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True Crime : New York City

True Crime : New York City

Après l’appel au boycott lancé par la police new-yorkaise contre True Crime : New York City, nous étions curieux de jeter un oeil à ce brûlot censé donner une si mauvaise image de la police. Les aventures de l’inspecteur Marcus Reed justifient-elles une telle levée de bouclier ?
Fils d’un criminel notoire se trouvant derrière les barreaux, ex-gangster lui-même, Marcus Reed a finalement opté pour la carrière de flic. Après avoir passé quelques années en uniforme à battre le pavé, le voilà même promu inspecteur en début de jeu. Hélas, son mentor se fait liquider alors qu’il s’apprêtait à démasquer une taupe au sein de l’unité anti-mafia de la police. Pour trouver le coupable, vous avez carte blanche. Comme dans TC : Streets of LA, vous pourrez ici vous la jouer « Good Cop / Bad Cop » selon votre humeur : défenseur de l’ordre ou ripou irrécupérable, le jeu vous laisse une large marge de manœuvre. Racket de magasins, utilisation systématique de la force, revente de vos saisies aux monts de piété , les pourris vont pouvoir se lâcher...

East Coast style

Après avoir reconstitué pour le titre précédent la plus grande partie de Los Angeles, les développeurs de Luxoflux se sont attelés cette fois à la modélisation de Manhattan. Résultat : une ville immense à parcourir, des rues à l’infini où le crime s’en donne à cœur joie et des tas de commerces à visiter pour acheter fringues, armes, voitures, disques ou coupes de cheveux.
Pour y circuler, on peut bien sûr utiliser une voiture de police banalisée ou réquisitionner n'importe quel véhicule en pleine rue, mais on peut aussi prendre le métro ou le taxi , à la longue, ces deux derniers moyens de transport deviennent vite vos meilleurs amis pour parcourir rapidement cet immense territoire.
Du bon...

Ceux qui ont joué à TC : Streets of LA repèreront vite quelques améliorations. Le système de combat a par exemple été profondément remanié : les gunfights sont désormais plus simples (ndr : voire beaucoup trop) grâce à l’ajout du verrouillage des cibles et les combats au corps à corps sont plus coulés que dans l’épisode précédent. Autre simplification à signaler : le système d'améliorations se résume désormais à l’achat des compétences. Exit donc les tests parfois frustrants. Des missions secondaires – courses ou combats – ainsi qu’une météo variable sont également de la partie. Enfin, une excellente bande-son meublera les balades des inconditionnels du cruising : Wu-Tang Clan, Public Ennemy, White Zombie, Iggy & The Stooges, les Ramones, etc. Du tout bon, pensez-vous ? Pas uniquement...

Et du moins bon...

A côté de ses indéniables qualités, TC: New York City présente aussi quelques défauts assez irritants. Niveau ambiance, le plus gênant est sans doute le manque de diversité dans les modèles de piétons. On croise ainsi très souvent des groupes constitués de personnages identiques et leurs animations sont terriblement répétitives , tout ça donne parfois un côté artificiel à l’ensemble. Sur le plan technique, soulignons un framerate très irrégulier, des plantages occasionnels et quelques problèmes de caméra dans les espaces confinés. Ca ne rend pas le jeu injouable pour autant mais ces faiblesses viennent souvent gâchent le plaisir.
Ajoutons pour finir que l’absence totale de difficulté dans le système d’interrogatoire / d’extorsion ruine complètement cet aspect du jeu et que les missions principales sont presque toutes conçues sur la même structure (on rentre, on flingue tout ce qui bouge et on interroge le boss).
Pour joueurs avertis

Malgré tout, la comparaison entre TC : Streets of LA et TC : New York City reste à l'avantage du second : le graphisme est globalement plus soigné, le joueur est plus libre et a plus de choses à faire, les crimes de rue sont plus variés et les missions secondaires apportent une diversité bienvenue à la structure du scénario principal. Hélas, la technique ne suit pas toujours et la difficulté est bien trop basse pour donner du fil à retordre à quiconque. Les policiers new-yorkais avaient-ils au final besoin de faire tant de bruit ? A vous d'en juger mais il est sûr que la violence – souvent gratuite si vous êtes d'humeur "bad cop" – est omniprésente. Un titre destiné aux plus de 18 ans.

Test réalisé par Guillaume Pan.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux amateurs d’action
- A ceux qui n’ont pas peur de la violence
- A un public adulte

Vous aimerez si vous avez aimé :
- True Crime : Streets of L.A.
- La série des Grand Theft Auto