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The Elder Scrolls V : Skyrim

The Elder Scrolls V : Skyrim

Gouffre à temps libre, vampire de vie sociale, dévoreuse d’heures de sommeil : la saga The Elder Scrolls est une référence du RPG incontestable et incontournable. A Skyrim de perpétuer la tradition et de nous montrer que Bethesda reste maître du genre.
Plus de cinq ans se sont écoulés depuis la sortie du précédent épisode de The Elder Scrolls, Oblivion. Le temps de révolutionner la série avec Skyrim ? Soyons honnêtes : pas vraiment. Le nouveau venu reprend les points forts de la saga. Bethesda maîtrise la conception d’univers profonds et cohérents et le prouve une fois de plus. Bienvenue à Skyrim… euh, à Bordeciel en français. 200 ans se sont écoulés depuis Oblivion, l’Empereur a été assassiné et, comme d’habitude, vous commencez votre périple dans la peau d’un prisonnier. Vous voici conduit au billot pour être "raccourci" quand un dragon apparait et permet votre évasion.

"Au Nord, c’était les dragons"
Résumons : la province de Bordeciel est en pleine guerre d’indépendance et les dragons ressurgissent. Ça tombe bien ! Vous êtes un Fils de Dragon, être élu capable de parler la langue de ces monstres et de maîtriser leurs pouvoirs, l’avenir de Bordeciel repose entre vos mains. Evidemment, cette trame principale ne constitue qu’un infime fragment de l’aventure. Guildes, écoles de magie, confréries guerrières offrent un nombre incalculable de quêtes. Sans parler des personnes qui vous interpellent dans la rue ou vous glissent un message. Les développeurs ont conçu un vaste monde vivant où chacun a une petite phrase à prononcer, travaille, mange, se déplace et rentre chez lui pour dormir. Mais tout cela est habituel pour les fans de la série. Qu’y a-t-il donc de nouveau ? Bordeciel est une zone froide et montagneuse, inspirée des cultures nordiques. Cela rompt avec les vertes étendues d’Oblivion, ou les contrées très variées de Morrowind. De même, déambuler pendant 20 à 30 minutes sur des routes de montagne, en cherchant désespérément à s’orienter sur une carte particulièrement ratée, a forcément un côté austère. Heureusement (ou malheureusement pour les puristes), le système de voyage rapide permet de relier automatiquement les lieux déjà découverts. Le Grand Nord révèle nombre de mines et donjons à explorer, plus variés et soignés.

Entre neuf et vieux

Si Skyrim impose le respect et l’admiration par la taille et la richesse de son univers, il faut reconnaitre que Bethesda perpétue certaines traditions. Tout d’abord, on constate nombre de bugs ainsi que des soucis de collision. Le héros peut être accompagné d’acolytes virtuels, mais leur bêtise en fait de véritables boulets. Ce n’est pas tout, car les animations des personnages se révèlent très rigides. Quant au gameplay lui-même, il souffre d’un aspect presque "périmé" : la mécanique d’attaque/blocage reste limitée. Alors certes, les développeurs ont (enfin) répondu au souhait des joueurs d’incarner un personnage ambidextre, mais avec peu de réussite. Pourquoi ? Car s’il est permis d’équiper une arme dans chaque main ou toute combinaison d’arme et de sort, il devient alors impossible de parer. Un comble ! Rapidement, on préfère revenir à des choix plus classiques, d’autant que l’interface sommaire, terne et pas franchement pratique rend les jonglages entre armes et sorts pas franchement agréables. Ces défauts sont compensés par la créativité des développeurs et leur capacité à vous surprendre à l’aide de quêtes originales. Bethesda propose sans cesse des défis variés, des situations mémorables et des instants épiques qui marquent profondément. Alors certes, certains éléments ont encore été simplifiés. Il n’y a plus à peaufiner sa réputation avec son commerçant préféré, il n’existe plus de longues listes de caractéristiques à optimiser sur son héros. Mais comment oublier sa première rencontre avec un dragon ?

C’est ton destin

Dans Skyrim, il a été décidé de totalement supprimer les classes de personnage. C’est en jouant que vous définissez l’orientation de votre avatar. Combattre à l’épée ou à la magie, parer, crocheter des serrures fait grimper les talents liés. A chaque niveau, vous devez définir si vous augmentez votre santé, votre magie ou votre vigueur mais surtout vous obtenez un point d’atout. Celui-ci se place dans une des 18 constellations qui font office d’arbres de talents. Chaque constellation est liée au maniement d’un type d’arme, d’armure, de sort ou à une compétence (furtivité, forgeage, etc.). Ainsi, il vous est possible de totalement créer votre classe. Rien n’interdit, par exemple, de mêler maîtrise des armes à une main et des sorts de destruction. Ajoutez à cela le fait que votre avatar obtient des "cris" au fil de l’aventure. Ces techniques en langue draconique permettent de repousser vos adversaires, de bondir vers l’avant ou encore d’immoler l’ennemi. A vous de réaliser vos combinaisons personnelles ! Vieillot, Skyrim l’est incontestablement. Mais le contenu se révèle tellement immense, l’environnement tellement immersif ! Bethesda prouve une nouvelle fois sa maîtrise du genre et sa capacité à créer un univers dans lequel se perdre corps et âme est un plaisir. Impossible de nier le talent du studio ou de dénigrer ce travail tout simplement colossal.

Test réalisé par Arnaud Papeguay, perdu corps et âme dans Bordeciel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans.
- Aux fans de la saga.
- A ceux qui cherchent dans un RPG une expérience mémorable.
- Aux joueurs qui veulent un monde vivant et profond à explorer.
- A ceux pour qui l’immersion est l’élément clé de tout bon RPG.

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