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Another Code : R – Les portes de la mémoire (Wii)

Another Code puis Hotel Dusk ont permis au studio Cing de se construire une petite réputation auprès des amateurs d’énigmes, suffisamment pour passer à la vitesse supérieure et s’aventurer sur Wii.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Aventure
Sortie : 26/6/2009
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : NINTENDO
Développeur : Cing
Langues : Francais

Etrange choix que de changer de support pour sortir une suite, mais c’est bien ce qu’entreprend Cing avec Les portes de la mémoire. On y retrouve donc Ashley, l’héroïne d’Another Code : Mémoires Doubles sortie sur DS, désormais âgée de 16 ans mais toujours hantée par les souvenirs de sa mère assassinée.

Souvenez-vous

C’est dans l’espoir de renouer avec son père, complètement absorbé par son travail de recherches, qu’Ashley accepte de le rejoindre sur les rives de Lake Juliet pour camper. Mais à peine arrivée sur place, des souvenirs enfouis au plus profond de sa mémoire ressurgissent : elle est déjà venu à cet endroit, avec sa mère…

Quitte à effrayer les nouveaux venus, Cing n’hésite pas à s’appuyer sur l’intrigue développée dans l’opus DS. Si le bref résumé des évènements antérieurs ne suffit pas à comprendre toutes les allusions, prendre le train en marche ne pose pas vraiment de problème et l’on se plonge avec plaisir dans les sombres intrigues de cette nouvelle aventure.

Blablabla…

Il faut dire que comme d’habitude, le studio propose une réalisation soignée, s’appuyant sur des graphismes simples au design très accrocheur. Les environnements fins et colorés distillent une ambiance agréable mais ce sont bien les personnages qui se taillent la part du lion. Loin des caricatures parfois débiles auxquelles recourt le jeu vidéo, Another Code R (ACR) propose des protagonistes authentiques capables de susciter en quelques phrases l’amitié, la méfiance ou la colère. Les dialogues se distinguent par leur cohérence, leur crédibilité, et c’est un bien sachant la place qu’ils occupent. Reste que l’atmosphère générale demeure un bon cran en deçà de Hotel Dusk. Le changement de console n’incite malheureusement pas les développeurs à changer d’approche, et ACR tient plus du livre interactif ultra-linéaire que du véritable jeu vidéo. Ashley fait connaissance, pose des questions, donne des réponses, se dispute, fait le point sur la situation, se remémore des souvenirs… et l’on enchaîne d’interminables lignes de texte qui feraient passer les cinématiques d’un Metal Gear Solid pour de vulgaires coupures publicitaires. Il s’agit plus d’une approche sciemment choisie que d’un défaut, mais mieux vaut en être conscient.

Et hop, sans les neurones

Le problème, c’est que les éléments interactifs demeurent vraiment limités et mal répartis. Outre les déplacements dans les environs du lac, la possibilité de prendre (puis superposer) des photos ou de fouiller un peu tous les objets, on peut ponctuellement réaliser quelques actions : allumer un barbecue, déplacer un objet, jeter une bouée à l’eau, réaliser des tests avec des pipettes, combiner des objets, trouver un code… Loin d’être excitants, ces éléments de gameplay fleurent bon le superficiel, au point qu’il est difficile de les qualifier d’énigmes. On se retrouve généralement confiné dans un lieu avec un nombre de possibilités restreint et l’on s’acharne plus sur le "comment" (l’emploi de la Wiimote n’étant pas toujours évident) que sur le "quoi". Du coup, ACR déçoit. Bien que l’univers, les personnages ou l’intrigue suscitent l’intérêt, le manque d’équilibre entre les dialogues et les actions nuit grandement au rythme de l’aventure, sans même parler du manque de challenge cérébral des puzzles. A réserver aux fans de l’épisode DS.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


Note globale :

Intérêt :
Fidèle à ses habitudes, Cing propose une aventure "textuelle" à l’intrigue bien ficelée et un univers attrayant peuplé de personnages intéressants. Malheureusement, les énigmes trop basiques, mal réparties, nuisent à l’immersion et au rythme de l’histoire.

Réalisation :
Aussi réussi sur le plan technique qu’esthétique, ACR possède aussi des musiques d’ambiance agréables, mais il lui manque un élément crucial : les voix.

Prise en main :
La navigation dans le jeu se fait très simplement, mais lors de certains puzzles, on manque clairement d’explication sur la façon de réaliser les actions. Les éléments interactifs sont par ailleurs très limités et la qualité des puzzles carrément discutable.

Durée de vie :
Le jeu possède une durée de vie honorable, mais qui repose plus sur les interminables dialogues que sur votre capacité à résoudre les énigmes.

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