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Rygar : The Legendary Adventure

Rygar : The Legendary Adventure

Au fil de ces derniers mois, la PS2 a connu une véritable résurgence des jeux parus sur bornes d'arcade dans les années 80. Parmi les heureux élus on trouve Contra, Shinobi, mais aussi Rygar, le Russell Crowe du jeu vidéo.
En 1986, Rygar faisait ses débuts sur bornes d'arcade. Le jeu proposait d'incarner un gladiateur toujours prêt à défendre sa patrie contre l'envahisseur. A l'époque, l'action se déroulait sous la forme d'un scrolling horizontal entraînant le joueur dans une succession de niveaux d'action pure et dure. Fort de son univers mythologique et de la musculature de son héros, la série se poursuivit sur NES et sur Lynx. Puis, Rygar tomba dans l'oubli, jusqu'à ce que Tecmo tente de faire revivre le mythe en mettant à profit le potentiel de la PlayStation 2.

Devil May Cry façon péplum

Nouveauté majeure de Rygar pour son arrivée sur console nouvelle génération, l'abandon du scrolling horizontal au profit d'un univers tout en 3D. Et il faut bien avouer que graphiquement, le résultat est bluffant. L'architecture des mondes (sept au total) emprunte toujours au style gréco-romain et à la mythologie. Aux cascades et à la végétation luxuriante viennent se mêler des décors fouillés, des environnements immenses bénéficiant, de plus, d'une gigantesque profondeur de champs. Certes un spectacle aussi idyllique aurait été propice à un scénario épique, mais en réalité le soft s'aborde comme un Devil May Cry, à savoir en bourrinant.
Et on en oublierait presque que l'on a une damoiselle à sauver si les cinématiques ponctuant la progression n'étaient pas là pour nous rappeler une trame somme toute très banale : une princesse sans défense enlevée par des vilains pas beaux.
La lutte gréco-romaine

Pour progresser dans l'aventure, Rygar dispose d'un Diskarmor, instrument à mi-chemin entre le yoyo et le frisbee qui lui sert à la fois d'arme, de bouclier, et de passe pour ouvrir certains portails. On traverse les mondes en démolissant tout sur son passage - ce qui est d'autant plus grisant que la majorité des décors sont destructibles -, on affronte des boss massifs en invoquant des créatures mystiques (Cerberuuuussss !). Au fil des mondes, on acquière de nouvelles capacités : glisser, déplacer des caisses, utiliser le Diskarmor en guise de grappin, etc. On récupère aussi 2 autres types de Diskarmor (entre lesquels il faut jongler selon les ennemis) , ceux-ci pourront être upgradés en cumulant points et pierres mystiques. Voilà pour les grandes lignes. Rygar reste donc fidèle à sa légende : un jeu rentre-dedans, rapidement répétitif, mais hélas pas l'exutoire idéal au vu de ses nombreuses lacunes de jouabilité.

Arrête ton char Rygar

Eh oui, le gameplay a beau être assez basique, il n'est pas pour autant sans failles. Les plans de caméra, certes très esthétiques, sont source de problèmes de visibilité , le héros est lent à la détente. Et quand il s'agit de gravir des escaliers, sa démarche tient plus du canard boiteux que de Russell Crowe. Malgré les quelques déboires que cela occasionne au fil de la progression, la durée de vie plafonne à 6 heures tout au plus (je sais, moi non plus je n'y croyais pas).
Même si finir le jeu permet d'accéder à pas mal de bonus : cinématiques, thèmes musicaux, artworks, possibilité de rejouer l'aventure avec une pizza à la place du Diskarmor, de sélectionner n'importe quel monde... ça fait tout de même léger pour une première traversée.
Si on fait le bilan Rygar est un jeu court, moyennement jouable, mais qui a en sa faveur son graphisme d'exception. Il n'est donc pas exclu que les nostalgiques de la série ou les fans de jeux d'action / aventure à la Devil May Cry y trouvent leur compte.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux nostalgiques de la série
- A ceux qui cherchent un jeu exploitant le potentiel de la console
- A ceux qui n'ont rien contre les traversées éclair


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