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State of Emergency 2

State of Emergency 2

Si le premier State Of Emergency était loin du chef-d’œuvre, il avait ses fans grâce à un gameplay bien défoulant, à une ambiance décalée et une certaine liberté d’action.
Il n’en reste rien ! Sa suite est un shoot à la 3e personne classique qui se prend au sérieux. Rockstar ayant abandonné le développement, qui passa d’ailleurs par 2 studios successifs, c’est à un jeu complètement différent que nous avons à faire.

Anarchie vaincra

L’aventure commence alors que Mac, membre d’une organisation présumée terroriste a l’origine du joyeux bordel du premier épisode, est sur le point d’être exécuté en direct par « la corporation », une organisation spécialisée dans la répression, la manipulation, la domination mondiale et la torture de petits chatons, contrôlant le gouvernement et les medias. Apres une évasion réussie, mais un peu
tirée par les cheveux, Mac va avoir la lourde tache de lutter contre la corporation aidé de ses fidèles amis, véritables odes aux stéréotypes pourris (gros latino tatoué à l’accent bien exagéré, hacker à la coiffure peu probable, grand noir bourrin et « la meuf », sorte de clone de Trinity dans Matrix, plus supportable que la vraie, je vous l’accorde).

On prend les mêmes et on recommence…pas

Si State Of Emergency était avant tout un beat’em all où il fallait fréquemment faire parler ses poings, sa suite est un shoot pur et dur sans aucune déviation. Pour un peu, on se croirait dans un FPS ou la caméra se serait logée derrière le personnage. Pour cause, le jeu ne propose pas les ingrédients traditionnels du shoot à la troisième personne comme la visée automatique. Ici on maintient le bouton tir enfoncé en visant au pif pour descendre la racaille armée courant à la mort sans regrets. Tout au plus restera-t-on en arrière un moment pour essayer d’en sniper quelques-uns avant de foncer immanquablement dans le tas.
Mais ne croyez pas que ce sera facile, loin de la, ils sont précis ces bougres, aussi futés que des cailloux, certes, mais précis, il n’est pas rare de voir sa jauge de vie se vider entièrement sous l’œuvre de snipers dont on tentera, en vain, de débusquer la location. Et voila où le bât blesse, le jeu est composé de phases ne proposant aucune résistance suivies sans ordre logique de phases trop dures , pas de celles appréciées des joueurs aguerris, celles qui donnent surtout envie d’éteindre la console et d’aller faire quelque chose de plus intéressant. Quatre personnages sont jouables, chacun ayant sa capacité propre absolument inutile la plupart du temps. On se contentera de changer de personnage quand le nôtre n’a plus de vie, ceux dirigés par la machine ne subissant pas de dégâts.

State Of Emergency 2 transpire le « vite fait », que ce soit lors des missions à pied, ennuyeuses, ou lors des séquences en véhicule à la maniabilité digne d’un bulldozer dans une ruelle étroite. Soucieux d’intégrer le taux minimum d’infiltration requis à notre époque, vous disposez d’un bouton qui permet de se pencher afin de tirer planqué derrière un mur, mais c’est bien trop imprécis pour être utile. Quelques phases de jeu viendront casser la monotonie, comme des séquences de sniper qui vous feront perdre jusqu'à ce que vous ayez mémorisé les lieux
d’apparition des ennemis (tout est scripté) ou encore des phases type « appuyez sur le bon bouton » qui ont perdu de leur originalité. La réalisation, quant à elle, est bien loin des standards actuels et rappelle la première génération de titres PS2 (textures sont fades, environnements peu détaillés, etc.).
Seules les gerbes de sang sortant des ennemis quand on les canarde sauvent le lot, et sont, faute de mieux, le point fort du jeu. Au vu de la quantité de bons jeux de tir disponibles sur PS2, ce ne sont ni le mode multijoueur archi-classique, ni le mode Arcade qui propose de faire de courtes missions inspirées des phases du jeu, qui nous feront oublier que l’on est devant un jeu médiocre.

Test réalisé par Delphine Lechat.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu?
- Aux tueurs sanguinaires
- A ceux qui aiment les jeux durs, très très durs
- A déconseillé avant 16 ans


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- Serious Sam