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Age of Conan : Hyborian Adventures (PC)

L’épopée de Conan le Barbare, signée Robert E. Howard, sert de terreau à ce nouveau venu sur la terre des MMORPG. Violent, sombre, mature : le soft reprend l’ambiance des livres, loin des mondes colorés peuplés d’Elfes.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : MMO
Sortie : 23/5/2008
Multijoueurs : Oui, 255 joueurs
Internet : Oui
Local : Non

Éditeur : SQUARE ENIX
Développeur : Funcom
Langues : Francais

Si tester ce type de soft à sa sortie relève du défi pour être exhaustif, on peut affirmer qu’Age of Conan a les bases pour devenir un succès. Mais c’es évidemment sur le long terme que se juge un MMORPG. Bien que Funcom n’ait pas connu le succès escompté avec Anarchy Online, le développeur norvégien revient avec Age of Conan et plein d’ambitions. Point de monde cartoon à la sauce World of Warcraft. Les deux jeux n’ont d’ailleurs pas grand-chose de comparable (soulignons-le pour éviter les comparaisons que pourtant beaucoup de monde fait).

Réalisme visuel, monde plongé dans la violence et pour seule vraie civilisation celle des hommes. Ajoutez des tenues féminines aguicheuses révélant une société qui flirte avec la débauche : Age of Conan se destine à un public mature qui cherche un monde adulte.

Le solo en multijoueur

Tout commence par la création de votre avatar via un éditeur complet et très riche. Le moindre détail de votre héros peut être personnalisé. Puis vous choisissez sa race : Aquilonien, Stygien ou Cimmérien. Ensuite, douze classes vous attendent dans quatre archétypes. Particularité du soft : tout ce qui a trait à la magie est maléfique.

Le jeu opte pour un départ un peu particulier. Esclave, vous échouez sur une plage après le naufrage de votre navire. Commence alors votre aventure sur l’île de Tortage. Une sorte de didacticiel en solo sur les 20 premiers niveaux du jeu (qui en compte 80). Pour quitter Tortage, il faut mener ces quêtes de nuit à bien, celles-ci étant différentes selon votre archétype.

Mais rassurez-vous, il est possible de rejoindre, le jour, d’autres joueurs dans Tortage afin de gagner de l’expérience et de progresser plus facilement ensuite dans la partie solo. Ces débuts accomplis, vous quittez Tortage pour la capitale de votre faction. Et vous voici dans le monde ouvert d’Age of Conan !

Comme dit le barbare : "Baston !"

Le soft se distingue par son système de combat. Celui-ci laisse le joueur frapper lui-même en choisissant les directions d’attaque manuellement. Les frappes peuvent même toucher plusieurs ennemis. Un système de combos se greffe là-dessus : certaines techniques vous demandent de presser des directions de frappe dans un ordre précis. Sachant que les ennemis ajustent leur protection en temps réel vers trois directions : haut, bas, gauche. Le joueur aussi peut répartir ses trois cercles de protection, mais la manipulation ne se révèle pas pratique en plein combat.

Il en découle des affrontements réalistes et plus statiques que dans certains titres concurrents. La magie, de son côté, permet de "tisser" les sorts afin d’obtenir des réactions puissantes, mais longues à déclencher. Les classes magiques se montrent donc aussi relativement statiques, selon les situations, ce qui oblige à les protéger. D’autant plus que les joueurs sont "solides" : on ne passe pas à travers. Du coup les guerriers peuvent tenir le front et laisser archers et mages faire leurs œuvres à distance. Tactiquement intéressant ! Quant aux assassins, ils devront tenir compte de la luminosité pour rester furtifs. Pas question de foncer tête baissée.

