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Shinobi

Shinobi

La saga des ninja de Sega revient à ses origines : action et plateforme, façon 2D, à la difficulté insolente. Un nouvel objet de plaisir, pour masochistes... pas trop regardants sur la technique.
Dix-huit ans après Shinobi III, ce n’est pas Joe Musashi, mais son père, Jiro, que l’on retrouve dans cette nouvelle aventure. En 1256, le village du clan Oboro est attaqué. Jiro se retrouve alors propulsé 800 ans dans le futur et doit en découdre avec Zeed, l’organisation criminelle récurrente de la série... Raconté par de très jolies (mais cryptiques) cinématiques, proches du style graphique de l’anime Afro Samurai, ce scénario "American Ninja" s’avère malheureusement un peu pauvre. Mais qu’à cela ne tienne, après tout, on n’est pas là pour ça.

Sega c’est plus fort que toi
Shinobi revient à de l’action et de la plateforme à l’ancienne, en 2D vue de côté. Le tout est entrecoupé de quelques phases d’action, à dos de cheval, sur un le toit d’une voiture, voire carrément d’un avion. Jiro peut sauter, glisser au sol, donner des coups de katana, ou s’accrocher au plafond avec son grappin. Il lance également des kunai (couteaux de jet), en nombre limité, mais qui se rechargent régulièrement. Une pression sur un bouton detranche permet aussi de parer, un très court instant. Ce geste s’avère vite essentiel à la survie. Demandant beaucoup de précision et une bonne connaissance des patterns des ennemis, il deviendra la clef de voûte d’un gameplay exigeant. En effet, comme dans tous les Shinobi, la difficulté est très relevée, demandant un apprentissage par l’échec, l’humilité et parfois aussi le par cœur : un délicieux plaisir vintage et masochiste. Les ennemis sont placés aux endroits les plus odieux, tous est mis en scène pour vous pousser dans les précipices et n’importe quel sous-boss vous maltraite salement. Sans même être novice, certains devront se résoudre à ravaler leur fierté et aborder le jeu en facile, une première fois. Les tableaux et les ennemis sont identiques, seul le nombre de vies change. Le mode normal n’en offre que cinq (infinies en "débutant") pour terminer chaque niveau et ceux-ci peuvent s’avérer assez longs. Surtout s’il faut les recommencer plusieurs fois depuis le départ... On peut toutefois compter sur les puissants parchemins de magie, pour faciliter la tâche, même s’ils restent rares et sont, pour certains, une arme à double tranchant. Les furieux, aux réflexes félins et aux nerfs d’acier, qui parviendront à dompter la bête, pourront alors commencer à céder aux ambitions du système score. Bien fichu, il obéit à un principe de multiplicateur de points, qui augmente à chaque parade, ou ennemi touché, sans s’être fait soi-même amocher entre temps.

Moins moche que prévu

Depuis la diffusion des premières images du jeu, on espérait peu de la qualité graphique de ce Shinobi. Mais finalement, il s’avère un peu moins laid qu’on ne pense, une fois en mouvement. Le parti pris artistique, avec un rendu dessin animé, n’est pas trop mal et, surtout, les animations de l’agile Jiro se révèlent très convaincantes. Certains décors charment même parfois, même si, globalement le résultat reste quand même assez moyen. Pas de quoi non plus décourager les vieux briscards et les furieux, en mal de sensations douloureuses, qui accueilleront chaleureusement ce tribut à l’action/plateforme à l’ancienne. Les fans de la saga seront ravis, de surcroît, grâce aux nombreux clins d’œil aux précédents opus et la possibilité de trouver l’historique des précédents Shinobi, dans les bonus.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux ninja de 16 ans et plus, qui ont soif de challenge.
- À ceux qui aiment la difficulté à l’ancienne.
- Aux fans de Shinobi.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Les vieux Shinobi
- Cave Story