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Split/Second Velocity

Split/Second Velocity

Lorsque Climax s’est mué en Black Rock, le studio a laissé derrière lui les oripeaux de la simulation. Après s’être fait les dents sur l’excellent Pure, les talentueux britanniques repoussent les limites du délire avec Split/Second.
Le concept de S/S se résume en une phrase : un reality show sur les courses de rue dont on confierait la réalisation à Michael Bay, sans limite budgétaire. Bref, ça brille et ça pète de partout.

La multiplication des pains de C4

Si l’approche arcade rappelle Burnout, NFS ou même Ridge Racer, la victoire s’arrache ici en martyrisant ses adversaires à distance. Les dérapages, sauts, prises d’aspiration, dépassements et esquives remplissent une jauge d’action. Vous pouvez ensuite déclencher les nombreuses attaques pyrotechniques disséminées sur le circuit, lorsque les adversaires qui vous précèdent passent à proximité.Il existe toute sorte d’actions, permanentes ou réutilisables : des explosions (station d’essence, façade de montagne, immeubles, bus, etc.), des chutes d’objets (container, tour, avion, paquebot…), des ouvertures de raccourcis ou encore de spectaculaires modifications des circuits. Ce principe original place les réflexes de pilotage au centre du gameplay, conservant le plaisir d’atomiser ses adversaires tout en limitant l’injustice inhérente à la collecte d’armes des Mario Kart-like.

Beau comme un camion qui explose

Evidemment, ce concept transfigure autant les courses classiques que les épreuves d’élimination ou le contre-la-montre (dans lequel les pièges se déclenchent à votre approche). Et Black Rock fait encore preuve d’inventivité en introduisant la notion de survie, impliquant de remonter une colonne de camion larguant des bidons explosifs ou échapper aux missiles d’un hélicoptère (et accessoirement les lui renvoyer). Tout cela s’accompagne d’un déluge d’effets pyrotechniques et de ralentis (en solo) qui permettent d’admirer la plastique irréprochable du jeu, les craintes initiales concernant la fluidité n’étant plus qu’un mauvais souvenir. S/S dérape cependant sur quelques points. On pardonne aisément l’habillage "télé-réalité" finalement très gadget, se résumant à un présentateur qui surjoue et à une saison découpée en 12 épisodes. Par contre, la gestion de l’intelligence artificielle (IA) provoque quelques grincements de dents.

Je n’aime pas les bretelles !

Comme dans Burnout, ils sont soumis au principe de l’élastique, ne partant jamais trop loin devant, mais revenant sur vous de façon surréaliste, quitte à faire mentir les statistiques des différents bolides fictifs que l’on débloque. Certes, cela assure une tension constante mais aussi quelques frustrations. Heureusement, ce défaut disparaît en multijoueur. Les courses y sont acharnées, vicieuses et assez tactiques, le type de véhicules ou la connaissance des circuits jouant un rôle important. A ce sujet, bien qu’il n’y ait que 12 tracés, le nombre incroyable d’éléments interactif assure un déroulement toujours différent. Reste que les options sont un peu légères (pas de tournois, d’éléments purement online à débloquer).
S/S mérite cependant votre attention pour son concept original et les sensations viscérales qu’il procure : l’excitation de déclencher l’explosion d’un barrage crashant 5 ou 6 concurrents, un soulagement hilare en ressortant indemne d’une série d’explosions ou la jubilation d’utiliser pile au bon moment la dernière attaque pyrotechnique avant la ligne d’arrivée pour arracher la place de premier. Du fun à l’état pur.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 7 ans
- Aux fans de courses-poursuites dans les films de Michael Bay
- Aux joueurs en manque de Burnout
- Aux joueurs en overdose de Mario Kart

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Burnout : Revenge
- Ridge Racer 7