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The Sopranos : Road to Respect

The Sopranos : Road to Respect

Fans de la série télévisée et adorateurs des ambiances mafieuses, l’arrivée de The Sopranos en jeu vidéo ne peut que vous intéresser. Du moins en théorie. Car il se pourrait bien que les premiers instants passés sur le jeu vous fassent déchanter… Un comble pour un Soprano ?
Attention : le jeu vendu dans le commerce est entièrement en anglais, voix et textes.

Retrouver la famille Soprano et toute l’ambiance de la série, la promesse est belle. D’autant que le jeu se dote de la voix des acteurs et de divers personnages authentiques. Vous voici dans la peau de Joey LaRocca, fils du controversé Salvatore Bonpensiero. Ce qui ne vous attire pas que l’affection de la part des autres membres de la "famille". C’est donc comme simple homme de main, machine à donner des claques, que vous débutez.

Une ambiance… mémorable ?

Il est sûr que la première chose que le joueur attend d’une telle licence, c’est une ambiance mafieuse qui lui donne l’impression d’être au sein d’un véritable clan du crime avec ses lois un peu spéciales. Mais lorsqu’on décroche rapidement de l’histoire, faute d’être captivé, une bonne partie du pari est ratée.
Avec son scénario qui tourne toujours un peu en rond et n’est que prétexte à des bastons en série, le soft se révèle bien trop simplificateur et sombre dans le "facile". Missions linéaires et peu captivantes vous baladeront dans divers environnements plus ou moins réussis. Par contre, si vous aimez donner des tartes, vous allez être servi !
La foire aux bugs

Même au niveau défouloir pur les développeurs manquent le coche. Déjà dès le début vous serez choqué par les saccades incessantes du jeu qui, s’il est graphiquement acceptable, ne casse pas la baraque au point de justifier un tel ratage. Ce qui a des conséquences évidentes sur le gameplay. Derrière se greffent les "habituels" bugs de collision et parties du corps passant à travers les murs d’une manière si grotesque qu’on se demande presque si ce n’est pas intentionnel.

Une fois dans l’action, c’est le système de combat qui montre toute son imprécision. Si les commandes s’avèrent simples d’emploi, la précision des mouvements dans le jeu rend aléatoire votre bon placement. Pire que cela, le système de combat en lui-même n’amuse qu’un temps. Pourtant il est possible d’interagir avec certains éléments du décor (pointés d’une gracieuse flèche rouge). Ainsi vous pouvez écraser le crâne d’un gugusse dans un tiroir, lui éclater le nez sur la table le cogner gentiment contre une pissotière ou un sac de frappe.
Les combats sont fréquents et bien trop souvent totalement gratuits (telle une façon "polie" d’entamer les négociations). Au fil de l’aventure, vous apprendrez de nouvelles techniques spéciales vicieuses à placer dans certaines conditions.
Permis de tuer ?

Vos actions violentes devront éviter de se dérouler devant trop de témoins. Plus la scène est publique, plus vous perdez de respect. Perdre entièrement votre jauge vous conduira à une situation peu… enviable. En pratique, le joueur doit tout de même faire très fort pour en arriver là. Par contre, la sanction est directe si vous sortez votre arme à feu pour flinguer un importun. Non Monsieur, on ne tire que si on est autorisé à le faire. Sinon fin du jeu… A ce titre, signalons la laideur apocalyptique de la démesurée croix de visée que nous sert le soft. Précisons enfin que les discussions vous donnent l’opportunité de choisir le ton de votre réponse. L’effet sur la suite des événements restant plus qu’incertain d’après nos essais répétés. Au final, The Sopranos fait vite déchanter à cause d’une réalisation sortie tout droit du passé.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans
- Aux fans de la série, quoi qu’il arrive
- Ou peut-être justement à ceux qui ne la connaissent pas
- Aux joueurs qui aiment taper


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