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TimeShift

TimeShift

Initialement prévu sur Xbox, TimeShift a connu quelques déboires dans son développement. Le voir maintenant débarquer sur next-gen présage-t-il un soft au rabais ? Loin de là, TimeShift ne révolutionne peut-être pas le genre, mais offre une expérience de jeu de qualité.
Peu de rapports entre feu-Timeshift sur Xbox et cette nouvelle mouture. Nouveau moteur graphique, nouveau scénario. Ce soft avait un peu été présenté comme un monument qui allait secouer l’univers des FPS grâce au jeu avec le temps. Bon, c’était peut-être survendu, car si rien de bien révolutionnaire vous attend, c’est avec plaisir que l’on avance dans le monde de TimeShift.

Dans cet univers, un scientifique nommé Krome met au point une combinaison capable de faire voyager son porteur dans le temps. Etrangement, il s’empare du premier prototype, disparaît avec et fait sauter les installations scientifiques. De votre côté, avec le second prototype, vous vous lancez à sa poursuite à travers le temps pour le stopper. Cependant ce voyage a créé une réalité alternative. Vous voici approximativement à la fin des années 30. Mais dans un monde différent, ravagé par une guerre civile et à la technologie plus évoluée que dans notre réalité à la même période.

Confusion temporelle

L’aventure vous fait rejoindre immédiatement la rébellion de manière un peu artificielle, sans bien trop comprendre ce que vous faites là. Quant à la raison de cette trahison de Krome, il faudra attendre les flash-back distillés au cours de l’aventure pour en savoir plus.
Votre combinaison permet d’agir sur le temps : le stopper, le ralentir ou l’inverser. Evidemment, ceci consomme plus ou moins d’énergie. En pratique, le joueur se rend vite compte qu’il n’a pas 36 possibilités et que l’usage du bon mode d’action sur le temps est soufflé par le jeu lui-même (auto sélection du mode).
Et ce d’autant plus que l’action, à l’instar d’un Call of Duty, s’avère très linéaire et "scriptée".

Mais est-ce mal ?

Cependant, si on considère et accepte ce jeu avec le temps comme un "bullet time" de luxe, le soft s’avère plaisant. Avec son lot classique d’armes et son action rythmée dans un univers vraiment accrocheur, il réserve ses très bons moments. Il est très amusant de stopper le temps pour désarmer un ennemi qui cherchera alors où est passé son arme. Ou passez dans son dos, et admirez-le chercher sans comprendre pourquoi vous n’êtes plus là. L’intelligence artificielle (IA) se comporte donc plutôt bien. Et elle sait vous fixer, vous contourner et chatouiller vos réflexes. Un bon point quand certains titres se contentent de proposer des pigeons décérébrés (suivez mon regard….).
En multijoueur, cette utilisation du temps permet quelques actions bien vicieuses face à vos opposants humains. Des grenades créent des failles temporelles. Coincez un ennemi dans une bulle qui le ralentit ou le fige, et c’est "free kill".
Un air de Matrix

Forcément, les séances de flingage au ralenti qui font voler en éclats colonnes et certains éléments du décor ne sont pas sans rappeler un certain film. Graphiquement, le jeu se révèle très réussi. Il n’est pas le plus beau soft de la console, mais rend vraiment bien. Avec une mention particulière pour l’effet de pluie quand on stoppe le temps.

De même, les combats immergent avec un soin particulier aux effets et à la mise en scène. De quoi laisser le joueur scotché devant l’écran. Bref, vous l’aurez compris, TimeShift n’est pas un FPS qui innove de manière démesurée. Mais il s’agit d’un shoot classique et très solide. Aucune raison donc pour le fan du genre de passer à côté.

Test réalisé par Arnaud Papeguay (qui aimerait arrêter le temps pendant le week-end).

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- Aux fans de FPS qui en ont marre de la Seconde Guerre mondiale
- A ceux qui aiment les bullet time améliorés
- Aux joueurs qui veulent une IA pas trop débile


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