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Bioshock (PC)

Privé du nom System Shock 3 jalousement gardé par EA, refusé par de nombreux éditeurs jusqu’à ce qu’Irrational Games s’adresse directement à la presse, Bioshock a failli ne jamais voir le jour. Et quelle perte c’eut été pour le jeu vidéo !

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 29/8/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : TAKE 2
Développeur : Irrational Games
Langues : Francais

En 1960, un accident d’avion vous plonge dans la fabuleuse cité sous-marine de Rapture. Fondé par un homme prônant la créativité sans entrave, cette utopie dégénère en cauchemar. Guidé par le mystérieux Atlas, vous tenterez de regagner la surface et surtout de survivre à un environnement particulièrement hostile.

20 000 lieues sous la moralité

Dès les premières minutes, Bioshock impressionne, non seulement par la qualité de sa réalisation, mais aussi et surtout par son fabuleux design. S’inspirant des visions de Jules Verne autant que de l’art déco, l’architecture de Rapture se montre grandiose avec de vastes salles richement ornementées, un mobilier luxueux et de larges baies vitrées donnant sur les profondeurs marines… Une multitude de petites touches renforcent constamment cette sensation d’émerveillement, néanmoins teintée de folie et de délabrement : publicités typiques des années 50, néons fluorescents criards, éclairages inquiétants, fuites d’eau… sans oublier l’incroyable environnement sonore. L’immersion faite perfection.

Progressant à travers les bars, le théâtre, le pavillon médical, le port, la serre ou encore le marché de Rapture, vous découvrirez des témoignages enregistrés expliquant la dégradation de la situation.

Au travers de réflexions d’une logique parfois effrayante, Irrational tient un discours mature et engagé explorant les thèmes de l’économie, la discrimination ou la vanité, les déclinant sur l’adage "science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Car les scientifiques ont ici trouvé le Graal génétique : les plasmides qui permettent de réécrire son code ADN à l’envie. Mais à quel prix…

S’adapter ou mourir

Les Chromosomes, des habitants rendus fous par l’abus de plasmides, hantent les lieux. Vous devrez vous défendre et Bioshock laisse le choix des armes. Il y a l’arsenal conventionnel (pistolet, fusil, mitrailleuse, lance-grenades… chacun ayant plusieurs types de munitions) que vous améliorerez. Vous pourrez aussi retourner à votre avantage le système de sécurité de la ville en piratant tourelles, caméras et sentinelles volantes, ou fabriquer des objets (munitions, soin, etc.).

Mais surtout, vous devrez recourir aux plasmides qui vous conféreront de nombreuses capacités : améliorations physiques (résistance, rapidité…), intellectuelles (capacités de hacking…) ou d’autres tournées vers le combat. Télékinésie, pyrokinésie, manipulation de l’électricité, de la glace, d’essaim d’abeille, de phéromones d’agressivité… La liste est longue, les opportunités d’utiliser l’environnement s’avèrent nombreuses (flaque d’eau ou d’huile, pièges, bidon…) et en bon chantre du gameplay émergeant, Bioshock vous laisse inventer vos solutions. Reste que pour vous améliorer, il vous faudra de l’Adam.

Cela implique d’affronter les redoutables protecteurs engoncés dans leur lourd scaphandre, avant de vous occuper des petites sœurs, ces fillettes monstrueuses récoltant l’Adam. Le tuerez-vous (plus de matière) ou les sauverez-vous ? Un choix difficile.

La définition du jeu parfait varie pour chacun. Certains privilégient la notion de fun, d’autres de gameplay, voire d’immersion, d’histoire, de liberté ou encore d’émotion. Difficile donc de fédérer toutes ces attentes subjectives mais à bien des égards, l’incroyable aventure proposée par Bioshock tutoie de très près l’idéal du genre. Ne vous privez pas de cette expérience unique.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Bioshock n’est pas parfait, mais qu’importe. Original, doté d’une ambiance immersive sans pareille, d’une écriture mature et d’une action aussi explosive que diversifiée, il se pose comme un étalon du genre, une véritable œuvre ludique qui fait honneur au jeu vidéo.

Graphisme :
Au-delà de sa réalisation technique de très haute volée, le jeu brille par un design sans faille. Le sens du grandiose côtoie l’attention aux moindres détails et les variations d’ambiances dénotent une incroyable maîtrise des tons comme des éclairages.

Animation :
Le jeu s’avère très fluide (et particulièrement bien optimisé sur PC). Les animations des personnages sont bonnes et souvent expressives.

Son :
Les bruitages se posent comme une référence du genre, les musiques rétro sortant des gramophones collent parfaitement à l’ambiance et, une fois n’est pas coutume, le doublage français est tout simplement parfait.

Jouabilité :
Au-delà de l’exploration, du piratage ou du safari photo, Bioshock demeure un FPS. Il propose plus de possibilités qu’aucun autre jeu du genre mais les ennemis manquent un peu de variété et d’intelligence, d’où une certaine répétitivité.

Multijoueur : -
Vous êtes seul, malheureusement.

Difficulté :
Bioshock n’est pas spécialement difficile, surtout si vous prenez la peine de vous adapter à vos ennemis, de faire évoluer votre arsenal et d’utiliser l’environnement, mais une situation peu rapidement dégénérer, causant une mort rapide… et souvent atroce.

Durée de vie :
Le jeu devrait vous tenir une bonne quinzaine d’heures, mais, cela dépend beaucoup de votre degré d’engagement, du temps passé à chercher et écouter les enregistrements, hacker les systèmes, etc.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de Jules Verne et du Steampunk
- A ceux qui aiment les ambiances glauques et oppressives

Vous aimerez si vous avez aimé :
- System Shock 2, des mêmes développeurs
- Deus Ex pour le mélange FPS/RPG
- Half-Life 2 pour l’immersion, la narration et le gameplay émergeant

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Astuces

Tous les codes pour Bioshock

Dans le répertoire d’installation du jeu, ouvrez le fichier DefUser.ini à l’aide d’un éditeur de texte. Descendez jusqu’à trouver la partie du document répertoriant les touches F1 à F12. Juste derrière le signe =, inscrivez le code de votre choix parmi les cinq triches disponibles :

Walk : annuler les modes fly et ghost

God : devenir invincible

Ghost : activer le mode ghost

Fly : voler

Teleport : se téléporter

Vous obtiendrez ainsi par exemple : F7=god, F10=ghost, etc. Sauvegardez, puis démarrez la partie.