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Assassin's Creed (Xbox 360)

Magnifique à chaque fois qu’il a montré le bout de son nez, ce soft a su se faire désirer. Attendu avec impatience, le voici enfin à porter de main et passé au crible de notre moulinette.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 15/11/2007
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : UBISOFT
Développeur : Ubisoft Montréal
Langues : Francais

L’action principale d’Assassin’s Creed se situe en 1191 alors que la troisième croisade a lieu en Terre Sainte. Vous suivez les pas d’Altaïr, maître assassin des Hashashins en disgrâce et mis à l’épreuve pour retrouver son rang. Un thème dont l’originalité à elle seule suffit à capter notre attention. Si ce n’est que ce thème est amené de manière… bizarroïde !

Retour vers le présent du passé dans le futur

Vous vous demandiez peut-être la raison de certains éléments futuristes du jeu. Notamment de l’interface, du GPS présent à l’écran et de ces bidules que nous n’hésiterons pas à qualifier de parasites. Par une superbe pirouette scénaristique, le jeu commence à notre époque. Eh oui ! Nous, ça nous a cassé notre "trip". Nous aurions préféré simplement revivre les croisades sans cette gadgetomanie.

C’est bon, j’ai évacué ma frustration

Ceci étant dit, intéressons-nous à l’aspect médiéval du jeu. Altaïr doit traquer une série de personnalités pour revenir en grâce auprès de son maître, tout en respectant des règles de base comme ne pas tuer d’innocents.

La campagne vous enverra visiter les villes d’Âcres, de Jérusalem ou encore de Damas. L’occasion d’admirer le travail magnifique de modélisation. Le joueur reste sans voix dès l’apparition des remparts et s’engouffre dans des cités aux rues enchevêtrées et bourrées de vie.

Se fondre dans la foule, escalader les murs et courir sur les toits avec une aisance qui foutrait la honte à un certain Prince de Perse : l’interaction avec l’environnement offre de belles possibilités.

On ne plaisante pas avec un maître assassin

Dans chaque ville et avant chaque assassinat, vous devrez collecter des informations. Grimpez sur un point élevé pour révéler les alentours et voir votre GPS (sic !) afficher les quêtes. Puis dirigez-vous vers ces points de mission. Ecouter une conversation, faire parler un individu, voler un document : vos activités vous conduiront à bien des stratagèmes. Une fois un certain nombre de quêtes effectuées, vous pouvez passer à la mission principale. Ce qui s’avère un peu artificielle car alors le jeu vous donne toutes les informations sur votre cible, y compris celles non collectées. Libre à vous cependant de mener à terme toutes les quêtes annexes de collecte de renseignements pour plus de réalisme. En progressant, votre arsenal s’enrichit. Ce qui offre bien des façons d’éliminer votre cible. Les combats à l’épée affichent des animations brillantes bien que la prise en main soit légèrement perfectible.

Mais la finesse des mouvements et les enchaînements superbes suffisent à faire oublier en partie un gameplay un peu juste (trop basé sur les contres et répétitif). Après chaque meurtre ou combat, il faut se faire oublier. Pour échapper à vos poursuivants, rien de tel que des complices acquis à votre cause qui gêneront les gardes. Pour obtenir ces appuis, rien de plus simple : sauvez des citoyens persécutés par les gardes. Une fois l’alerte passée, plus aucune garde ne vous reconnaîtra. D’où un côté mécanique de l’action trop visible.

Assassin’s Creed est un jeu qui se démarque du lot. De par sa qualité esthétique et son environnement magnifique. Il n’est pas exempt de défauts, montre des faiblesses dans la conduite de la narration et s’appuient sur des choix qui relèvent du tour de passe-passe pour justifier quelques simplifications. Mais au final, le joueur reste captivé devant. Certes, nous avons pesté sur les défauts et juré comme des charretiers, et pourtant le charme nous a submergé.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Mot du rédacteur en chef : Après concertations et débats, nous avons jugé la note initiale de notre rédacteur certes justifiée mais trop sévère par rapport à la réalisation exceptionnelle que nous offre le jeu. Alors que certains rédacteurs penchaient pour un 18/20, nous avons revu la note globale à la hausse, passant de 16 à 17, et saluant la prise de risque des développeurs. La note finale reflète l’ensemble des avis de la rédaction Micromania.


Note globale :

Intérêt :
Un cadre médiéval superbe pour ce jeu, un peu gâché par des gadgets "futuristico-inutiles". Dommage, mais le titre n’en demeure pas moins attrayant et terriblement accrocheur.

Graphisme :
L’environnement s’avère tout simplement magnifique. Les villes, en particulier, font preuve d’un soin qui laisse sans voix. Grimpez en haut d’une tour et admirez autour de vous. Superbe !

Animation :
Se dissimuler dans la foule, déambuler dans des rues pleine de vie ou enchaîner attaques et contres à l’épée révèlent des mouvements extrêmement soignés. L’aspect combat a cependant un côté mécanique.

Son :
L’ambiance du titre immerge le joueur au cœur de la troisième croisade. Jusqu’à ce qu’une voix synthétique à la noix vienne casser son "trip" pour lui rappeler que non, en fait, c’est le présent et qu’il revit simplement la vie de son ancêtre. "Chargement d’une séquence plus récente." Enervant !

Jouabilité :
Altaïr grimpe partout, saute sur les toits, court sur les poutres et fait des bons dans le vide à donner le vertige. Mais le gameplay souffre aussi de quelques limites et simplifications, notamment en combat. Rien de tragique mais ça se voit quand même.

Multijoueur : -
Jouable en solo uniquement.

Difficulté :
Même en cas d’échec le jeu demeure tolérant. Les missions proposées vous obligent à être de plus en plus prudent. Certains affrontement s’avèrent assez durs quand d’autres se plient les doigts dans le nez.

Durée de vie :
Jouer l’ensemble des quêtes annexes et explorer tout l’univers du jeu offrira des heures entières de bonheur aux plus exigeants. Vous pouvez aussi vous contenter de tracer tout droit tout en découvrant que le titre dispose de suffisamment de contenu pour vous amuser.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- Aux fans du Moyen Age et de l’histoire des croisades
- Aux joueurs qui veulent se glisser dans la peau d’un maître assassin

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Le Parrain
- La série Prince of Persia sur consoles de la génération précédente

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Les bonus de fin de jeu

Terminez le jeu une première fois. Vous pourrez ensuite tuer sans avoir à subir de pénalités et utiliser la vision de l’aigle à loisir.