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Risen 2 : Dark Waters

Risen 2 : Dark Waters

Après un premier opus correct, Risen 2 rappelle à notre bon souvenir qu’il n’existe pas que les univers héroic fantasy et les mondes futuristes n’ont pas le monopole des jeux de rôle.
Risen 2 : Dark Waters marque le retour du héros qui n’a pas de nom. Il va parcourir sereinement un univers mis en péril par un Titan énervé et par son ami kraken, fort occupé à rendre toute navigation presque impossible. C’est d’ailleurs en voyant la bête sévir contre un malheureux navire que débute l’aventure de Risen 2 : Dark Waters. Et devinez quoi ? C’est à vous qu’incombe de trouver l’arme magique seule capable de vaincre le monstre.

Et une bouteille de rhum !

Fidèle serviteur de l’Inquisition, nation déjà rencontrée dans le premier jeu, vous constituez le seul espoir d’un peuple dont le dernier bastion, Caldéra, est voué à disparaître.Vous voici officieusement démis de vos fonctions afin de faciliter votre infiltration dans le monde de la piraterie. Prouver votre valeur au capitaine Barbe-d’Acier constitue votre premier objectif afin de partir sillonner les mers en quête d’une lance magique. C’est donc un univers découpé en petits territoires, séparés les uns des autres, qui sert de terrain de jeu. De quoi limiter nettement votre liberté de mouvement (impossible de revenir à certains moments à un autre endroit du monde pour finir une quête). Bien que coloré et très agréable à l’œil, Risen 2 souffre de textures trop grossières et d’animations rigides. Voir son héros courir ferait presque pousser un soupir de désespoir. Sans parler du "clipping" qui s’invite à la fête. Pas de quoi ternir le plaisir de l’exploration ni de dégoûter du scénario, mais cela déçoit.

Boire ou réfléchir, il faut choisir

En dépit de sa thématique sombre, le scénario de Risen 2 utilise un ton léger. Souvent drôle, les pirates rencontrés sont de véritables caricatures : bourrus, pas très malins et franchement ivrognes sur les bords. Le rhum a autant de prise sur eux que les pièces d’or. N’épargnons pas les gardes de l’Inquisition qui n’ont pas inventé l’eau chaude. Le soin apporté aux dialogues fait plaisir et rend l’aventure agréable. Une quête permet souvent plusieurs options. La persuasion, l’intimidation ou encore le recours à la magie vaudou (pour prendre le contrôle d’un personnage) offrent diverses possibilités. De quoi compenser un aspect linéaire plus prononcé que dans le précédent jeu. Evidemment, voler à la tire ou être convaincant demande de développer certains talents. Et comme l’argent se fait rare en début de partie, il est frustrant de ne pouvoir crocheter un fichu coffre avant de partir en bateau pour une autre zone car vous avez dépensé votre maigre butin pour vous payer quelques vêtements ou apprendre à vous déplacer sans bruit. Compte tenu de ces éléments positifs pour l’ambiance, il est dommage de résoudre une quête en tirant au canon en pleine ville sans que personne ne bronche. Et encore plus dommage de subir un système de combat rigide vite agaçant. Des débuts difficiles, dans un RPG c’est cohérent. Mais pas quand c’est à cause d’un gameplay fade qui complique la tâche du joueur. Malgré la combinaison de magie vaudou, d’armes blanches et d’armes à feu, Risen 2 incite vite à éviter les ennemis. D’autant que toute la faune a décidé de vous bouffer. Les arguments clés de Risen 2 : la bonne utilisation de l’univers de la flibusterie et la qualité de la narration. Le trop grand nombre d’approximations et quelques bogues pourraient dissuader les non-amateurs de partir à l’abordage.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui n’aiment pas le médiéval fantastique.
- Aux fans de l’univers de la flibusterie.
- Aux joueurs qui apprécient les dialogues soignés.

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- Risen
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- The Elder Scrolls V : Skyrim