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Virtua Tennis 4

Virtua Tennis 4

Après un opus 2009 un peu décevant, Sega reprend Virtua Tennis sous son contrôle direct, affectant le studio japonais AM3 à la réalisation. Ce retour aux sources est-il synonyme de retour au top ?
Pour être honnête, le changement de développeur est loin d’être flagrant une fois le jeu en main. On retrouve ce bon vieux Virtua Tennis, immuable sous sa couche de vernis toute fraîche.

En Benny-Hill-O-rama

Techniquement, le jeu tient relativement bien la route pour ce qui est de la modélisation des personnages ou des environnements. Par contre, question animation, il y a un réel problème dans le rythme ainsi que les transitions entre déplacements et frappes. On retrouve cette course accélérée, presque ridicule, qui permet de tourner en rond entre deux coups, avec une interruption soudaine pour entamer un coup dont la vitesse d’exécution dépend de la vitesse à laquelle la balle débarque.Pour peu qu’il s’agisse d’un coup flottant, on a l’impression de voir le joueur taper au ralenti avant de repartir en mode "avance rapide". Peu probant. Et ce ne sont ni les 2-3 animations d’humeurs, identiques pour tous les joueurs, ni les plongeons (voir les chutes ridicules) qui arrangent les choses.

Hadoken !

Le gameplay reste, dans les grandes lignes, fidèle à la série, avec ses trois boutons et sa jauge de service. La grosse nouveauté réside dans la jauge de Focus, qui se remplit lorsque l’on joue selon un style spécifique propre à chaque joueur, et permet de déclencher un super coup souvent décisif. Une idée amusante mais qui dans les faits pose un gros problème d’équilibrage, de mauvais augure pour le multijoueur. Certaines aptitudes permettent en effet de remplir plus rapidement sa jauge que d’autres. Autre bizarrerie : les trajectoires de balle. Malgré l’emploi de lifts croisés au maximum, il est quasiment impossible d’orienter la balle sur une trajectoire latérale, à moins d’être au filet, position du coup vraiment dominante. Quant à l’intelligence artificielle, si elle fait illusion en simple, les doubles révèlent ses incohérences.

Quand est-ce qu’on joue ?

Le traditionnel mode Carrière qui permet de monter un joueur prend la forme d’un jeu de l’oie. On utilise des tickets aux valeurs aléatoires pour se déplacer à travers le monde, enchaînant toutes sortes d’évènements : minijeux, évènements promotionnels, blessures, repos, tournois en simple ou double. Le problème est qu’outre l’aspect flou de la progression du joueur on passe plus de temps à tirer sur des cibles ou maintenir un échange dans une soufflerie qu’à faire de vrais matchs. Et du coup, une question fondamentale se pose : pourquoi acheter un jeu de tennis alignant de vrais joueurs, si on passe son temps à ramener des portées de poussins à leur maman en esquivant des balles explosives ? Pour profiter de la détection de mouvement (bien implémentée mais amputée de la gestion des placements), VT4 ne souffre aucune concurrence. Mais pour revivre l’intensité des matchs d’anthologie vus à la télé, Top Spin écrase le titre de Sega. L’époque où VT4 avait le monopole de l’accessibilité est révolue : Top Spin 4 se montre tout aussi aisé à prendre en main mais dispose d’une profondeur de gameplay sans commune mesure. On vit des matchs intenses, tactiques, spectaculaires, bien loin des échanges dynamiques mais stéréotypés de Virtua Tennis.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans.
- A ceux qui préfèrent jouer à la baballe plutôt qu’au tennis.

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