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Saw

Saw

Alors que Saw en est déjà à son sixième chapitre sur grand écran, c’est la première apparition de la série sur PC. Avis aux amateurs de puzzles vicieux et de morts qui font froid dans le dos, Jigsaw est prêt à envahir vos salons.
Si l’adaptation d’une licence de film d’horreur en jeu vidéo peut légitimement prêter à sourire, celle de Saw partait en plus avec le handicap d’avoir une histoire mouvementée. Abandonnée par Brash Entertainment à la fermeture du studio début 2009, puis reprise in-extremis par Konami. C’est donc plein de méfiance que l’on se lance dans l’aventure, qui va pourtant s’avérer surprenante à plus d’un titre.

I wanna play a game
Saw vous met dans la peau de David Tapp, inspecteur que l’on retrouve dans le premier film (incarné par Danny Glover à l’écran) qui se réveille avec un piège à loup autour de la tête (qu’on voyait notamment sur l’affiche du Saw original) et quelques dizaines de secondes pour s’en défaire avant de voir sa tête exploser comme une pastèque. Une fois sauvé, il vous faudra trouver le code quelque part dans la salle de bain dans laquelle vous êtes enfermé. Comme le dit souvent Jigsaw, tout est une question de point de vue, à vous de trouver où chercher. Cette énigme est la première d’une série de puzzles que vous aurez à résoudre tout au long de votre progression, souvent dans un temps imparti matérialisé par un minuteur stressant qu’il est difficile d’ignorer. L’ambiance est assez prenante dès le début de l’aventure et vous rencontrerez régulièrement les pièges vicieux du tueur au puzzle, qui a évidemment truffé l’asile dans lequel vous êtes coincé d’attrape-nigauds, qui vous invitent à faire preuve de prudence : poulie à désactiver via un Quick Time Event lors de l’ouverture d’une porte ou éviter les fils de détente afin de ne pas se retrouver plombé par un fusil à pompe bien caché, des plaques de verre brisé prêtes à vous détruire les pieds et mangeant allégrement votre barre de santé, trouver une vanne et résoudre un puzzle afin de rétablir l’arrivée d’air frais dans la pièce qui est en train de se remplir de gaz empoisonné… Enfin, chacun des chapitres (au nombre de sept) se termine par une sorte de grand puzzle final où vous devrez sauver l’une vos connaissances qui ne vous veut pas forcément du bien (le journaliste qui vous a accusé d’être Jigsaw, la femme de votre ancien partenaire). Des pièges particulièrement inspirés et qui font mal au cœur quand vous vous ratez, les amateurs du tueur au puzzle sur grand écran apprécieront…

It’s Saw-time baby

Si Saw laisse donc plutôt une bonne impression, le titre reste criblé de défauts qui l’empêchent de séduire une cible beaucoup plus large que celle des fans de la série cinématographique : vous aurez à vous battre à plusieurs reprises (contre des ennemis persuadés que la clé de leur liberté est dans votre corps !!!), et les combats mous à souhait. Pour résumer, les mouvements sont tellement lents que la meilleure arme du jeu (hors revolver) reste vos poings et vos pieds, tellement plus efficaces qu’une batte cloutée ou qu’un pied de table. Dans la deuxième partie du jeu, vous pourrez même créer vos propres pièges, mais leur utilisation demeure assez peu convaincante. Ensuite, le scénario reste très basique et les puzzles s’avèrent trop répétitifs sur la longueur de l’aventure. En dehors des circuits électriques ou des roues crantées à reconstituer, des clés à trouver au fond de toilettes remplis de seringues, des chariots de cochons morts à bouger… on tourne assez vite en rond et le titre aurait évidemment gagné à proposer une plus grande variété de minijeux. Enfin, où est passée la musique si angoissante des films, l’un des éléments essentiels de l’atmosphère particulière de la série ?

A l’heure du bilan, Saw s’avère un survival horror assez sympathique, facilement comparable à Silent Hill Homecoming saupoudré de quelques pièges "Jigsaw touch". Les fans passeront outre les nombreux défauts du titre et devraient apprécier l’aventure jusqu’au twist final, les autres passeront leur chemin car les bons survival ne manquent pas sur consoles actuelles… En attendant une suite ?

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux esprits vicieux de 18 ans et plus
- Aux fans des films évidemment
- Aux amateurs d’ambiance morbide

Vous aimerez ce jeu si vous avez aimé :
- Silent Hill Homecoming
- Condemned 2 : Bloodshot sur Xbox 360.