvaise maîtrise technique… On serait peut-être plus clément en période de vaches maigres, mais en ce moment…

Graphisme :
Le résultat s’avère acceptable, mais le design n’est pas spécialement inspiré, y compris pour les "mutés", l’aliasing se montre omniprésent et on ne compte plus les bugs.

Animation :
Les mouvements des personnages sont convaincants, mais les phases transitoires hyper raides. On note pas mal de ralentissements en cours de combat ou lors de mini-chargements.

Son :
Les voix françaises se laissent écouter, tout comme les musiques très martiales. Par contre, les bruitages des armes manquent cruellement de puissance.

Jouabilité :
D’un coté, la prise en main est classique, efficace, avec des rides immersifs et un système de moral original. De l’autre l’arsenal n’a aucune imagination, les ordres sont gadgets, les phases de conduite sans intérêt et le script beaucoup trop rigide.

Multijoueur :
Quelques idées amusantes (le mode Infecté), mais toujours des problèmes techniques. Et puis à coté de la concurrence…

Difficulté :
Trois niveaux possibles. La difficulté est globalement irrégulière, car elle dépend de votre position au moment où se déclenchent les scripts. On meurt parfois vite, et les sauvegardes ne sont pas toujours bien placées.

Durée de vie :
La campagne solo prend environ 7-8 heures. A cela s’ajoute le multi mais les serveurs seront-ils peuplés ?


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui ne jouent pas à COD4, Orange Box ou Crysis

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Call of Duty 4 : Modern Warfare
- The Orange Box

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