Armored Core 4 (PlayStation 3)
Chromehound, Gundam, Zoids et maintenant Armored Core : ce ne sont pas les jeux de Mechs qui manquent sur consoles next-gen. On souhaiterait juste parfois que la qualité suive la quantité…
Test
Note globale :
Genre : Action
Sortie : 21/6/2007
Multijoueurs : Oui, 4 joueurs
Internet : Oui
Local : Non
Éditeur : 505GAMES SAS
Développeur : FromSoftware
Langues : Francais
Après la déception du nouveau Gundam, les fans de Mechs reportent naturellement leur attention sur l’autre grande série du genre : Armored Core. Et comme si cela ne suffisait pas, ce quatrième épisode marque à la fois les dix ans de la série, le premier opus multi-format et les premiers pas sur next-gen. Cela fait beaucoup de pression pour des épaules un peu frêles.
C’était pas ma guerre
Il suffit de quelques secondes pour comprendre qu’AC4 se destine avant tout aux habitués de la série, et encore. L’intrigue, constellée d’acronymes, de factions, de références historiques futuristes et de conflits aux causes alambiquées, laissera le novice dans l’obscurité la plus totale. On se sent détaché de tous les évènements, enchaînant les courtes missions sans trop en comprendre les conséquences. Dommage. Reste que les briefings ont le mérite d’être clair sur les objectifs et de ce coté, rien à redire : destruction de matériels, interception de convoi, protection d’installations ou de véhicules, défense de base, duel, en intérieur, en extérieur, sur terre, sur mer et ponctuellement dans les airs, de jour, de nuit (à la lueur des fusées éclairantes)… la variété est de mise. Idem pour les types d’environnements (base, désert, villes classiques ou immergées, vallée, banquise, aéroport, plate-forme…), mais on visite malheureusement plusieurs fois les différentes zones.Visuellement, AC4 se montre correct, mais pas transcendant. Il y a quelques beaux effets mais on note des ralentissements ponctuels, des petits bugs de collision ainsi qu’un flou marqué (à distance). Et surtout, la luminosité excessive de cette version PS3 nuit parfois à la lisibilité de l’action et produit des ambiances froides, lisses, uniformes et vides, d’autant qu’aucun équipier ne se joint à la fête.

Mechano
Heureusement, le jeu peut compter sur quelques points forts, comme le système de customisation des Mechs, toujours aussi hallucinant. Il existe une multitude d’éléments (types de têtes, de torses, d’appendices supérieurs et inférieurs, de moteurs) à partir desquels vous pouvez construire vos engins, avant de sélectionner leur équipement. Fusils d’assaut, pistolets, épées énergétiques, lance-roquettes, grenades ou missiles, avec ou sans guidage, armes à plasma, radar, systèmes de contre-mesures… La liste ne cesse de s’allonger et il vous incombe de faire les meilleurs choix en tenant compte des ratios de puissance, défense, poids et consommation en énergie. Le bonheur pour les amateurs du genre.Le tout influe clairement sur le déroulement des missions, même si vos compétences feront toute la différence. Le jeu se montre nerveux, rapide, et riche en explosions, mais la prise en main n’a rien d’une sinécure. Il faut apprendre à maîtriser des commandes d’une ergonomie discutable, un système de ciblage erratique ou encore l’absence de zoom pour les armes de sniper.
Sans cela, vous bloquerez rapidement face à un niveau de difficulté qui, dès le quatrième acte, explose. D’autant plus embarrassant que chaque réglage et nouvelle tentative entraînent de nombreux chargements. Difficile du coup de s’emballer pour un titre aussi élitiste. Seuls les fans absolus trouveront de quoi se satisfaire et, peut-être, passer outre les nombreux défauts du jeu.
Test réalisé par Frédéric Dufresne.
Note globale :
Intérêt :
Des missions variées, des affrontements épiques et une richesse hallucinante de customisation d’un coté. Un maniement rébarbatif, un univers abstrait, une réalisation moyenne et des chargements omniprésents de l’autre. Il faut être fan pour tirer du plaisir d’AC4.
Graphisme :
Il y a quelques beaux effets, pas mal d’éléments destructibles, de nombreuses unités bien modélisées, mais les environnements manquent de détails, de vie et la luminosité excessive finit par énerver, tout comme le flou.
Animation :
Les mouvements des Mechs sont limités. La fluidité est généralement excellente mais on tombe parfois sur des ralentissements hallucinants.
Son :
Bruitages corrects, de belles musiques et des voix anglaises plutôt convaincantes.
Jouabilité :
Prise en main difficile, ciblage erratique… On souffre avant de maîtriser les monstres d’acier et de prendre du plaisir. Par contre, les nombreux chargements, les briefings après la sélection du Mech ou encore l’absence des prix lors de la customisation gênent tout du long.
Multijoueur :
On peut se battre On-line à 8 joueurs, ou faire un duel en écran divisé. Il est aussi possible d’échanger des Mechs. Sympa mais assez limité. On aurait aimé de la coopération ou des modes plus élaborés.
Difficulté :
Le jeu devient rapidement très difficile (trop ?) avec des morts d’une rapidité parfois surprenante.
Durée de vie :
Les missions sont courtes, mais difficiles et il y a beaucoup de pièces à débloquer pour vos robots. Le multi peut vous occuper un moment, mais cela reste anecdotique.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de Mechs bien huilés
Vous aimerez si vous avez aimé :
- Mobile Suit Gundam
- Armored Core Last Raven sur PS2
Vidéos
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