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Warhammer 40,000 : Space Marine

Warhammer 40,000 : Space Marine

Graia, un monde forge alimentant l’humanité en armes, est envahi par une horde d’Orks. Pour le commandant Titus et son escouade Ultramarine, la mission est simple : gagner du temps en attendant les renforts. La vision baston de Warhammer 40,000.
Que fait-on lorsqu’un studio "s’inspire" des icônes de votre univers pour produire l’une des licences les plus populaires de cette génération de console ? Une question importante à deux semaines de la sortie du nouveau Gears of War, mais dont Relic possède heureusement la réponse depuis deux ans : quelque chose de différent.

Dans le vif du sujet

S’il aligne inévitablement des bœufs biberonnés à la testostérone engoncés dans d’énormes armures – c’est pour mieux défourailler et tronçonner mes ennemis, mon enfant – Space Marine propose une expérience assez éloignée de la série d’Epic Games.Le ton est donné avec l’absence d’un système de mise à couvert : ici, les fusillades se font à l’ancienne. Cela étant dit, même si l’arsenal se révèle très complet (bolter, plasma, fusil de précision, lance-grenades, fusil à pompe, etc.), le tir ne représente qu’un aspect secondaire des affrontements. On dézingue les tireurs planqués dans le fond, on attendrit la première vague d’ennemis et tout le reste se fait au corps à corps. Couteau, épée tronçonneuse, hache ou un marteau : les combos restent identiques et peu nombreux afin de faciliter la prise en main. Une jauge de furie, démultipliant les dégâts infligés ou ralentissant le temps lorsque vous tirez, vient renforcer le caractère bourrin des pugilats. L’unique subtilité provient de certains coups assommants qui permettent de placer une mise à mort. Il s’agit là du seul moyen de récupérer de la santé. Une idée originale, qui fait définitivement basculer le titre dans le camp des beat’em all. Entre sa retranscription fidèle de l’univers de Warhammer 40K, sa mise en scène outrancière de la violence et ses armes qui procurent une sensation de puissance jouissive, le jeu s’avère un joyeux défouloir… l’espace de quelques combats.

Ultrarepetita

Car Space Marine peine à se renouveler durant ses 17 chapitres. On éviscère presque exclusivement des peaux vertes et si elles se déclinent en différentes "classes", cela n’altère pas pour autant la physionomie des combats. Relic bétonne l’aspect shoot au détriment du combat alors que l’on passe son temps au corps à corps, martelant du coup les mêmes combos et assistant aux mêmes mises à mort « ad nauseam ». Seules les rares phases en jet-pack apportent un brin de variété mais cela reste insuffisant.
De plus, outre les problèmes de finition (animations dans le vide, terrain "rugueux", caméra, équipiers inutiles), il y a un réel souci de gameplay relatif aux mises à mort. Contrairement aux autres titres utilisant ce système, le personnage ne bénéficie d’aucune immunité durant l’animation. Ces 3-4 secondes où l’on encaisse des dégâts sans rien pouvoir faire donnent lieu à des morts absurdes, aléatoires et donc frustrantes.

Mais où sont-ils ?

Pourtant, ce sont les absents qui causent le plus de tort au titre. La série de stratégie Dawn of War possède deux excellents ingrédients dont la présence tombait sous le sens pour Space Marine : un système d’évolution libre (équipements, compétences) et un mode coopération pour la campagne. Les deux manquent à l’appel même si un mode coopération façon Horde de Gears of War est promis d’ici la fin du mois. Reste donc le multi, plutôt fun car les armes à feu y jouent un rôle plus important et que l’on peut customiser ses persos (look, équipements, etc.) mais relativement chiche en contenu, à l’image du reste.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de l’univers Warhammer 40K.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dynasty Warriors : Gundam 3, si l’on aime le dessin animé.
- Sengoku Basara : Samurai Heroes sur PS3, bien plus riche.