Micromania

Medal of Honor : Résistance (PlayStation)

Ne sont pas légion (d'honneur) ces jeux qui ont donné ses lettres de noblesse au Doom-like sur PlayStation. Heureusement, Medal of Honor vient prêter main forte à son prédécesseur qui finissait par se sentir bien seul.

Test

Infos sur le jeu

Note globale :
Genre : FPS
Sortie : 9/12/2000
Multijoueurs : Non
Internet : Non
Local : Non

Éditeur : ELECTRONIC ARTS
Développeur :
Langues : Francais

Plutôt que de Doom, Duke, Quake ou bidule-like de tous poils, au sujet de Medal of Honor, mieux vaudrait parler de Goldeneyelike. En plus d'offrir le sadique avantage d'être à peu près imprononçable à voix haute (Goldeneyelike), ce mot met le point sur les i quant à la nature du jeu. La puissance tactique y compte tout autant que la nuisance de feu. Pour une fois, dans un jeu d'action, votre tête ne servira pas qu'à distribuer équitablement les coups de boules.

Manon est de retour... aux sources

Medal of Honor, premier du nom, avait déjà introduit le personnage de Manon. Une française pugnace et baroudeuse, pilier de l'OSS, qui s'était révélée cruciale au terme de l'aventure. Et bien Manon a eu de l'avancement : elle se coltine aujourd'hui le premier rôle. Et comme Medal est un jeu à la première personne, Manon, c'est vous. Mais dans cet opus rétrospectif, elle n'est pas encore la terreur des frisés à laquelle elle se destine.

En réalité, elle vient tout juste de se mettre au service de la résistance, sous la coupole de son frangin, vague sorte de super-résistant. Dès leur première mission en binôme, ce super-déjà-moins-résistant disparaît dans la conflagration d'un camion d'armes, pour avoir tenté de le subtiliser pas très subtilement.

Jamais à court de ressources, Manon

Manon se réfugie alors dans les catacombes et jure d'honorer la mémoire de son frère calciné, en faisant voeux à son tour de super résistance. De là, votre objectif second sera de condamner ces souterrains infestés d'Allemands. Il vous suffira de dénicher et d'enclencher 3 détonateurs, stratégiquement placés par la résistance. Revenu à l'air libre, il vous faudra encore couvrir un réseau de Presse clandestine, en démantelant ou dissimulant toutes les preuves qui traîneraient. Et c'en sera bientôt fini du premier stage. Il vous en restera encore 6 à ce compte-là, qui vous feront crapahuter à travers la France, l'Afrique du Nord (Casablanca), la Grèce, l'Allemagne ou l'Italie.

Pas bêtes, ces Allemands !

Fidèles au premier Medal, ces acharnés renvoient toujours les grenades, pour vous apprendre à insulter leur Intelligence Artificielle. Celle-ci, qui conférait déjà à la première aventure un souffle et un suspense haletant, a été rehaussée de plus belle. Encore plus de gammes, de variations, d'autonomie, d'initiative, d'adaptation... ces nazis virtuels sont vraiment devenus très balaises. Ils vous tombent parfois dessus si pernicieusement au débotté qu'on jurerait qu'ils sont ou qu'ils étaient malins. De même que vos camarades de rifles d'ailleurs, puisque ce type de coopération a été rondement accru.

Et la chimie opère ; si ça cafouille, vous ne pourrez que vous maudire. Vos manoeuvres de dézingage s'en trouvent ainsi doublement raffinées. Triplement, si l'on tient compte des subterfuges et déguisements désormais à votre portée, pour leurrer la vigilance de vos adversaires.

Du tout cuit, du tout bénef

Tanks ou side-cars sont maintenant à compter au nombre de vos ennemis et, pour la peine, vous pourrez profiter ponctuellement de quelques armements lourds empruntés au camp adverse. Pour l'ordinaire, il ne faudra compter que sur 12 armes, du flingue arbalète au bazooka analphabète. Comptez surtout sur votre jugeote à chaud et votre promptitude à refroidir les sentinelles. Côté prise en main, c'est du tout cuit, tout bénef. Du menu jusqu'au contrôle de l'héroïne, on est monté sur roulement à billes. Le décor pourra montrer certaines collisions absurdes, on s'en dépatouillera toujours haut la main. L'atmosphère du jeu dépote ou asphyxie sans platitudes et ménage scientifiquement ses effets d'adrénaline. En revanche, le mode 2 joueurs n'est là qu'à titre de bonus.

Test réalisé par Jean-Jacques


Note globale :

Intérêt :
Une suite qui rectifie quelques défauts du premier et charrie pas mal de qualités toutes fraîches. Script béton armé et facture bien au dessus de la mêlée. Quand même pas la carrure épique d'un chef d'oeuvre.

Graphisme :
Certes pas le point fort du jeu, mais les progrès sont manifeste depuis le premier volet. Pas évident de faire beaucoup mieux sur PlayStation.

Animation :
Loin d'être infaillible et très loin du carentiel. Assez efficiente en tous cas pour savoir se faire oublier en toute circonstance.

Son :
Les morcifs symphoniques vous plonge au coeur d'une vraie seconde guerre mondiale de cinéma. A cheval entre les films de guerre/espionnage des années 40/50 et sa morderno-popcornisation spielbergienne.

Jouabilité :
Mises à part de légères anicroches, quelquefois dues à une 3D récalcitrante, on vogue ici dans le surjouable et la suprême aisance.

Difficulté :
Progression tout en grâce et en douceur. Les trois stades de difficulté se traduisent sur le terrain en difficulté à requinquer son perso. Plus efficace qu'il n'y paraît.

Durée de vie :
Seule fausse note handicapante, l'absence d'un grand mode Multijoueurs jubilatoire et percutant. Sans ça, en lonesome cowboy, le CD remplit pleinement son contrat.


Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fines gâchettes et fins gamers,
- Aux Doomlikeurs solitaires,
- A ceux qui ont trouvé le premier épisode trop bon, donc trop court.

Vous aimerez si vous avez aimé:
- Medal of Honor

Images

Image 1 sur 9

Mettre cette image sur votre blog :

Vidéos

Astuces

Avoir des balles qui ricochent sur les murs

Allez à l'écran des mots de passe, tapez "RICOCHET". Validez, un petit éclair vert confirmera. Allez à présent dans le menu des cheats et validez le cheat Ricochet.

Tous les secrets dévoilés

Tapez dans le menu mots de passe (rubrique options), ENTREZVOUS. L'écran va passer au vert puis revenez à l'écran des mots de passe et tapez : PORTECLEFS. Allez dans les codes secrets pour valider la triche que vous souhaitez. Voici d'autres codes pour s'amuser un peu plus.



MOHUEQUIPE : la galerie photo de l'équipe de développement.

MOHDESSINS : la galerie photo très cartoon.

DWIECRANS : écrans dreamworks interactive.

Accès à la mission Panzerknacker

Rendez-vous au menu options puis sélectionnez le menu mots de passe, tapez le code ENTREZVOUS et validez, l'écran passera au vert. Sélectionnez à nouveau le menu mots de passe et entrez le code LEMONSTRE, vous aurez ainsi accès au la mission : la revanche de Panzerknacker.