Star Trek Online (PC)
Après deux MMO consacrés aux super héros, Cryptic change radicalement de registre avec Star Trek. Cet univers richissime doté d’une cohorte de fans tient à la fois de l’opportunité et du piège.
Preview
Genre : Action / aventure
Sortie : 1er trimestre 2010
Editeur : Namco Bandai
Développeur : Cryptic Studios
Situé 30 ans après les évènements de Star Trek Nemesis, le jeu permet de camper au choix un Klingon ou un membre de la Fédération, alors même qu’un conflit larvé oppose les deux factions.
Vivez longtemps et prospérez
Fidèle à ses habitudes, Cryptic propose un système de création d’une puissance impressionnante, permettant de jongler entre les attributs faciaux d’une multitude d’espèces pour générer votre avatar, mais aussi de définir dans le moindre détail l’habillage de votre vaisseau. STO possède en effet un gameplay double, alternant des phases spatiales et terrestres.
Voyager à travers les systèmes solaires ne se fait pas sans mal et, que ce soit de façon impromptue ou dans le cadre de missions, vos talents de capitaine seront mis à rudes épreuves. Les combats spatiaux adoptent une approche relativement tactique légèrement teintée de gestion. Chaque appareil possède une jauge de vitesse, quatre boucliers indépendants (avant, arrière, cotés), un répartiteur d’énergie (entre les boucliers, l’arsenal, la vitesse…) et différentes armes ayant un cône de visée limité. Ce qui distingue votre vaisseau des autres, c’est son équipage et plus précisément ses officiers, chacun disposant de compétences spécifiques que vous développez progressivement.
Apesanteur excessive
Dans la lignée de la série, ces duels sidéraux prennent la forme de ballets relativement lents que Cryptic tente de compenser lors des phases au sol (des zones privées) censément plus dynamiques. S’il y a aura des missions d’ordre diplomatique, axées sur des discussions ou des enquêtes, le combat occupe évidemment une place prépondérante. Une fois encore, on incarne le capitaine flanqué de ses officiers (ou d’autres capitaines-joueurs), autant de "pets" dont on peut définir l’équipement et les compétences. Le jeu permet un micro-management relativement poussé puisque l’on peut enregistrer une série de déplacements et d’actions avant de lancer un "go" pour une action coordonnée. Cela dit STO se veut accessible, il est donc parfaitement possible de simplement foncer dans le tas en faisant cracher ses phasers et en jonglant avec ses skills. C’est à ce moment que l’on réalise le côté "piège" de la licence. Malgré la profusion de lasers colorés, regarder un groupe de gars statiques qui canardent un autre groupe de gars, tout aussi statiques, n’est pas franchement engageant. Cela manque de pouvoirs délirants ou de combos esthétiques à l’épée.Beam me down
La réalisation s’avère aussi assez inégale. Franchement beau dans ses phases spatiales, le MMO se montre pour l’instant plutôt basique dans la représentation des intérieurs et des planètes, avec des animations assez rigides. Par ailleurs, beaucoup d’éléments relatifs à l’aspect Joueur contre Joueur demeurent flous. Il y aura une structure pour les clans et dans les zones frontalières, les batailles entre vaisseaux seront possibles, mais quid du reste ?A quelques mois de sa sortie, STO laisse dubitatif, tant sur le fond que sur la forme. Certes l’univers, d’une richesse exceptionnelle, promet d’être fidèlement exploité, mais il en faudra plus pour se faire une place entre l’excellent Eve Online et le prometteur Star Wars : The Old Republic.
Preview réalisée par Frédéric Dufresne.
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