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Rock Revolution

Rock Revolution

Si les jeux musicaux remportent aujourd’hui un succès sans précédent, Guitar Hero et Rock Band se partagent le gâteau à deux. Konami, géniteur du genre avec GuitarFreaks ou DrumMania, aimerait bien avoir sa part.
Fort d’une longue expérience dans le domaine, Konami constitue sur le papier un challenger valable et l’on pouvait penser qu’il suffisait de remplacer les chansons japonaises typiques de ses célèbres séries pour conquérir le territoire occidental. Mais pour jouer dans la cour des grands, il faut s’en donner les moyens…

La star de son garage

La réalisation versant dans le clinquant peine à compenser le manque de personnalité du jeu, à des lieues de la caricature attachante de ses concurrents. Les avatars statiques dénués de charisme gesticulent en boucle sur 3 ou 4 animations devant une horde de silhouettes clonées moyennement convaincante dans son rôle de foule en délire.Bien sûr, le visuel est secondaire dans ce type de jeu, mais RR n’a pas non plus de quoi pavoiser sur le plan sonore.
Malgré quelques morceaux sympas, la liste austère (à peine 41) compte trop de redites made in Rock Band ou Guitar Hero et pas assez de chansons téléchargeables. On se demande aussi si le manque de respect des interprètes (aucun nom n’apparaît) ne relève pas d’une tentative maladroite de masquer les trop rares enregistrements originaux perdus au milieu d’une nuée de reprises, pourtant très potables bien que parfois bizarrement mixées.

Welcome to the cruel world (rendu célèbre par Ben Harper)

Mais la véritable erreur de Konami est de venir se frotter aux ténors du genre en se contentant d’une vulgaire fusion des séries Guitarfreaks et DrumMania. RR exclut d’office le chant et votre groupe instrumental se fait exiler dans l’optionnel mode multi, la courte carrière demeurant l’apanage du joueur solitaire. Pire encore, les efforts déployés par Harmonix depuis des années pour aboutir à une interface compacte et lisible sont totalement ignorés. Ici, la cible que l’on doit fixer se trouve dans le coin en bas à gauche, alors que les notes tombent du trop lointain sommet de l’écran HD et que l’évaluation de votre performance, matérialisée par un équaliseur aussi esthétique qu’imprécis, gravite en haut à droite.

Inconfortable, RR se montre aussi ponctuellement abusivement exigeant et le système de "Star Power" obscur, qui se base sur votre performance continue plutôt que sur des séries de notes, perd tout son intérêt tactique. Rock Revolution ne donne qu’une envie : retourner sur Rock Band !

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans.
- Aux masochistes.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Rock Band 2, le champion en titre.
- Guitar Hero World Tour, le challenger.