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No More Heroes (Wii)

Nouveau projet de Suda 51, No More Heroes a tout de l’OVNI vidéoludique. Nous avons eu la chance d’assister à la présentation de ce soft à Paris. Et il va sans dire qu’il ne laisse pas de marbre. Attendez-vous à quelque chose de… différent.

Preview

Infos sur le jeu

Support : Wii
Titre : No More Heroes
Catégorie : Action
Développeur : Grasshopper Manufacture Inc.
Editeur : Rising Star Games / Atari

Après l’étrange Killer 7, Suda 51 nous ressort un concept déroutant. Bienvenue à Santa Destroy, ville fictive de Californie. Vous incarnez Travis Touchdown, fan de catch au chômage qui se procure un sabre-laser sur Internet. Cet engin en main, il se retrouve embarqué dans une organisation d’assassins. 10 tueurs sont hiérarchiquement au-dessus de lui et son but est de les éliminer pour devenir le numéro 1.

Un look à part

Pas forcément aussi déconcertant que Killer 7, No More Heroes garde néanmoins bien la même patte graphique. Une mélange de cel-shading, d’ombres très nettes et exagérées qui servent des personnages et décors taillés à la serpe. Ajoutez à cela, dans l’interface, de nombreux clins d’œil à l’ère des jeux 8 bits (HUD pixélisé, tableaux des scores "old school", etc.). Ce look bien caractéristique se retrouve dans le moindre élément puisque Travis se traîne partout sur une moto improbable et énorme, prenant des virages à 90°.

L’univers étant ouvert, vous pourrez visiter tranquillement Santa Destroy entre deux combats contre les assassins. L’occasion idéale pour accomplir des petits boulots débiles comme récolter des noix de coco afin de gagner l’argent nécessaire pour défier le prochain tueur de la liste.

Sabre et catch, un mélange à part

Les combats sont basés sur un système de combos particulièrement impressionnant. Le joueur se sert du bouton A pour frapper avec le sabre (la position de la Wiimote, vers le haut ou le bas, influant sur les coups) et du B pour réaliser des prises de catch. La détection de mouvement ne servant que pour certaines prises et pour les techniques de "finish". Ce qui n’est pas plus mal. Il faudra alors réaliser avec une main, ou deux, les mouvements affichés à l’écran.

La version du jeu qui sortira chez nous, par contre, sera bien censurée comme au Japon. Point de démembrements vus aux Etats-Unis. Les ennemis tombent en petits tas de cendres ou nuées de poussières. Le tout possède un certain côté Kill Bill tendance "destroy". Pour corser le tout, il arrive que votre sabre tombe en panne de pile (eh oui !). Il faudra alors le secouer généreusement. Et si votre employeur vous appelle sur votre portable, vous devrez mettre la Wiimote à l’oreille pour l’entendre. De grands moments de n’importe quoi.

Humour décalé

Les dialogues que nous avons pu entendre au cours de la présentation flirtaient souvent avec le second (voire troisième) degré. On sent que l’équipe s’est bien lâchée. Et que dire de la sauvegarde qui se réalise sur… la cuvette des WC ?

L’arme dépliable d’un des boss, se transformant en une espèce de hachoir démesuré, alimente le même registre un peu frappé. Reste à voir maintenant à quel point les missions annexes serviront la durée de vie du jeu. Pour l’instant, ce soft à part attendu pour la fin février séduit.

Décalé, drôle, proposant une action soutenu et spectaculaire : il a tout pour se démarquer. Mais comme souvent, ce n’est que le test final qui confirmera ou infirmera cette bonne impression.

Preview réalisée par Arnaud Papeguay.


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