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The Darkness II (Xbox 360)

Batman, Spider-Man, Wolverine… rares sont les super héros pouvant se vanter d’avoir bénéficié d’une conversion vidéoludique de qualité. The Darkness en fait définitivement partie et les fans attendaient cette suite depuis 4 ans.

Preview

Infos sur le jeu

Genre : FPS
Sortie : 10 février 2012

Editeur : 2K Games
Développeur : Digital Extremes

Derrière cette longue attente se cache un transfert de studios. Starbreeze cède la place à Digital Extremes et le changement de direction s’avère aussi radical qu’intrigant.

A l’encre rouge

Cette suite se déroule quelques années après les évènements du premier jeu et Jackie Estacado tient désormais les rênes de la mafia new-yorkaise. Une position qui fait des envieux mais pas autant que le redoutable pouvoir du Darkness habitant notre "héros". Certains sont prêts à tout pour le lui arracher, littéralement.
Emblématique du passage de relais entre les deux studios, les graphismes délaissent le rendu réaliste du premier opus au profit d’un cel-shading du plus bel effet.

S’il arrive que ce style serve à compenser un moteur faiblard, ce n’est ici pas le cas. Les environnements sont riches, détaillés, très colorés, les personnages se meuvent avec naturels et les visages véhiculent de nombreuses émotions. Bien évidemment, la gestion des sources lumineuses bénéficie d’un soin tout particulier. Mais ne pensez pas que le style comics édulcore la violence typique de la série : The Darkness II est ultragore. Crucifixion, démembrement, décapitation et autres cœurs arrachés sont monnaie courante. Après tout, le Darkness n’a pas la réputation d’être une puissance bienveillante.

Eteins la lumière, montre-moi ton côté sombre

Cette suite emprunte aussi un chemin différent en ce qui concerne les phases de jeu. Le rythme posé et l’approche quasiment infiltration du précédent jeu ne sont plus à l’ordre du jour. Digital Extremes privilégie l’action spectaculaire et les affrontements directs. Néanmoins, Darkness oblige, on retrouve des mécaniques familières, à commencer par la vulnérabilité à la lumière. La moindre source lumineuse se traduit à l’écran par une vision troublée, une visée un peu flottante sans oublier la disparition de vos pouvoirs, bref une incitation au vandalisme des lampes et des néons. Car une fois de retour dans les ténèbres, la puissance du Darkness s’exprime pleinement. Deux tentacules apparaissent, chacun ayant ses propres spécialités. L’un tranche, l’autre permet de saisir un parcmètre pour le lancer sur un ennemi, d’utiliser une portière de voiture comme bouclier ou encore de ramasser des armes classiques (double flingues, Uzi, fusil à pompe…). Autant dire que l’action devient vite frénétique, d’autant qu’un Darkling (oui, un seul) se charge de semer la zizanie sur le champ de bataille. Il est ponctuellement possible de prendre possession de l’infâme gremlin pour se déplacer dans les aérations et débloquer certains passages, le jeu virant alors à l’infiltration.

Dons d’organes

Digital Extremes mise aussi sur l’évolution. Chaque victime, chaque exécution stylisée rapporte des points que l’on peut investir dans 4 arborescences de pouvoirs. Infuser les armes à feu avec du Darkness, renforcer les tentacules, créer un nuage d’insectes, un trou noir… on compte quelques dizaines de ces améliorations et elles ne seront pas de trop face aux membres d’une secte connaissant parfaitement les faiblesses de Jackie. Que ce soit par amour du comics ou par appétit des FPS qui défoulent, The Darkness II est un titre à surveiller de près.

Preview réalisée par Frédéric Dufresne.


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