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The Legend of Zelda : The Wind Waker

The Legend of Zelda : The Wind Waker

Un nouveau support, un nouveau Link, un graphisme plus dans l'air du temps... Un vent de renouveau souffle sur la légende de Zelda, ce n'est plus un secret pour personne. Malgré tant de bouleversements, Miyamoto aura-t-il réussi à sauvegarder l'âme de la série ?
De sa première apparition sur NES jusqu'au Masque de Majora sur Nintendo 64, Zelda s'est imposé comme La référence des jeux d'action / aventure. Les développeurs sont bien conscients de l'aspect légendaire de cette saga, jusqu'à l'intégrer au jeu lui-même. Et c'est ainsi qu'en guise d'introduction, une tapisserie retrace l'histoire d'un jeune garçon vêtu de vert ayant délivré un peuple de la tyrannie d'un certain Ganon. Des années plus tard, Ganon ressurgit, mais du héros, en revanche, il ne reste que la légende, perdurant par le biais de villageois parant leurs enfants de vert dès le passage à l'adolescence, dans l'espoir qu'un jour, l'un d'eux fasse revivre le mythe.

C'est pas l'homme qui prend la mer...

L'aventure commence sur l'île de l'Aurore. On y fait la rencontre d'un blondinet, qui, comme par hasard, fête aujourd'hui ses 12 printemps. A l'instar des précédents volets, la prise en main s'effectue tout en douceur. Après avoir revêtu l'habit prophétique, on fait le tour du propriétaire, on teste les aptitudes du perso (sauter, ramper, pousser, grimper, etc.), on papote avec les habitants (z'auriez pas vu une damoiselle en détresse ?), on récupère l'équipement de base : épée, bouclier, longue-vue (le paquetage s'étoffe ensuite du boomerang, du grappin, et de l'arc), on apprend à manier la lame (chling chling), on taillade les arbustes pour récupérer ses premiers rubis, etc. Puis, bang, la catastrophe se produit : la soeur du héros en herbe se fait enlever par un vilain volatile , et comme le gamin est le seul à être habillé en vert (pas de bol), c'est à lui de prendre la mer.
Donjons et dragons

La particularité de ce nouvel opus est de proposer un univers composé d'archipels. Pour délivrer sa frangine, le héros doit naviguer d'île en île à bord d'un voilier à tête de dragon doté de l'usage de la parole (plus rien ne m'étonne). Celui-ci prodigue de précieux conseils grâce auxquels on devient vite un vrai loup de mer : contrôler les vents à l'aide d'une baguette en reproduisant une mélodie à l'aide du stick (tiens, ça me rappelle un certain Ocarina of Time), lire la carte, etc. A chaque escale, on trouve des échoppes (afin de se ravitailler en bombes, potions, appâts), et bien entendu les célèbres donjons avec énigmes et boss, mais aussi de nombreuses quêtes annexes : livraisons, sauvetages, etc. De nouveaux objets viennent également enrichir l'inventaire : massue, voile, feuille Mojo qui sert à la fois d'arme et de parachute. Mais on ne vous en dévoilera pas davantage sous peine de vous gâcher le plaisir de la découverte.

L'amorce d'une ère nouvelle

Au niveau du visuel, Nintendo a pris le risque de s'attirer les foudres des fans en attribuant le jeu d'un style cartoon. Passées les réticences précédant l'allumage de la console, on est forcé d'admettre que le jeu en valait la chandelle (ceux qui possèdent le pack collector pourront d'ailleurs faire la comparaison puisque celui-ci contient la version N64 de Ocarina of Time, plus une autre aventure, The Master Quest, quasi-identique à Ocarina of Time sauf pour quelques bifurcations de trajectoires et une difficulté plus élevée). Entre les mimiques du héros, les objets qui bougent lorsqu'on les frôle de trop près, la végétation pliant sous le poids du vent, les éléments qui se déchaînent lors des traversées... Jamais l'univers de Zelda n'a été aussi vivant que sur GC, et on ne peut donc que saluer l'initiative de Nintendo quant à ce changement d'orientation graphique.

Que la triforce soit avec vous

Pour ce qui est de l'ambiance, les développeurs n'ont pas rompu avec la tradition. Au niveau des rencontres, par exemple, les clins d'oeil aux précédents opus sont nombreux. Ça n'est pas sans une ch'tite larme à l'oeil que l'on retrouve les fées guérisseuses, l'arbre Mojo, ou encore l'elfe Tingle grâce auquel un second joueur peut participer à l'aventure en connectant la GBA à la GC (à condition d'avoir le câble adéquat). L'elfe apparaît alors sous la forme d'une lueur, assistant le héros en posant des bombes, en le renflouant en vie, magie, etc. Pour celui qui dirige Tingle, l'aventure est certes moins prenante, néanmoins l'effort pour exploiter la connectivité entre les 2 supports reste louable. Si vous êtes toujours en train de lire ce test (mais qu'est ce que vous faites encore là ?), on ne peut donc que vous conseiller de chausser vos bottes de 7 lieus pour vous procurer le dernier Zelda.

Test réalisé par Carine Larsen.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux qui cherchent le must en matière d'action / aventure
- Aux débutants comme aux joueurs confirmés
- Aux fans de la série


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