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Silent Hill : Book of Memories

Silent Hill : Book of Memories

Transposer les codes de la saga d’horreur dans un hack’n’slash, à vocation multijoueur : l’idée était originale. Malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur des ambitions.
Depuis le succès colossal des Monster Hunter sur PSP au Japon, le poutrage de monstres en multi sur portable apparaît comme un eldorado pour certains éditeurs nippons. Konami a donc décidé d’appliquer la recette à sa façon, sur Silent Hill, en confiant ce spin-off aux développeurs californiens de WayForward. L’idée peut paraître un peu folle, mais a au moins le mérite de se démarquer de ce qui se fait dans le genre.

Salle, Pyramid Head, trésor

Oubliez le scénario mis en avant et les ambiances travaillées : place à l’action et au level up. On commence par créer son avatar parmi des choix de designs, malheureusement un peu restreints et assez discutables.Votre personnage se voit offrir un livre, intitulé Book of Memories, par un mystérieux facteur. Il découvre que sa vie y est écrite et qu’il peut changer son passé, en la réécrivant. Cela induit alors des "cauchemars" qui sont autant de niveaux à terminer (une vingtaine environ). Dans ces lieux labyrinthiques, peuplés de monstres tirés de l’univers des Silent Hill, il s’agit de trouver le nombre de pièces de puzzle nécessaires, pour franchir la porte conduisant au niveau suivant. Chaque salle nécessite d’être fouillée, afin d’y trouver des clés pour avancer, mais aussi des objets de soin et, surtout, des armes. Couteau, tuyau, pistolet : tous disposent de propriétés variées, mais aussi d’une durabilité variable. Il faut donc obtenir fréquemment de nouveaux outils meurtriers, sous peine de devoir affronter les monstres avec ses petits poings nus. Dans les premières heures de jeu, on est agréablement surpris par les idées intéressantes que les développeurs ont eu, pour adapter la licence en hack’n’slash. On en oublie presque la réalisation, franchement pas top. La magie, par exemple, est gérée par un système assez original. Lorsque l’on tue un monstre d’un certain type (sang ou lumière), il laisse tomber des résidus qui, une fois récupérés par votre avatar, font pencher sa jauge karmique vers cet élément. À chaque palier franchi, d’un côté, comme de l’autre, il est possible de déclencher une puissante magie correspondante. Un élément clé, qui détermine le rôle de chacun, en multijoueur, et pousse à connaître le bestiaire un minimum.

De l’illusion aux désillusions

Malheureusement, la routine s’installe vite et les désillusions finissent par gangréner complètement la partie, après une poignée d’heures. Les niveaux deviennent extrêmement répétitifs et leur design, de plus en plus quelconque. Et dès que les affrontements commencent à se corser, les limites du jeu se font sentir d’un coup. D’imperfection en imperfection, on se rend compte que le titre est mal calibré et la mauvaise ergonomie du menu principal devient de plus en plus contraignante. L’impression de déception balaye alors la curiosité des débuts et ne quitte plus jamais. C’est vraiment dommage. Les équipes de WayFoward avaient visiblement des idées à faire valoir, mais ont manifestement manqué de temps, de moyens, ou de lucidité, pour les concrétiser de manière convaincante. Cet épisode parallèle de la série ne restera donc pas dans les mémoires, prolongeant la descente aux enfers d’une licence qui fut un jour la crème du survival horror.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux amateurs de hack’n’slash de plus de 16 ans.
- Aux fans inconditionnels de l’univers de Silent Hill, pas très regardants.

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- Heroes of Ruin sur 3DS.
- Silent Hill : Downpour sur PS3.