Contenu haut niveau

Age of Conan offre de nombreuses zones "instanciées" jouables en difficulté normale ou épique. Si certains ajustements restent à faire, le contenu a le mérite d’être varié. Pour les joueurs les plus "hardcore", les raids sont la consécration suprême. Un raid rassemble quatre groupes de six joueurs et offre des combats dantesques. Sur chaque boss, chacun trouvera des items pour sa classe. Des équipements épiques visuellement magnifiques et apportant de sérieuses améliorations.Le combat entre joueurs est à l’honneur. Le gros morceau résidant dans les conflits entre guildes.

Chaque guilde, à force d’efforts, peut bâtir sa citée avec des bâtiments offrant des bonus à chaque artisanat du jeu. Plus la ville s’étend, plus la guilde accède à des technologies et plans puissants. De quoi susciter la jalousie. C’est alors avec armes de siège, mammouths et rhinocéros de guerre que débarqueront vos rivaux afin de prendre vos murs. Dantesque !

Maladie de jeunesse

Si le moteur graphique d’Age of Conan offre des environnements magnifiques et riches, il reste des failles techniques. Les collisions s’avèrent souvent mal gérées et quelques bugs graphiques émaillent le soft. L’interface, également, ne brille pas par sa clarté sur bien des points. Une partie des dialogues apparaît en anglais, et sur l’un de nos personnages, nous cherchons toujours trois combos pourtant gagnés… Mais ces maladies de jeunesse, espérons-le, seront corrigées. Car derrière, en termes de contenu, il y a vraiment du lourd !

Arrivé au niveau 10, il suffit de voir la richesse des arbres de talents (sans parler des caractéristiques secondaires à augmenter via des points gagnés régulièrement) pour réaliser qu’on peut vraiment personnaliser son avatar dans bien des voies. Un grand MMO ? Il en a les traits, maintenant c’est à Funcom d’assurer.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.


Note globale :

Intérêt :
Si des défauts de jeunesse subsistent, Age of Conan brille par son contenu riche et mature. Un soft qui se détache des autres MMO par son style de combat. Sombre, violent, souvent vulgaire et n’hésitant pas à flirter avec des connotations sexuelles, il mérite le détour. A réserver aux adultes.

Graphisme :
Le moteur offre des paysages vastes et magnifiques. La personnalisation des traits de chaque personnage que permet l’éditeur évite le phénomène "armée de clones". Un superbe terrain d’aventure dont la taille compense aisément quelque faiblesses (bouh qu’elle est laide la lave).

Animation :
Forcément, dans un MMO on n’attend pas la finesse de mouvement d’un jeu en solo. Les petits défauts dans les mouvements de votre avatar (comme les sauts) passent inaperçus à côté de la violence et de la grâce des bastons massives.

Son :
La zone de départ de Tortage offre des dialogues entièrement parlés de qualité, même en français ! Dommage qu’ensuite toutes les quêtes ne disposent pas de versions vocales. Les bruitages des combats plongent dans l’ambiance d’Hyboria avec violence et délice. Quant à la bande-son enregistrée par l’orchestre symphonique d’Oslo, le joueur y découvrira des morceaux somptueux.

Jouabilité :
Les contrôles plus compliqués que dans les titres concurrents réservent le jeu à un public averti. Mais c’est un vrai bonheur d’enchaîner les combos destructeurs. La gestion des collisions avec le décor doit par contre être nettement améliorée !

Difficulté :
Le monde d’Hyboria est violent et les quêtes pimentées ne manquent pas. Plus de 20 raids sont là pour les joueurs les plus persévérants.

Durée de vie :
Un contenu énorme assure une bonne durée de vie pourvu que Funcom suive son produit et corrige les quelques défauts de jeunesse.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans (nous appelons d’ailleurs les parents à respecter cette limitation, ce qui n’est pas toujours le cas sur le serveur où nous jouons !)
- Aux joueurs de MMORPG confirmés.
- A un public mature qui cherche une expérience en ligne différente.
- Aux fans de l’œuvre de Robert E. Howard.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dark Age of Camelot
- The Elder Scrolls IV: Oblivion

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