Micromania

Beijing 2008 : Le Jeu Officiel des J.O. (PC)

Alors que les Olympiades focalisent l’attention du monde entier, il est évidemment impensable de ne pas exploiter la manne marketing qui s’offre au petit monde jeux vidéo. Faut-il donc craindre un soft sans goût ? Sega semble bien vouloir prouver qu’on peut réaliser autre chose qu’un soft pondu pour surfer sur l’actu.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Sport
Sortie : 14/8/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : SEGA
Développeur : Sega
Langues : Francais

Si le retour d’Eurocom, déjà coupable d’Athens 2004, n’avait rien d’encourageant, le chapeautage de Sega permettait d’espérer quelques changements… à tort ou à raison ?

Sur tous les fronts

Beijing 2008 marque ses premiers points rapidement, alors que l’on parcourt les différentes épreuves disponibles. Sprint (100m, 200m, 400m, 110m haies…), natation, plongeon, saut en hauteur, en longueur, à la perche, lancer du disque, du javelot, du marteau, anneaux, barres parallèles, asymétriques, gymnastique au sol, sur poutre, tir au pistolet, au fusil, à l’arc, canoë, tennis de table, haltérophilie, poursuite à vélo, judo… même si les pleurnicheurs professionnels se plaindront de l’absence de certaines disciplines, on ne peut qu’apprécier la richesse du contenu. Second point positif qui caresse nos petites rétines dans le sens du cône : la réalisation. Rien d’extraordinaire mais pour une fois, le résultat à l’écran s’avère très propre.

Les environnements sont détaillés, les athlètes bénéficient d’une bonne modélisation et d’animations globalement convaincantes (bien que parfois un peu rigides). Cependant, c’est évidement sur l’action que le titre doit faire ses preuves.

Mais aïeeeeeeeeeuh !

En gros, on trouve deux types de gameplay. L’un, en descendance directe de Décathlon, consiste à s’acharner sur la manette, instrument obligatoire même sur PC (qu’il s’agisse de marteler les boutons ou bouger les sticks), pour aller le plus vite possible. Quelques variations distinguent les épreuves (appuis en triple saut, choix d’angle au lancer du javelot, etc.) mais dans tous les cas, on se défonce littéralement la main. D’autres épreuves se montrent par contre plus techniques, nécessitant de la synchronisation, des réflexes ou de la précision. Dans les deux cas, on note une réelle adéquation entre les actions à exécuter et la réalité du sport, ce qui est plutôt agréable. Le mode principal de jeu vous obligera évidement à participer à l’intégralité des épreuves, avec chaque jour quatre compétitions. Petite idée originale : la possibilité de gagner des points qui servent ensuite à diminuer la fatigue des athlètes ou à accroître leur précision, leur endurance, leur vitesse, etc.

Cela dit, on s’amuse en réalité bien plus à l’entraînement car les performances sont enregistrées et comparées au niveau mondial. Une excellente alternative pour ceux qui ne pourrait pas rassembler plusieurs amis afin de profiter pleinement de l’esprit compétitif du jeu.

Accident de repos

Pourtant, Beijing rate le coche sur certains points. Il y a évidement quelques épreuves ratées comme le judo ou le tennis de table (forcément, après celui de Rockstar) mais elles restent rares. Plus grave : l’opposition totale entre le caractère grand public de la licence des J.O. et la souffrance masochiste des épreuves de vitesse comme le 100 mètres (je vous laisse imaginer la poursuite à vélo sur 16 tours !). Du coup, nombres d’acheteurs, bêtement attachés à l’usage de leurs mains, risquent d’écarter un gros tiers des disciplines. Heureusement, le reliquat d’épreuves offre un bon moment de fun. Pour la première fois depuis longtemps, on peut parler d’une adaptation réussie des Jeux Olympiques.

Test réalisé par Frédéric Dufresne relayé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Si l’on zappe rapidement les épreuves de massacre de manettes (et de mains !), on se surprend par contre à enchaîner les sessions de tir rapide, de gym ou de plongeon, que ce soit pour atteindre les sommets du classement mondial ou humilier ses amis. Un bon départ pour Sega.

Graphisme :
La version PC se montre supérieure graphiquement aux opus consoles et permet d’afficher un rendu très réaliste des sportifs et environnements.

Animation :
Evidement, tout est très "scripté". Ce qui facilite les choses, mais on n’en apprécie pas moins la qualité des animations. Reste que sur certaines transitions et certaines épreuves, c’est horriblement raide.

Son :
Là encore, Beijing remplit son cahier des charges. Des bruitages réalistes et quelques musiques d’habillage sympas, mais aucun commentateur sportif ni même d’entraîneur qui vous conseillerait.

Jouabilité :
Si le jeu gère de manière native le pad de la Xbox 360, les pads tiers sont reconnus avec les pieds. Faute de menu permettant d’affiner comme on veut la programmation, c’est la galère. Nous avons essayé deux pads différents. L’un d’eux était tout simplement ignoré, l’autre à peine exploitable. Certes, il reste le clavier, mais cela se passe de commentaire.

Multijoueur :
Même s’il y a parfois un peu d’attente sur certaines épreuves, c’est clairement à plusieurs que Beijing se montre le plus amusant.

Difficulté :
La progression du challenge est relativement bien dosée. Le défi "physique" par contre…

Durée de vie :
Les épreuves sont nombreuses et Beijing fait partie de ces titres que l’on ressort régulièrement dès que l’on a des amis.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- Aux nostalgiques de Décathlon et Track & Field
- Et étonnamment, à ceux qui aiment bien les J.O.
- Aux possesseurs de pad Xbox 360…

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Athens 2004
- L’illustre Décathlon

Images

Image 1 sur 12

Mettre cette image sur votre blog :

Vidéos