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Viva Piñata : Pagaille au Paradis

Viva Piñata : Pagaille au Paradis

Malgré la grosse artillerie marketing, série de dessins animés comprise, Viva Piñata n’aura pas eu le succès escompté. Conscient des qualités du titre, Microsoft et Rare rempilent, mais de façon plus mesurée cette fois.
Viva Piñata était un sympathique titre de gestion victime d’une erreur de casting. Microsoft souhaitait s’appuyer sur son design très coloré pour conquérir un jeune public alors que son interface complexe et son rythme erratique le destinait plutôt à des adultes. Cette suite gagne-t-elle en cohérence ?

On prend les mêmes

Le principe, malgré quelques aménagements de forme, demeure identique. Partout dans le monde se déroulent des fêtes qui requièrent la présence de Piñata remplies de sucreries, et c’est à vous qu’il appartient de les fournir. Pour ce faire, vous devez attirer les bestioles dans votre jardin et trouver le moyen de remplir leur jauge de sucre. Cela implique d’aménager l’environnement (sable, terre, herbe, eau…), de cultiver certaines plantes, de construire certaines structures ou de placer des accessoires, de veiller à la reproduction (toujours via le même minijeu), au bonheur, de gérer les conflits et les prédateurs, de leur apprendre des tours… bref, un travail de titan. Evidemment, Monsieur Plus s’invite à la fête et cette suite comporte son lot de nouveautés : plus de 30 Piñata inédites, ce qui porte le total à une centaine, la possibilité de capturer des créatures dans le désert ou en arctique.
On trouve aussi des personnages supplémentaires qui vous aideront à entretenir votre jardin et à garder les envahisseurs à distance. Un mode libre permet de jouer sans contrainte et on peut s’amuser à plusieurs (en ligne et hors ligne).
Emporté par le courant

Pourtant, la sensation de se retrouver devant le même jeu prédomine. Difficile de s’en plaindre sur le plan visuel, tant le fabuleux esthétisme atypique de Viva Piñata conserve tout son charme, mais pour ce qui est du reste… Deux ans plus tard, Rare ne semble avoir tiré aucune leçon de son échec commercial. Alors que le jeu se destine toujours à un public jeune, il conserve son interface lourde et surtout ses problèmes de rythme. Cela commence dès le tutorial, alors que l’on apprend à maîtriser les mécaniques de base : plusieurs évènements parasites (apparition de bestioles, badges, etc.) interfèrent avec la phase d’apprentissage. Et cela empire par la suite, puisque les périodes de calme plat, parfois à la limite de l’ennui (bon, ben on va attendre que la nuit tombe pour que la bonne Piñata apparaisse…), sont entrecoupées par un déluge d’éléments débloqués.
A se demander si Rare connaît le sens du terme "progressivement". Le principe de bac à sable est excellent, mais depuis quand dispense-t-il d’une véritable campagne ?

Prix en pagaille

Ne vous méprenez pas, Viva Piñata reste un bon jeu de gestion. Il possède les qualités de richesse, de profondeur et de variété typiques du genre, qui caractérisait le titre original. Même si les nouveautés demeurent "subtiles", on prend plaisir à choyer les adorables Piñata et à peaufiner son petit coin de paradis. N’empêche que Pagaille au Paradis se pose en simple add-on. Or si Microsoft le vend à 40 dollars aux Etats-Unis, nous écopons en France d’un tarif de 60 euros.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- Aux gestionnaires amoureux des animaux


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