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Resident Evil 4 (Game Cube)

A tous les fans qui rongeaient leur frein depuis plus d’un an, il est temps de ressortir votre bon vieux 9mm et vos plantes médicinales. Capcom propose sa dernière vision du survival horror avec Resident Evil 4.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : Action / aventure
Sortie : 18/3/2005
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : NINTENDO
Développeur : Capcom
Langues : Francais

Sur GameCube, la saga aura affiché du bon et du moins bon. Du bon avec le remake de Resident Evil et l’original Resident Evil Zero. Du moins bon avec les "copier-coller" des versions PSone de Resident Evil 2 et Resident Evil 3 : Nemesis ou un Code Veronica X approximatif. Que les joueurs se rassurent, RE4 fait évoluer la série de belle manière.

Leon S. Kennedy, le retour !

Resident Evil 4 met en scène Leon S. Kennedy, un habitué des phénomènes biologiques anormaux que l’on avait découvert dans Resident Evil 2 aux côtés de Claire Redfield et dans une "zombiesque" ville de Raccoon City à feu et à sang. Leon est désormais agent spécial au service du gouvernement nord-américain.

Dépêché en Europe afin de retrouver la fille de l’Oncle Sam, il se retrouve très rapidement dans une situation à laquelle il ne s’attendait pas : des villageois au dialecte étrange, possédant des facultés surhumaines et hostiles l’assaillent. Nul besoin de sommations, il va falloir en venir aux mains !

Plus de libertés

La première évolution marquante concerne l’affichage de notre aire de jeu. Certes, on avait déjà eu droit à la 3D dans de précédentes réalisations mais les plans de caméra fixes, marque de fabrique de la série, faisaient "has been". Eh bien c’est fini ! On se déplace désormais librement dans un environnement 3D où la caméra suit nos moindres faits et gestes. Et cela n’enlève en rien à notre dose de stress et d’adrénaline. Il était d’ailleurs temps car l’indulgence des joueurs commençait à être sévèrement émoussée. Resident Evil 4 se joue davantage en extérieur et la sensation oppressante des espaces clos est supplantée par une intelligence artificielle beaucoup plus vicieuse.

Au revoir zombies

Vous serez confrontés tout au long de l’aventure aux individus d’une secte étrange, dirigé par un illuminé prônant l’amélioration génétique de ses sujets. Ainsi, outre une résistance exceptionnelle il faudra composer avec les comportements imprévisibles de vos opposants, n’hésitant pas à appeler du renfort, à vous contourner pour mieux vous surprendre, à vous envoyer toutes sortes de projectiles. Allant de pair à cette hausse de l’IA, l’interaction avec les éléments du décor apporte de nouvelles possibilités. Il est possible d’effectuer diverses actions à l’aide du bouton A. Passer à travers une fenêtre, pousser une échelle, donner un coup de pied, sauter par-dessus une barrière, déplacer un meuble pour bloquer un passage ; autant d’options qui renforcent le côté action du soft.

Une visée plus intuitive

Et ce n’est pas tout. Combien de fois avez-vous pesté contre les problèmes de visée alors que vous étiez entourés d’ennemis ? Maintenant, on note l’apparition d’une nouvelle vue inspirée du Quake-like lorsqu’on met en joue. Le champ de vision se resserre mais on

dispose alors d’une vue beaucoup plus précise sur la cible, brillamment secondé par un petit point laser du plus bel effet. Attention on reste malgré tout dans l’esprit de la série. Il est impossible de se déplacer ni de réaliser un pas de côté quand on vise. Je ne vous cache pas que dans le feu de l’action on prend vite panique alors qu’on entend derrière soi les vilains se rapprocher.

Un confort de jeu qui reste toujours perfectible

A la liste des griefs, peu de choses à dire. La gestion de l’inventaire a été revue pour un meilleur stockage des objets et armes, tandis que les sauvegardes disséminées aux endroits clés de l’aventure ne viennent jamais à manquer. Un aspect jeu de rôle intervient en rapport à la collecte d’argent, l’amélioration des armes, de la barre de vie. La part du script joue pour beaucoup dans la progression et on se retrouve rarement bloqué. A ce sujet, les énigmes n’occupent qu’une place réduite dans l’ensemble. Cela dit, au regard de ce que nous propose ici Capcom, on se met à rêver d’une liberté de mouvements encore plus accrue pour le héros. Quoi qu’il en soit il n’y a pas grand-chose à jeter. Voici un coup de maître que l’on salue.

Test réalisé par Frédéric Pam.


Note globale :

Intérêt :
Après les hésitations des premières réalisations GameCube, ce Resident Evil est accueilli à bras ouverts.

Graphisme :
On avait été habitués à du très bon avec les deux précédents opus GameCube. Celui-ci ne dérogera pas à la règle. Enfin un moteur 3D digne des possibilités de la console !

Animation :
Leon a suivi un entraînement intensif depuis Resident Evil 2. L’animation dans son ensemble présente un niveau jamais atteint dans la saga.

Son :
Quelle ambiance ! La série tient bien son rang en matière d’atmosphère stressante et de gore. Excellents bruitages et voix en anglais sous-titrées clôturent le tableau d’éloges.

Jouabilité :
La jouabilité est en net progrès. A un point qu’on redécouvre la série sous un nouveau jour.

Difficulté :
Si l’intelligence artificielle est plus coton, l’évolution des mécanismes de jeu facilite la progression dans l’aventure.

Durée de vie :
Comptez une bonne vingtaine d’heures afin de venir à bout du scénario principal, et plus si vous souhaitez découvrir tous les secrets et bonus.


Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui aiment se faire peur
- A ceux qui souhaitent découvrir le survival horror dans d‘excellentes conditions
- Aux joueurs qui veulent sauver la fille du président

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Resident Evil
- Resident Evil Zero

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