Alone in the Dark (Xbox 360)
Alone in the Dark, jeu créé par Frédéric Raynal sur PC au début des années 90, est le père du survival horror. Bien avant Resident Evil, les aventures virtuelles du détective du paranormal Edward Carnby faisaient déjà trembler les joueurs devant leurs écrans. A nouveau, vous êtes seul dans le noir…
Test
Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 20/6/2008
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non
Éditeur : BANDAI NAMCO PARTNERS
Développeur : Eden
Langues : Francais
Développé par Eden, plutôt spécialistes des jeux de course, Alone in the Dark fait débuter la série sur console nouvelle génération avec une charmante réalisation HD à la clé. Ce nouvel épisode, le cinquième de la série, se déroule de nos jours à New York. Edward Carnby se réveille dans un immeuble de Manhattan avec une jolie amnésie et une fissure temporelle qui laisse des créatures vindicatives pénétrer dans notre espace-temps. Plutôt bien menée, l'histoire est directement rattachée à celle du premier opus et témoigne de la volonté des créateurs de revenir aux sources de la série.
Survival classique rencontre film hollywoodien
En matière de gameplay, Alone in the Dark ne bouleverse pas le genre et s'inscrit dans la logique de la plupart des survival horror connus. Le jeu est découpé entre phases d'exploration avec une pincée de plates-formes le tout en vue troisième personne caméra à l'épaule et des séquences d'action. Lorsque l'arme est dégainée, le jeu passe en vue première personne afin d'autoriser une plus grande précision dans les tirs. Ponctuellement, le titre opte pour quelque chose de plus grand spectacle en offrant par exemple de la varappe à l'extérieur d'un immeuble en flamme ou une poursuite en voiture dans les rues de New York en proie au chaos avec des gigantesques crevasses qui crèvent le bitume.Ces moments très cinématiques permettent une accélération assez plaisante dans le rythme du jeu. On peut toutefois regretter une maniabilité un peu défaillante au volant. Un comble lorsqu'on connaît les jeux de courses d'Eden (V-Rally, Test Drive Unlimited).

Maniabilité lourde et finition de série Z
Si les situations sont variées et que l'aventure s'enchaîne agréablement sans jamais lasser, Alone in the Dark possède certains défauts rédhibitoires pour une production de ce calibre. La maniabilité pour commencer semble issue des Resident Evil période PlayStation. Le héros paraît rigide ce qui rend les déplacements approximatifs. A cela s'ajoute un manque de finition qui fait apparaître de nombreux petits bugs (textures, sonores). Ils sont rarement bloquants mais peuvent aléatoirement empêcher certains scripts de progression de se déclencher. Les collisions approximatives sont nettement plus embêtantes car elles peuvent par exemple empêcher Edward de correctement se saisir de certains objets.Vive l’interaction
Heureusement Alone in the Dark n'est pas qu'un survival horror classique avec une bonne ambiance et de gros soucis de finition. C'est aussi un jeu qui a de vraies bonnes idées dans ses mécaniques. Les plus intéressantes d'entre elles concernent les différentes interactions possibles avec l'environnement. Une grande partie des énigmes du jeu sont basées précisément là-dessus. Edward peut manipuler un grand nombre d'éléments et tenter des associations afin de progresser. Dans le même ordre d'idée, il est possible d'utiliser des objets disséminés dans le décors et de s'en servir comme arme. La gestion de l'inventaire, qui est représenté par les deux pans de la veste de Carnby, permet à la manière de Resident Evil 3 de faire des associations d'objets conduisant à la création de différents items. Bien exploité, c'est indubitablement l'un des points forts du jeu. Autre critère de ravissement, l'atmosphère générale superbe et les nombreuses trouvailles de gameplay confèrent au jeu une vraie force. Si les deux premiers chapitres sont assez dirigistes et servent essentiellement de tutoriaux, Alone in the Dark décolle vraiment lorsque le joueur arrive à Central Park. L'aire explorable devient soudainement immense.La musique entêtante, l'esthétique recherchée et le scénario moins série Z que Resident Evil sont étrangement immersifs. Tout comme le sont les combats contre des monstres qui nécessitent des techniques particulières pour être vaincus.
En définitive, le jeu possède des défauts difficilement acceptables et pourtant, en parallèle, il offre un univers personnel et de très belles idées. L'appréciation du jeu dépend directement de la patience et du degré de curiosité du joueur : certains seront immédiatement refroidis, tandis que d'autres se montreront conquis. Pour un habitué, généralement tolérant à cause des défauts inhérents au genre, Alone in the Dark est un titre vivement conseillé qui saura s'immiscer peu à peu au point de devenir une expérience marquante. Pour les autres en revanche, la déception risque bien d'être au rendez-vous. A chacun de choisir son camp.
Test réalisé par Emmanuel Touchais.
Note globale :
Intérêt :
Malgré de bons gros défauts, le jeu parvient à captiver grâce à ses bonnes idées et son ambiance réussie.
Graphisme :
Le jeu est globalement joli et détaillé. On peut regretter l’excès de brillant sur les personnages parfois.
Animation :
Fluide, mais le jeu peut parfois être soumis à quelques ralentissements. Les mouvements des personnages manquent également de naturel.
Son :
La musique est superbe, tout comme les bruitages. Les cœurs religieux dans Central Park font frissonner.
Jouabilité :
Si les habitués du genre n’y verront aucun problème, il faut admettre que le jeu manque cruellement de souplesse par rapport aux critères actuels de jouabilité.
Multijoueur :
Personne n’est là pour vous aider. Vous resterez seul dans la terreur !
Difficulté :
La progression est aisée et la fonction magnétoscope qui permet de sauter des passages rend les choses encore plus faciles.
Durée de vie :
Pas très long, le titre possède la durée de vie standard pour le genre.
Avis de la rédaction
A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui aiment les survival horror
- A ceux qui aiment H.P. Lovecraft
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