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Stormrise

Stormrise

Les développeurs redoublent d’ingéniosité pour trouver une formule de RTS collant parfaitement à la jouabilité au pad. C’est au tour de Creative Assembly de tenter le coup avec Stormrise. Un soft qui a pour cadre une Terre ravagée par une catastrophe écologique.
Ubisoft, avec EndWar, a tenté de mettre notre voix au service du RTS. Du côté de Creative Assembly, on reste fidèle au pad mais avec une nouvelle approche. Studio à l’origine des excellents Total War sur PC, Creative Assembly s’essaie au RTS console. Le passage entre les deux mondes est-il facile ? Même pour un cador du genre, rien n’est évident.

On a tout pétééééé !

Tout commence avec une brève cinématique pas très folichonne qui montre la Terre ravagée par un désastre écologique majeur. Une présentation sommaire qui laisse le joueur avec plein de questions que les premières missions de campagne vont entretenir.Une partie de l’humanité a pu se terrer et échapper à l’hécatombe. Ces humains forment une faction technologique nommée Echelon. La majorité de l’humanité est restée à l’extérieur, survivant dans la douleur et mutant par la même occasion. Domptant des animaux gigantesques servant de machines de guerre, cette partie de la race humaine a pris le nom de Sai. Et ces deux factions se mettent évidemment sur le museau. Pourtant tout ne paraît pas si simple… Que vous veut Eona, officier de la faction Sai qui tente de vous contacter ?

La campagne du jeu permet de prendre contact avec ces deux espèces. Plutôt brève, elle vous oppose à des missions bien corsées. Parfois même un peu trop… Les habitués des RTS devront reprendre leurs bases car cette fois vous verrez l’action de très près. Collé à l’unité sélectionnée, et donc voyant ce qui est dans son champ de vision autour. Du coup, le moindre coin de rue peut devenir mortel puisque faute de vue aérienne vous ne voyez pas ce qui vous attend. A moins, évidemment, de poster des unités en hauteur ou des aéronefs. Puisque de leur point de vue vous verrez plus loin et par-dessus les obstacles. C’est le concept de verticalité mis en avant par les développeurs. Des hauteurs qu’il faudra également exploiter pour tirer sur l’adversaire. N’hésitez donc pas à grimper sur les constructions accessibles ou encore à utiliser le jet pack des snipers pour prendre position sur les toits !

C’est glauque chef

Très sombre, l’univers propose des villes éventrées, des sous-sols apparents. Ce qui permet des combats sur plusieurs niveaux et même en intérieur. Au cœur de tunnels, dans une usine : le danger vient de devant, du dessus, d’en-dessous. En multijoueur, ce type de carte permet de profiter des sous-sols pour couper les renforts ennemis en prenant un point de ravitaillement auquel sont reliés les autres. Toutefois, ce beau tableau est terni par un problème récurrent de pathfinding et des unités trop passives qui ne tirent pas automatiquement sur l’adversaire en se déplaçant. Parfois, elles se laissent massacrer sans réagir… L’autre difficulté viendra dans l’adaptation au système de contrôle. Le stick droit sert à déplacer sur 360° une zone de sélection autour de l’unité contrôlée. Cette zone de désignation relâchée sur l’icône d’une autre unité permet de passer à celle-ci. Le stick gauche, lui, ordonne les déplacements et dirige aussi la caméra. Catastrophique la première heure, ce dispositif donne des résultats satisfaisants ensuite. Même si on se prend les pieds au cœur de l’action, se trompant de sélection pour un rien… La gestion de la caméra et la perception de ce qui vous entoure s’avèrent ainsi souvent difficiles. Et ce n’est pas la peu réussie carte tactique holographique, que le joueur peut appeler, qui va vous aider… Il est aussi possible, sans quitter le point de vue d’une unité, de "pointer et glisser" pour en déplacer une autre.

Stormrise a des arguments pour séduire, un système de contrôle innovant et des combats qui rendent le joueur claustrophobe (ne pouvant voir tout l’environnement comme il en a l’habitude). Mais il manque de finition. Une première tentative sur console qui n’est pas un succès plein à cause de défauts pénibles. Mais donne, en tout cas, l’envie de voir venir un second essai plus mûr à l’avenir.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- Aux vétérans des RTS qui n’ont pas peur de tout réapprendre.
- Aux joueurs patients.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Tom Clancy’s EndWar