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ArmA : Armed Assault (PC)

Près de cinq ans après la sortie de la dernière extension d’Operation Flashpoint, Bohemia Interactive remet le couvert. ArmA : Armed Assault endosse une lourde responsabilité : faire mieux que son prédécesseur qui, pour beaucoup, demeure jusque-là la référence du genre shoot tactique.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Shoot tactique
Sortie : 15/2/2007
Multijoueurs : Oui, 100 joueurs
Internet : Oui
Local : Oui

Éditeur : 505GAMES SAS
Développeur : Bohemia Interactive
Langues : Francais

Porté au sommet de sa gloire avec Resistance, le jeu Operation Flashpoint a su établir son cercle d’amis grâce à une approche réaliste des combats d’infanterie. ArmA : Armed Assault a la même ambition et dès les premiers pas dans le jeu, on constate leur parenté évidente.

Cette fois l’action se déroule à Sahrani, île fictive de l’Atlantique. Celle-ci est partagée entre, au Nord, une dictature communiste et, au Sud, une monarchie pro-Américaine. En tant que soldat US, vous entraînez les forces locales lorsque, évidemment, le Nord attaque son voisin du Sud.

En terre connue

Les nouveaux horizons proposés s’avèrent très riches, la vaste île et ses 400 Km² offrant déserts, forêts, zones urbaines et montagnes. Le moteur graphique bien plus évolué que dans Operation Flashpoint porte bien la patte de Bohemia Interactive, ce qui ne dépayse pas le joueur. D’autant plus que l’interface est quasiment similaire. Notons seulement un nouveau moyen de demander d’attaquer/rejoindre une position en visant le point voulu et en pressant la barre "espace".

Regrettons que le système de visée des blindés et surtout des aéronefs n’ait pas non plus bougé d’un poil, ce qui est moins facile à pardonner. La désignation des cibles se fait en visuel avec la souris ou via la barre en haut de l’écran qui affiche les contacts.

Ajoutez à cela que le pilotage des hélicoptères et des avions s’avère toujours aussi gadget : impression d’évoluer sur un rail avec un centre de gravité trop haut comme si l’engin était attaché au bout d’une ficelle. En 2007, ce n’est plus convaincant.

Pan t’es mort

A l’instar de son prédécesseur, ArmA est donc surtout une référence pour le combat d’infanterie. Les balistiques soignées imposent une visée précise. Chaque calibre possède sa trajectoire propre ainsi que sa valeur de pénétration (une balle de fusil, ça traverse une cloison en bois). Cela est notamment très important lors des phases de "snipe" où il faut prendre en compte cette courbe mais aussi le temps de vol de la balle vers la cible. Nouveauté : balles et obus peuvent ricocher selon la "matière" frappée et l’angle, avec les conséquences mortelles que cela peut avoir si on se trouve dans le coin. Dans tous les cas, un impact sur votre soldat signifie au mieux une blessure et au pire une mort instantanée. Ami bourrin qui aime "rusher", passe ton chemin.

Réflexion, action !

La campagne propose maintenant des missions annexes qui ont leurs répercussions sur la principale. Ainsi, anéantir une colonne privera l’ennemi de renforts plus tard. De même, certaines missions permettront de passer d’un soldat à l’autre pour utiliser au mieux leurs spécialités.

C’est aussi un moyen de palier aux carences de l’intelligence artificielle (I.A.). Refusant obstinément d’attaquer correctement à certains moments, elle est aussi capable de vous loger en pleine course une balle dans la tête à 300 mètres alors que vous êtes allongé, immobile dans un buisson… Alors que vous, pour aligner correctement l’ennemi, vous devrez rester immobile ou avancer lentement arme épaulée.

Signalons aussi les soucis de "pathfinding" des véhicules. A croire que l’augmentation du nombre d’objets dans le décor par rapport au jeu précédent fait s’emmêler les pinceaux aux conducteurs I.A.

Efficace, mais à développer

Si Operation Flashpoint fut une véritable surprise (et une claque), ArmA : Armed Assault surprend moins. On l’aurait aimé plus évolué par rapport à son prédécesseur. Il n’en demeure pas moins une référence et un shoot tactique incontournable pour les fans de réalisme. Espérons quelques patchs salvateurs.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Un shoot tactique très riche mais desservit par une I.A. qui demanderait quelques ajustements. Reste que le soft est un modèle du genre avec sa balistique et ses combats intenses et réalistes.

Graphisme :
Une belle évolution des graphismes depuis Operation Flashpoint. Le moteur se distingue surtout par la profondeur de son champ de vision. Par contre, veillez bien à mettre à jour vos pilotes de carte graphique.

Animation :
Le réalisme des mouvements, entièrement créés en motion capture, est saisissant. Votre homme se jette différemment au sol selon sa vitesse de course. Il peut maintenant rouler et se pencher.

Son :
Pas de grand spectacle son et lumière mais des bruitages d’armes réalistes ainsi que des communications radios bien rendues. Non, nous ne sommes pas dans un film hollywoodien…

Jouabilité :
Si lors des combats d’infanterie tout est parfait, les contrôles des aéronefs sont bien trop approximatifs et les systèmes de visée trop simplistes. Signalons que le support du Track IR est un plus pour l’immersion.

Multijoueur :
Capture de drapeau, match à mort, match à mort en équipe voire capture de l’île vous attendent. Des batailles pouvant durer parfois des heures pour plus de 100 participants, avec la possibilité de rejoindre n’importe quand.

Difficulté :
Le jeu est exigeant et demande de bien planifier ses déplacements. Ce qui est très plaisant. Par contre, l’I.A. manque de crédibilité en certaines circonstances. Un petit patch ?

Durée de vie :
La campagne solo accrocheuse vous réserve de bonnes heures de plaisir. Le multijoueur et la richesse de l’éditeur de mission font le reste. L’architecture ouverte du jeu laisse espérer un engouement communautaire aussi important que celui qui a porté Operation Flashpoint.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux soldats d’élite âgés de de 16 ans et plus
- Aux fans de réalisme
- A ceux qui aiment réfléchir un peu avant de tirer

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Operation Flashpoint
- Ghost Recon Advanced Warfighter
- Red Orchestra : Ostfront 41-45

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